Madonna Badger est directrice d'une agence de publicité. Elle "adore son travail mais ne veut pas le faire s'il blesse qui que ce soit", comme elle l'explique au très sérieux Wall Street Journal C'est pourquoi elle a lancé la campagne We Are #WomenNotObjects .

En novembre dernier, elle a lancé une recherche sur Google Images sous les termes "Objectivation of women", soit objectification des femmes.

Cette requête a abouti sur les campagnes de publicité faisant de la femme l'élément visuel central, mais souvent à ses dépends.

La vidéo de la campagne #WomenNotObjects met ainsi en scène des femmes à la voix monocorde récitant le message publicitaire relatif à l'image. Un dispositif ironique qui révèle toute l'absurdité de cet type de campagnes, mais aussi comment l'image dégradé de la femme est devenue un véritable gimmick, voire un fonds de commerce pour les marques qui en usent, sous prétexte d'humour, ou pour son côté aguicheur, voire libidinal.

Un véritable danger car derrière ces campagnes sexistes, c'est bien l'image de la Femme, mère, grand-mère, fille, soeur, épouse, employée, patronne, girlfriend, qui est touchée, qui se dessine dans l'esprit des hommes, certes, mais également de certaines filles et femmes, qui n'auraient pas les armes pour s'y opposer et s'y plient, par goût, par confort, par faiblesse. Par manque d'imagination. Comme les publicitaires eux-même.

Madonna Badger est directrice d'une agence de publicité. Elle "adore son travail mais ne veut pas le faire s'il blesse qui que ce soit", comme elle l'explique au très sérieux Wall Street Journal C'est pourquoi elle a lancé la campagne We Are #WomenNotObjects . En novembre dernier, elle a lancé une recherche sur Google Images sous les termes "Objectivation of women", soit objectification des femmes. Cette requête a abouti sur les campagnes de publicité faisant de la femme l'élément visuel central, mais souvent à ses dépends. La vidéo de la campagne #WomenNotObjects met ainsi en scène des femmes à la voix monocorde récitant le message publicitaire relatif à l'image. Un dispositif ironique qui révèle toute l'absurdité de cet type de campagnes, mais aussi comment l'image dégradé de la femme est devenue un véritable gimmick, voire un fonds de commerce pour les marques qui en usent, sous prétexte d'humour, ou pour son côté aguicheur, voire libidinal. Un véritable danger car derrière ces campagnes sexistes, c'est bien l'image de la Femme, mère, grand-mère, fille, soeur, épouse, employée, patronne, girlfriend, qui est touchée, qui se dessine dans l'esprit des hommes, certes, mais également de certaines filles et femmes, qui n'auraient pas les armes pour s'y opposer et s'y plient, par goût, par confort, par faiblesse. Par manque d'imagination. Comme les publicitaires eux-même.