Bien que Zaha Hadid soit décédée en 2016, le bureau que la Britannico-Irakienne a laissé continue à plancher sur des concepts aux formes novatrices et souvent sculpturales. Et ce panneau publicitaire, imaginé pour l'entreprise JCDecaux, en est un...

Bien que Zaha Hadid soit décédée en 2016, le bureau que la Britannico-Irakienne a laissé continue à plancher sur des concepts aux formes novatrices et souvent sculpturales. Et ce panneau publicitaire, imaginé pour l'entreprise JCDecaux, en est un bel exemple. L'ouvrage en acier inoxydable de 26 mètres de longueur et 6 mètres de hauteur est conçu comme un grand ruban entrelacé qui offre un profil mouvant en fonction de l'endroit d'où on le regarde. Équipé d'un écran digital de pointe, il évoque "la dynamique des mouvements piétons et automobiles" de la ville de Londres et révolutionne à sa façon la typologie de ce type d'équipement, puisqu'il lui donne une valeur artistique inhabituelle. Ici, le panneau ne s'efface pas au profit de la publicité, que du contraire, il vient la magnifier, avec emphase. Connue pour poser du mobilier public - abribus, poubelles, bancs... - dans les grandes cités du monde en échange de rentrées provenant des annonces, la société française poursuit ainsi sa réflexion sur le futur de nos métropoles, déjà entamée avec d'autres grands noms tels que Philippe Starck, Norman Foster ou Matali Crasset. A voir si ce module étonnant pourra trouver place dans d'autres coins du globe.Fanny Bouvry