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Le site parodique NordPresse avait lancé le mouvement en milieu de semaine en créant le personnage d'"Abou Miaou", un chat portant une ceinture d'explosif, présenté comme le véritable instigateur des attentats du 13 novembre à Paris.

Lorsque, dimanche soir, les autorités ont demandé aux médias, mais aussi aux utilisateurs de réseaux sociaux, de s'abstenir de partager des informations sur la vingtaine d'opérations en cours dans plusieurs communes bruxelloises et à Charleroi (sud de la Belgique), la "twittosphère" et de nombreux utilisateurs de Facebook s'en sont donné à coeur joie, sous le hashtag #BrusselsLockdown.

Plutôt que de décrire ce qu'ils voyaient de leur fenêtre, les Bruxellois ont publié des photos de chatons dans toutes les positions: un félin présentateur du journal télévisé, deux matous "Jedi" se battant au sabre, un bébé chat attaquant un molosse...

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"Je pense qu'en une heure, j'ai vu plus de #lolcats que dans le reste de ma vie", témoignait sur son compte Twitter @mateusz un spécialiste des réseaux sociaux, Mateusz Kukulka.

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Selon lui, c'est un caméraman de la télévision néerlandaise NOS, @Hoguhugo, qui le premier a eu l'idée. "Au lieu de tweeter à propos des actions de police à Bruxelles, voici une photo de notre chat Mozart", écrivait à 21H04 (20H04 GMT) ce journaliste, Hugo Janssen de son vrai nom.

Le déferlement a été rapidement repéré à l'étranger. "J'adore absolument le hashtag #BrusselsLockdown! La Belgique est fantastique <3", a tweeté depuis l'Irlande @SvenjaLiv.

A l'issue de sa conférence de presse nocturne, au cour de laquelle il a annoncé 19 perquisitions et 16 interpellations, le porte-parole du parquet fédéral a tenu à "remercier la presse et les utilisateurs des médias sociaux pour avoir tenu compte des nécessités des opérations en cours".

Sans faire d'allusion aux petits chats.