Sur le tapis rouge, Natalie Portman était revêtue d'une cape noire sur laquelle elle avait fait inscrire les noms de plusieurs réalisatrices qui avaient selon elle été injustement écartées de la sélection 2020, où aucune femme ne figurait. Brodés en lettres dorées, se trouvaient les noms de Lorene Scafaria ("Queens"), Lulu Wang ("L'Adieu"), Greta Gerwig ("Les Filles du Docteur March"), Mati Diop ("Atlantique"), Melina Matsoukas ("Queen & Slim") et Céline Sciamma ("Portrait de la jeune fille en feu"). "Je voulais souligner de manière subtile les femmes qui n'ont pas été reconnues pour leur travail incroyable cette année", avait justifié Mme Portman.

Rose McGowan n'a de son côté pas choisi la subtilité dans le message publié sur sa page Facebook pour fustiger "ce genre de protestation célébrée par les grands médias pour son courage". "Courageux? Non, loin s'en faut. Plutôt une actrice qui joue la comédie et se fait passer pour quelqu'un d'engagé. Comme tant d'autres", poursuit Rose McGowan, qui juge "insultant pour tous ceux d'entre nous qui agissons vraiment le genre de militantisme de Portman".

Et elle interpelle directement sa collègue: "Natalie, tu as travaillé avec deux réalisatrices au cours de ta très longue carrière - l'une d'entre elles, c'était toi. Tu as une société de production qui a employé précisément une réalisatrice, toi". Rose McGowan exhorte ensuite Natalie Portman et les autres actrices de "l'élite" à "changer le monde" au lieu de "faire semblant" d'être du côté des autres femmes.

. © Getty Images

Natalie Portman, lauréate de l'Oscar de la meilleure actrice en 2011 pour son rôle dans "Black Swan", a répondu plus sobrement, reconnaissant dans un communiqué qu'elle ne méritait pas d'être qualifiée de "courageuse", un terme qu'elle préfère réserver aux victimes qui ont récemment témoigné à New York au procès d'Harvey Weinstein. Elle reconnaît également ne pas avoir travaillé avec autant de réalisatrices qu'elle aurait voulu. "J'ai eu quelques expériences où j'ai aidé des réalisatrices à être engagées sur des projets qu'elles ont ensuite été forcées d'abandonner en raison des conditions de travail qu'elles subissaient", affirme l'actrice. "Je veux dire que j'ai essayé et que je continuerai", ajoute-t-elle.

Sur le tapis rouge, Natalie Portman était revêtue d'une cape noire sur laquelle elle avait fait inscrire les noms de plusieurs réalisatrices qui avaient selon elle été injustement écartées de la sélection 2020, où aucune femme ne figurait. Brodés en lettres dorées, se trouvaient les noms de Lorene Scafaria ("Queens"), Lulu Wang ("L'Adieu"), Greta Gerwig ("Les Filles du Docteur March"), Mati Diop ("Atlantique"), Melina Matsoukas ("Queen & Slim") et Céline Sciamma ("Portrait de la jeune fille en feu"). "Je voulais souligner de manière subtile les femmes qui n'ont pas été reconnues pour leur travail incroyable cette année", avait justifié Mme Portman. Rose McGowan n'a de son côté pas choisi la subtilité dans le message publié sur sa page Facebook pour fustiger "ce genre de protestation célébrée par les grands médias pour son courage". "Courageux? Non, loin s'en faut. Plutôt une actrice qui joue la comédie et se fait passer pour quelqu'un d'engagé. Comme tant d'autres", poursuit Rose McGowan, qui juge "insultant pour tous ceux d'entre nous qui agissons vraiment le genre de militantisme de Portman".Et elle interpelle directement sa collègue: "Natalie, tu as travaillé avec deux réalisatrices au cours de ta très longue carrière - l'une d'entre elles, c'était toi. Tu as une société de production qui a employé précisément une réalisatrice, toi". Rose McGowan exhorte ensuite Natalie Portman et les autres actrices de "l'élite" à "changer le monde" au lieu de "faire semblant" d'être du côté des autres femmes.Natalie Portman, lauréate de l'Oscar de la meilleure actrice en 2011 pour son rôle dans "Black Swan", a répondu plus sobrement, reconnaissant dans un communiqué qu'elle ne méritait pas d'être qualifiée de "courageuse", un terme qu'elle préfère réserver aux victimes qui ont récemment témoigné à New York au procès d'Harvey Weinstein. Elle reconnaît également ne pas avoir travaillé avec autant de réalisatrices qu'elle aurait voulu. "J'ai eu quelques expériences où j'ai aidé des réalisatrices à être engagées sur des projets qu'elles ont ensuite été forcées d'abandonner en raison des conditions de travail qu'elles subissaient", affirme l'actrice. "Je veux dire que j'ai essayé et que je continuerai", ajoute-t-elle.