L'hyperconnectivité, son impact réel sur nos vies

15/02/16 à 17:07 - Mise à jour à 19:03

Un récent rapport du Forum Economique Mondial évalue l'influence du digital sur différents aspects de nos vies. De manière générale, les individus interrogés estiment que la sphère personnelle en est affectée de façon négative, tandis que l'aspect socio-professionnel, lui, en tire un certain bénéfice.

L'hyperconnectivité, son impact réel sur nos vies

/ © iStockphoto

La "révolution silencieuse" du digital peut avoir de nombreuses conséquences émotionnelles. On sait déjà que chez les adolescents, une utilisation prolongée du smartphone aurait pour conséquence une augmentation de l'anxiété et des troubles du sommeil. Dans la même optique, le Forum Economique Mondial publie un rapport sur l'influence des média digitaux dans nos vies.

Comme le souligne le Forum Economique Mondial, une étude de Britons rapporte que l'on passe plus de temps à utiliser nos appareils électroniques qu'à dormir. Voilà qui soulève une autre question : comment cette hyperconnectivité affecte notre façon de communiquer ? Le projet, baptisé Définir l'Impact des Média Electroniques, se penche sur cette problématique de l'hyperconnectivité et tente d'y répondre.

L'utilisation des média électroniques est ambivalente. C'est-à-dire qu'elle présente des conséquences tant négatives que positives. Selon l'organisation, le secret serait de les employer de façon productive: éviter une utilisation à mauvais escient et excessive, tout en saisissant les opportunités qu'offre l'ère du digital.

Des aspects positifs, et d'autre moins

Un sondage réalisé sur 5 000 individus à travers 5 pays brosse un portrait globalement positif d'une cette hyperconnectivité. La moitié des personnes interrogées affirment que les médias digitaux améliorent leur qualité de vie de manière générale, d'un point de vue socio-professionnel. Seul sept personnes interrogées n'étaient pas d'accord.

Les aspects positifs récurrent cités sont ceux liés à la sphère professionnelle. Environ deux tiers des individus sondés soutiennent que l'essor numérique a amélioré leur capacité à apprendre et à se développer, professionnellement parlant. A cela s'ajoute la possibilité de travailler hors du bureau et de collaborer avec ses collègues.

De plus, les individus interrogés évoquent majoritairement l'avantage de l'éducation en ligne. Selon le Forum Economique Mondial, Internet regorge de sites et plateformes donnant accès à un bon nombre de cours en ligne (MOOC). Parmi eux, les programmes tels que coursera qui offre des cours de nombreuses universités. Des options similaires existent également en Belgique. Avec l'émergence du podcast, certains établissements permettent à leurs étudiants de consulter les cours en ligne, ou même de donner aux "profanes" la chance de visionner des cours complets. Les réseaux sociaux comme LinkedIn favorisent la mise en réseau professionnelle. Quoiqu'il en soit, le Forum Economique Mondial rappelle que l'utilisation d'Internet doit être gérée avec attention.

Selon ce sondage, les effets les plus néfastes se situeraient dans la sphère personnelle. Environ quatre participants sur dix rapportent des conséquences positives sur la mémoire à long terme, la capacité à trouver un partenaire, le stress et la santé. Seul un sur dix voit ces domaines affectés de manière négative.

Des disparités entre pays

Le sondage ne montre pas uniquement les différences entre individus, mais aussi entre pays. Alors que la perception sur les marchés émergeants, comme la Chine et Brésil est globalement positive, les opinions sont tout autres en Allemagne, où seul 30% des individus sont d'accord pour dire que l'utilisation des médias digitaux améliore leur qualité de vie.

Pour expliquer ce phénomène, le Forum Economique Mondial, a émis deux hypothèses. D'une part, les opportunités offertes par les médias digitaux dans les pays en développement est plus important. D'autre part, cela pourrait signifier que les individus ayant utilisé ces technologies depuis longtemps, en perçoivent déjà les inconvénients potentiels. C'est-à-dire, une limite de plus en plus étroite entre la vie professionnelle et privée, ainsi qu'une augmentation des discours haineux et diffamatoires.

Lire l'intégralité du rapport du Forum Economique Mondial ici.

>>> Lire aussi : La phobie sociale, mal du siècle

En savoir plus sur:

Nos partenaires