Alors que les Plaisirs d'Hiver bruxellois s'apprêtent à ouvrir leurs festivités le 26 novembre prochain à Bruxelles, les différents marchés de Noël sont dans l'expectative en Allemagne.

Le chef du gouvernement de Bavière (sud) Markus Söder a déclaré : "La situation est très, très sérieuse et compliquée". Il a ajouté que les bars, clubs, discothèques seront également fermés.

Le Land de Saxe, dans l'est du pays, a dévoilé des mesures similaires et est allé encore plus loin en fermant tous les sites sportifs et culturels, en interdisant le tourisme, la consommation publique d'alcool et en interdisant aux personnes non vaccinées l'accès aux magasins non essentiels et aux salons de coiffure.

Le chef du gouvernement régional de Saxe, Michael Kretschmer, dont le Land a le taux de vaccination le plus bas d'Allemagne, avec un peu moins de 60% de la population, a admis que de nombreuses restrictions toucheraient également les personnes vaccinées. Il a estimé qu'il fallait prendre des mesures énergiques pour éviter que les hôpitaux ne soient submergés et a appelé tous les citoyens à la "solidarité".

Les marchés de Noël sont une institution en Allemagne, celui de Nuremberg en Bavière, qui remonte au Moyen-Age, est l'un des plus renommés. Ils avaient déjà été interdits l'an passé à cause de la pandémie.

Pour les commerçants, cela veut dire tout remballer. "C'est une catastrophe", se lamente Eleonore Stiegel qui vend bougies et décorations en bois au marché de Noël à Bamberg (Bavière). Elle dit ne pas comprendre pourquoi cette annonce a été faite si tard. "Nous avons acheté les produits, et nous nous retrouvons à zéro, pour la deuxième année consécutive", regrette-t-elle, espérant recevoir des aides financières de l'Etat comme l'an passé.

Déçu aussi, un autre commerçant, Konrad Friedrich, se fait une raison, estimant que "la santé prime". "Dommage, nous aurions bien aimé boire un vin chaud au marché cette année", confie Anton Spiesser, un passant, tout en approuvant aussi la décision de fermer.

Pour rappel avant la pandémie, les marchés allemands attiraient environ 160 millions de visiteurs par an et généraient des recettes de trois à cinq milliards d'euros, selon l'association professionnelle du secteur. Les annulations de 2020 ont entraîné d'énormes pertes financières.

En Bavière, les non-vaccinés seront également soumis de "facto à un lockdown", a annoncé Markus Söder. L'ensemble de l'Etat appliquera en effet la loi des "2G", qui autorise les seuls vaccinés ("geimpft") et guéris ("genesene") à accéder à des endroits publics comme les restaurants, cinéma, salle de concert ou événements sportifs.

Dans les districts où l'incidence dépasse 1.000 nouveaux cas d'infections pour 100.000 habitants sur 7 jours, "tout devra être fermé", a-t-il ajouté, à l'exception des écoles et des commerces. "Nous avons un objectif clair: combattre le coronavirus, protéger les gens et le système de santé", a déclamé l'homme fort de la Bavière.

Ces annonces interviennent au lendemain d'une réunion de crise entre la chancelière sortante Angela Merkel et les chefs de régions, qui ont décidé notamment d'appliquer la règle des "2G" sur l'ensemble du territoire dès que le seuil d'hospitalisation dépasse trois malades du Covid pour 100.000 habitants. Cela est déjà le cas dans douze des seize Etats régionaux allemands.

Le président de l'institut de veille sanitaire Robert Koch (RKI) a émis des doutes vendredi sur l'efficacité du nouveau plan d'action contre le virus. "Dans la situation actuelle, cela ne suffit plus", a jugé Lothar Wieler, alors que les nouvelles infections ont de nouveau dépassé les 50.000 en 24h et l'incidence au niveau fédéral est supérieure à 340.

Après avoir longtemps exclu cette perspective, les dirigeants ont aussi ouvert la voie à une obligation vaccinale des personnels dans les hôpitaux et maisons de retraite.

