Couleurs

On ne saura jamais à quel point ce Greenery, annoncé comme couleur de l'année par Pantone fin 2016, aura influencé les créateurs, mais il fallait se rendre à l'évidence : le vert était omniprésent à Milan, notamment chez Established & Sons (photos). Une déferlante émeraude à peine concurrencée par une palette de teintes plus terrestres, rouge-brun, rouille, tirant parfois vers le rose poudré ou le...

On ne saura jamais à quel point ce Greenery, annoncé comme couleur de l'année par Pantone fin 2016, aura influencé les créateurs, mais il fallait se rendre à l'évidence : le vert était omniprésent à Milan, notamment chez Established & Sons (photos). Une déferlante émeraude à peine concurrencée par une palette de teintes plus terrestres, rouge-brun, rouille, tirant parfois vers le rose poudré ou les tons orangés. - Après le vert, le verre. Sans doute le matériau qui a fait le retour le plus spectaculaire. On l'a repéré soutenant un épais plateau en bois chez FIAM, reposant sur des pieds marmoréens chez Molteni & C, ou composant à lui seul le mobilier, par exemple chez Glas Italia pour l'écritoire Folio, de Yabu Pushelberg. Au niveau des coloris, on l'a souvent vu teinté, avec une préférence pour le bleu transparent. - L'or et le marbre conservent une place de choix dans les catalogues, le premier s'invitant volontiers sur les plateaux de table façon miroir, chez Tom Dixon, Meridiani ou Poliform, tandis que le second explore toujours plus de nouvelles variantes, parmi lesquelles le très chic marbre rouge de la dernière table de Piero Lissoni, une exclusivité Knoll. - Beaucoup de textiles à voir cette année, et outre les avancées techniques des étoffes outdoor, qui n'ont plus grand-chose à envier à leurs consoeurs destinées à l'intérieur, l'incontestable star de ce Salone fut le velours, dont on avait déjà annoncé le grand retour. Enfin, on nota çà et là quelques débordements hirsutes de revêtements à la pilosité généreuse, qui préfigure peut-être le come-back du mobilier moumoute. Nous avons déjà évoqué dans nos pages le revival végétal, tissus et papiers peints inspirés des jungles ou jardins botaniques, qu'est venu peupler un incroyable bestiaire à poils, à écailles ou à plumes. Tigres chez Cappellini (photo), singes chez Bosa, ours polaires chez Edra, en passant par les insectes en macro chez Moooi ou les baleines des Bouroullec, Milan a parfois pris des airs de zoo.