Celle-là, on ne l'avait pas vue venir, et la presse britannique non plus, tout accaparée qu'elle était par le Royal Wedding, mais la nouvelle a fini par trouver son chemin dans les médias : la dernière mode à faire fureur auprès de la middle-class londonienne constituerait à consommer de ...

Celle-là, on ne l'avait pas vue venir, et la presse britannique non plus, tout accaparée qu'elle était par le Royal Wedding, mais la nouvelle a fini par trouver son chemin dans les médias : la dernière mode à faire fureur auprès de la middle-class londonienne constituerait à consommer de la MDMA - principe actif de l'ecstasy - à l'issue d'un repas entre amis. Non pas en lieu et place du fromage, mais justement fichée dans celui-ci, la substance étant généralement absorbée avec du brie ; d'où le nom : le " brieing ". Si l'on a d'abord partagé l'incrédulité qui vous saisit à la lecture de ces lignes, on s'est ensuite rappelé que les quinquas d'aujourd'hui ne sont finalement qu'une version trente ans plus âgée de la génération Madchester, celle qui gobait joyeusement des poignées de pilules en dansant sur les Happy Mondays. Un groupe social dont l'existence bourgeoise n'attendait qu'un bon gros rush de sérotonine pour s'enjailler comme à l'époque - car c'est sûr, dès qu'on commence à saupoudrer les mondanités d'un peu d'amphétamines, ça devient tout de suite plus marrant d'aller dîner chez les Johnson. Alors, bobard, canular, racontar ou vérité ? Aucune idée. Quoi qu'il en soit, une pensée tout de même aux ados anglais, qui inspectent désormais le frigo familial en quête de suspects à pâte molle, complices odorants des récréations psychotropes de leurs parents. 'Manquerait plus qu'ils en fassent un fromage.Par Mathieu Nguyen