Endeuillé en 2018 par un attentat qui avait fait cinq morts, entravé l'année suivante par d'importantes mesures de sécurité puis purement et simplement annulé en 2020: ces dernières années, le "Christkindelsmärik" ("marché de l'enfant Jésus", en alsacien) est tombé de Charybde en Scylla.

Contrairement à son voisin allemand, Strasbourg pourra organiser cette année son marché, qui se tient jusqu'au 26 décembre, draine 1,5 million de visiteurs du monde entier et génère 250 millions d'euros de retombées financières, mais au prix de mesures strictes.

Outre-Rhin, où la situation sanitaire est encore plus dégradée, de nombreux marchés de Noël ont été annulés, comme à Munich ou Heilbronn, ou reportés sine die, comme à Sarrebruck.

Dans un contexte de hausse des contaminations au Covid-19 en France, une série de mesures ont été prises: obligation du pass sanitaire pour se restaurer dans des zones délimitées, mais pas pour pour accéder au périmètre de la manifestation, masque obligatoire, gel hydroalcoolique à disposition sur tous les chalets, qui sont plus espacés pour éviter les effets d'engorgement.

En outre, des contrôles seront menés et des médiateurs déambuleront dans les allées pour rappeler l'importance des gestes barrières.

"Sur-mesure"

Face à une situation épidémique extrêmement volatile, les autorités locales ont opté pour des mesures à géométrie variable, susceptibles d'évoluer en fonction du taux d'incidence.

Il était ainsi prévu que s'il franchissait la barre des 200, ce qui est désormais le cas en Alsace, les zones de restauration ne seraient accessibles qu'avec un pass sanitaire. La mairie en a pris acte mardi, à 72 heures de l'inauguration.

En outre, avec un marché qui "investit treize places (...) avec plus de 300 chalets. Impossible d'imposer aux habitants le pass sanitaire pendant un mois" sur l'ensemble du périmètre, a estimé auprès de l'AFP la maire EELV de Strasbourg, Jeanne Barseghian.

Quid d'une annulation de l'évènement, comme en 2020 ? La maire de Strasbourg ne veut pas y croire. L'annulation "n'est pas à l'ordre du jour", a-t-elle réagi.

Optimisme

Outre l'épidémie de Covid, le risque sécuritaire sera encore bien présent cette année, avec "un niveau de menace terroriste (...) particulièrement élevé" en France et à Strasbourg, a prévenu début novembre la préfète du Bas-Rhin, annonçant la mobilisation du côté des forces de l'ordre de "plus de 700 personnes".

La police procèdera à des "contrôles aléatoires, nombreux et dynamiques", à l'entrée et dans le marché, a détaillé la préfète.

Pas de quoi décourager Nadia Coelsch, dont la famille est présente "depuis plus de 80 ans" sur le Marché strasbourgeois et qui, à l'aube de cette 451e édition, affiche son "optimisme": "Ca fait presque deux ans qu'on vit avec (l'épidémie), les gens sont habitués", poursuit-elle, en mettant la dernière main à son chalet de confiserie "Les Délices". "Si tout le monde respecte les gestes barrières et fait ce qu'il faut, ça devrait bien se passer. J'ai confiance", sourit-elle.

Endeuillé en 2018 par un attentat qui avait fait cinq morts, entravé l'année suivante par d'importantes mesures de sécurité puis purement et simplement annulé en 2020: ces dernières années, le "Christkindelsmärik" ("marché de l'enfant Jésus", en alsacien) est tombé de Charybde en Scylla.Contrairement à son voisin allemand, Strasbourg pourra organiser cette année son marché, qui se tient jusqu'au 26 décembre, draine 1,5 million de visiteurs du monde entier et génère 250 millions d'euros de retombées financières, mais au prix de mesures strictes.Outre-Rhin, où la situation sanitaire est encore plus dégradée, de nombreux marchés de Noël ont été annulés, comme à Munich ou Heilbronn, ou reportés sine die, comme à Sarrebruck.Dans un contexte de hausse des contaminations au Covid-19 en France, une série de mesures ont été prises: obligation du pass sanitaire pour se restaurer dans des zones délimitées, mais pas pour pour accéder au périmètre de la manifestation, masque obligatoire, gel hydroalcoolique à disposition sur tous les chalets, qui sont plus espacés pour éviter les effets d'engorgement.En outre, des contrôles seront menés et des médiateurs déambuleront dans les allées pour rappeler l'importance des gestes barrières.Face à une situation épidémique extrêmement volatile, les autorités locales ont opté pour des mesures à géométrie variable, susceptibles d'évoluer en fonction du taux d'incidence.Il était ainsi prévu que s'il franchissait la barre des 200, ce qui est désormais le cas en Alsace, les zones de restauration ne seraient accessibles qu'avec un pass sanitaire. La mairie en a pris acte mardi, à 72 heures de l'inauguration.En outre, avec un marché qui "investit treize places (...) avec plus de 300 chalets. Impossible d'imposer aux habitants le pass sanitaire pendant un mois" sur l'ensemble du périmètre, a estimé auprès de l'AFP la maire EELV de Strasbourg, Jeanne Barseghian.Quid d'une annulation de l'évènement, comme en 2020 ? La maire de Strasbourg ne veut pas y croire. L'annulation "n'est pas à l'ordre du jour", a-t-elle réagi.Outre l'épidémie de Covid, le risque sécuritaire sera encore bien présent cette année, avec "un niveau de menace terroriste (...) particulièrement élevé" en France et à Strasbourg, a prévenu début novembre la préfète du Bas-Rhin, annonçant la mobilisation du côté des forces de l'ordre de "plus de 700 personnes".La police procèdera à des "contrôles aléatoires, nombreux et dynamiques", à l'entrée et dans le marché, a détaillé la préfète.Pas de quoi décourager Nadia Coelsch, dont la famille est présente "depuis plus de 80 ans" sur le Marché strasbourgeois et qui, à l'aube de cette 451e édition, affiche son "optimisme": "Ca fait presque deux ans qu'on vit avec (l'épidémie), les gens sont habitués", poursuit-elle, en mettant la dernière main à son chalet de confiserie "Les Délices". "Si tout le monde respecte les gestes barrières et fait ce qu'il faut, ça devrait bien se passer. J'ai confiance", sourit-elle.