Alors que les Plaisirs d'Hiver bruxellois s'apprêtent à ouvrir leurs festivités le 26 novembre prochain à Bruxelles, les différents marchés de Noël sont dans l'expectative en Allemagne.Le chef du gouvernement de Bavière (sud) Markus Söder a déclaré : "La situation est très, très sérieuse et compliquée". Il a ajouté que les bars, clubs, discothèques seront également fermés.Le Land de Saxe, dans l'est du pays, a dévoilé des mesures similaires et est allé encore plus loin en fermant tous les sites sportifs et culturels, en interdisant le tourisme, la consommation publique d'alcool et en interdisant aux personnes non vaccinées l'accès aux magasins non essentiels et aux salons de coiffure.Le chef du gouvernement régional de Saxe, Michael Kretschmer, dont le Land a le taux de vaccination le plus bas d'Allemagne, avec un peu moins de 60% de la population, a admis que de nombreuses restrictions toucheraient également les personnes vaccinées. Il a estimé qu'il fallait prendre des mesures énergiques pour éviter que les hôpitaux ne soient submergés et a appelé tous les citoyens à la "solidarité". Les marchés de Noël sont une institution en Allemagne, celui de Nuremberg en Bavière, qui remonte au Moyen-Age, est l'un des plus renommés. Ils avaient déjà été interdits l'an passé à cause de la pandémie.Pour les commerçants, cela veut dire tout remballer. "C'est une catastrophe", se lamente Eleonore Stiegel qui vend bougies et décorations en bois au marché de Noël à Bamberg (Bavière). Elle dit ne pas comprendre pourquoi cette annonce a été faite si tard. "Nous avons acheté les produits, et nous nous retrouvons à zéro, pour la deuxième année consécutive", regrette-t-elle, espérant recevoir des aides financières de l'Etat comme l'an passé.Déçu aussi, un autre commerçant, Konrad Friedrich, se fait une raison, estimant que "la santé prime". "Dommage, nous aurions bien aimé boire un vin chaud au marché cette année", confie Anton Spiesser, un passant, tout en approuvant aussi la décision de fermer.Pour rappel avant la pandémie, les marchés allemands attiraient environ 160 millions de visiteurs par an et généraient des recettes de trois à cinq milliards d'euros, selon l'association professionnelle du secteur. Les annulations de 2020 ont entraîné d'énormes pertes financières.En Bavière, les non-vaccinés seront également soumis de "facto à un lockdown", a annoncé Markus Söder. L'ensemble de l'Etat appliquera en effet la loi des "2G", qui autorise les seuls vaccinés ("geimpft") et guéris ("genesene") à accéder à des endroits publics comme les restaurants, cinéma, salle de concert ou événements sportifs.Dans les districts où l'incidence dépasse 1.000 nouveaux cas d'infections pour 100.000 habitants sur 7 jours, "tout devra être fermé", a-t-il ajouté, à l'exception des écoles et des commerces. "Nous avons un objectif clair: combattre le coronavirus, protéger les gens et le système de santé", a déclamé l'homme fort de la Bavière.Ces annonces interviennent au lendemain d'une réunion de crise entre la chancelière sortante Angela Merkel et les chefs de régions, qui ont décidé notamment d'appliquer la règle des "2G" sur l'ensemble du territoire dès que le seuil d'hospitalisation dépasse trois malades du Covid pour 100.000 habitants. Cela est déjà le cas dans douze des seize Etats régionaux allemands.Le président de l'institut de veille sanitaire Robert Koch (RKI) a émis des doutes vendredi sur l'efficacité du nouveau plan d'action contre le virus. "Dans la situation actuelle, cela ne suffit plus", a jugé Lothar Wieler, alors que les nouvelles infections ont de nouveau dépassé les 50.000 en 24h et l'incidence au niveau fédéral est supérieure à 340.Après avoir longtemps exclu cette perspective, les dirigeants ont aussi ouvert la voie à une obligation vaccinale des personnels dans les hôpitaux et maisons de retraite.