L'enquête nationale du Bonheur, menée par l'assureur-vie NN et l'Université de Gand (UGent) le montre clairement: la pause-café au travail est loin d'être une habitude généralisée. Deux tiers des Belges actifs trouvent qu'il est important de faire une pause. Mai seul un tiers le met en pratique de temps en temps, et de préférence seul. Les pauses-café collectives, réputées en Suède sous le nom de "Fika", ne sont pas encore monnaie courante dans notre pays.
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L'enquête nationale du Bonheur, menée par l'assureur-vie NN et l'Université de Gand (UGent) le montre clairement: la pause-café au travail est loin d'être une habitude généralisée. Deux tiers des Belges actifs trouvent qu'il est important de faire une pause. Mai seul un tiers le met en pratique de temps en temps, et de préférence seul. Les pauses-café collectives, réputées en Suède sous le nom de "Fika", ne sont pas encore monnaie courante dans notre pays.Même constat pour le temps de midi. Seules deux tiers des personnes interrogées lèvent la tête de leur ordinateur pour déjeuner. Ce moment de break est de plus en plus court. Terminés, les restaurants. Une demi-heure de break suffit à 64% des travailleurs Belges. Et un quart des répondants prennent même moins de 15 minutes pour déjeuner.Et les responsables de l'enquête de s'inquiéter: "Nous ne prenons plus assez de pauses, et quand nous le faisons, nous passons notre temps sur nos smartphones, constate Isabelle Hoebrechts, administratrice déléguée de 361° et spécialisée dans le bonheur au travail . Nous consacrons ce temps libre à consulter les réseaux sociaux et les sites d'informations, car nous avons peur de rater quelque chose. Mais le fait de scroller sans cesse fait que notre cerveau n'arrive pas à se déconnecter pendant les pauses. Nous sommes constamment sollicités par 1001 stimuli." Pourtant, les bienfaits de la pause-café au travail sont réels. L'enquête en dévoile cinq:Moins d'absentéisme. Des études montrent que l'absentéisme au travail diminue lorsque l'entreprise s'engage pleinement à améliorer la santé physique, mentale et sociale de ses employés.Diminution du stress. Une pause-café au travail permet de relâcher la pression, même le temps de quelques minutes. Elle permet également une meilleure concentration. Or, pas moins de 84 % des Belges actifs éprouvent régulièrement du stress. Et 7 Belges sur 10 déclarent même commettre de temps en temps une erreur au travail à cause de la fatigue...Meilleure productivité. C'est d'une logique implacable. Les employés qui ne sont pas sous stress sont plus heureux. Les employés heureux sont plus productifs. Et les employés productifs contribuent à une société prospère et heureuse. Chaque augmentation de 1 % de la satisfaction des travailleurs garantit en effet une augmentation de 1,5 % de la satisfaction des clients. A noter aussi que sur le plan social, la satisfaction des travailleurs génère des avantages: des travailleurs heureux souhaitent continuer à travailler environ cinq ans de plus pour la société qui les a engagés.A plusieurs, c'est meilleur. Les pauses-café au travail sont le meilleur moment pour créer des liens sociaux. "En faisant une pause tous ensemble autour d'une tasse de café, on parle les uns avec les autres de manière tout à fait informelle. On apprend alors à mieux connaître ses collaborateurs et à les considérer avec respect ", explique Jan Van Autreve, CEO de NN.Bon pour la santé de l'entreprise. Et le patron de poursuivre: "Cela crée une relation de confiance, et incite les collaborateurs à me parler de ce qui va bien et moins bien au sein de l'entreprise. Pour moi, la pause est un élément essentiel à la santé de l'entreprise." Autant d'arguments à ressortir sans rougir, lors de votre prochaine pause-café...Envie d'en savoir plus sur le concept de Fika, cette pause-café rendue obligatoire dans beaucoup d'entreprises suédoises? Lisez l'article que nous avons rédigé sur cette pratique inspirante et testez en même temps la recette des pains suédois à la cannelle.