C'était le 11 novembre dernier, sous les applaudissements, Anouk Van Gestel s'était présentée à son procès, elle était poursuivie pour trafic d'êtres humains et association criminelle internationale. Mais le Parquet a requis son acquittement. Immensément fatiguée, la journaliste voit ainsi se clore une année éprouvante, placée sous la menace de ce procès dit des hébergeurs, " un procès à visée politique, mis sur pied pour les élections ".

Désormais, la solidarité ne devrait donc plus être un délit passible d'emprisonnement, " même si la ligne rouge n'est pas toujours très claire, remarque-t-elle. On peut héberger des migrants mais on ne peut pas leur prêter notre téléphone... " Pour l'heure, toujours droite, elle accueille Hussein. " Il est Soudanais, a 30 ans et un bracelet électronique, lui aussi était poursuivi et n'est pas acquitté. Je voudrais me battre pour lui, ils vont essayer de l'expulser ; il a prévenu qu'il se tuerait si c'était le cas. J'ai envie de retrouver toute mon énergie à essayer de la sortir de ce mauvais pas. Et que la justice soit aussi juste avec lui qu'elle l'est avec moi. "