En janvier dernier, la présentation des collections Homme pour l'automne-hiver 20-21, à Londres, Milan et Paris, a marqué la fin de l'âge d'or des sneakers, pantalons de jogging et autres hoodies. De jeunes marques qui donnent le ton, telles que Sunnei, A-Cold-Wall et 1017 Alyx 9SM, ont ainsi opté pour un style plus formel. Mais la plus grande surprise est peut-être venue de Lisi Herrebrugh et Rushemy Botter de Botter, qui ont fait leurs débuts à Paris, avec des costumes comptant parmi les plus enviables de la saison. Un retour aux classiques dans la garde-robe masculine qui a évidemment fait aussi le bonheur des maisons de luxe que sont Hermès, Dior ou Louis...

En janvier dernier, la présentation des collections Homme pour l'automne-hiver 20-21, à Londres, Milan et Paris, a marqué la fin de l'âge d'or des sneakers, pantalons de jogging et autres hoodies. De jeunes marques qui donnent le ton, telles que Sunnei, A-Cold-Wall et 1017 Alyx 9SM, ont ainsi opté pour un style plus formel. Mais la plus grande surprise est peut-être venue de Lisi Herrebrugh et Rushemy Botter de Botter, qui ont fait leurs débuts à Paris, avec des costumes comptant parmi les plus enviables de la saison. Un retour aux classiques dans la garde-robe masculine qui a évidemment fait aussi le bonheur des maisons de luxe que sont Hermès, Dior ou Louis Vuitton. Mais le dressing de ces messieurs ne redevient pas ennuyeux et terne pour autant. Aujourd'hui, ils affichent une nouvelle élégance, à la fois virile - avec des vestes et manteaux oversize, parfaits pour les super-héros - et fragile - les débardeurs sans manches dévoilent des bras fluets. A en croire les marques, et même si la donne a un peu changé depuis leurs défilés, avec la crise sanitaire ( lire par ailleurs), l'automne s'annonce flamboyant et scintillant, à grand renfort d'accessoires voyants et de matières qui semblent souvent empruntées à la garde-robe féminine. Mode d'emploi. Ceux qui oseront mettre le nez dehors cet hiver se sentiront peut-être plus en sécurité dans " la " pièce tendance de la saison : le manteau ou la veste very oversize, digne d'une tenue de personnage de film d'action. Pratique pour la distanciation sociale. Le streetwear est mort, le costume revit ! Mais il se réinvente. Il se pare de motifs voyants et s'affiche en versions amples et confortables, très street finalement. La coupe parfaite pour l'homme qui vient de passer six mois en pantalon de jogging devant son ordinateur. Sous les gros manteaux, les garçons laissent tomber les manches. Le petit débardeur de bureau des années 70 - en version sexy - s'est vu attribuer un rôle de premier plan lors du défilé de Prada, lors duquel les mannequins affichaient leurs bras dénudés (entendez gracilité plutôt que biceps saillants). Plus globalement, le pull rétro se porte avec ou sans chemise. Le rose tendre reste tendance au rayon déco, mais dans le dressing masculin, c'est le shocking pink qui s'impose. Soit de la tête aux pieds, comme chez Jacquemus, ou plutôt en guise de contraste, à la manière de Berluti, pour qui Kris Van Assche réalise une belle collection avec des tons fluo. Chez Dior, Kim Jones s'inspire de l'extravagance dandyesque du New Romantics anglais des années 80. Mais cet automne, Rick Owens et même Dries Van Noten versent aussi dans le glam. Le premier fusionne le style de Kansai Yamamoto (Bowie lors sa période de gloire) avec celui d'Axl Rose, dans une ambiance Hollywood. Le créateuranversois a quant à lui recours à son mix and match habituel, agrémenté de touches acides, de vastes étoffes de fourrure... et de hauts talons. Sans oublier Balmain et ses fastueux motifs et dorures façon Roi-Soleil. L'accessoire de la saison : les gants d'opéra longueur coude, vus notamment chez Dior et Dries Van Noten. Face à tant de frivolités, il se peut que ces messieurs aspirent à plus de simplicité. Le minimalisme est prêt pour son come-back quinquennal. Et le noir se revendique désormais couleur incontournable dans la garde-robe Homme.