Vincent Cassel: Opération charme

08/10/10 à 11:57 - Mise à jour à 11:57

Source: Weekend

Il commence à avoir un petit accent italien, revendique ses origines corses, garde son charme parisien et tourne de plus en plus aux États-Unis. Le comédien français le plus international de sa génération cultive de plus le troisième degré. Il a décidément tout pour nous plaire.

Vincent Cassel: Opération charme

© Reuters

Il commence à avoir un petit accent italien, revendique ses origines corses, garde son charme parisien et tourne de plus en plus aux États-Unis. Le comédien français le plus international de sa génération cultive de plus le troisième degré. Il a décidément tout pour nous plaire.

Votre livre préféré ? L'Homme et ses symboles, écrit par Carl Gustav Jung peu avant sa mort. Il y raconte sa vie. Je l'ai lu l'été dernier, pendant que je tournais Dangerous methods, de David Cronenberg, où je campe le psychanalyste Otto Gross, un disciple de Freud malheureusement oublié aujourd'hui. Il a pourtant été l'un des théoriciens de la libération sexuelle !

Une devise ?
"Life is a bitch and then you die" (La vie est une salope et après tu meurs). C'est un dicton américain qui, pour moi, signifie : "N'oublie pas que tu vas mourir. Profite ! Maintenant !"

Un peintre ?
Philippe Lehman, alias Bando, un graffeur parisien dont le travail m'obsède depuis les années 80. Ce qui m'attire chez ce type d'artistes, c'est leur côté peintre de fresques urbaines, travaillant souvent à l'arrache, dans la clandestinité, et pourtant avec une maîtrise incroyable.

Une rencontre que vous espérez ?
Je n'ai pas ce genre de fantasmes. Il n'y a personne que j'adorerais rencontrer à tout prix. Quelqu'un a dit qu'espérer, c'est démentir l'avenir.

Un plat d'enfance ?
Les deux plats que me préparait ma grand-mère corse : poulet rôti, gratin dauphinois et escalope panée, salade.

Un juron ? C'est terrible à avouer, mais il est irremplaçable : "Va te faire enculer !"

Un gros défaut ?
Une propension à m'emporter, à être irascible... Alors que bien souvent, a posteriori, je réalise que ça n'en valait pas la peine.

Une autre nationalité ?
Italienne, comme la femme qui partage ma vie (NDLR : il s'agit de l'actrice Monica Bellucci). Nos deux filles sont nées à Rome et, depuis seize ans, j'y passe une partie de l'année. J'ai appris à parler la langue, je ne mange qu'italien... Ce pays m'a toujours fasciné. Aujourd'hui, je m'y sens chez moi. J'aime les habitants pour leur savoir-vivre, ce recul qu'ils ont sur tout. En même temps, leur superficialité peut me rendre dingue.

Un personnage historique ?
Mohamed Ali : un leader politique et un homme sanguin, celui qui "pique comme l'abeille et danse comme le papillon". Et, sinon, Bouddha. En choisissant la méditation, la voie moyenne entre jouissance et austérité, il est parvenu à l'Eveil...

Un lieu de fête ?
Le Brésil ! J'y ai habité et j'y vais régulièrement. Là-bas, la fête fait partie du quotidien, habite les esprits, les rues, les sourires...

Un animal ?
Certains jours, j'ai l'impression d'être un grand échassier au plumage rose qui se tient sur une seule patte. D'autres fois, je me vois comme un puma ou un jaguar. J'ai l'air un peu ridicule dans les deux cas, n'est-ce pas ?

Paola Genone

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