Alors comme ça, vous avez décidé d'arrêter les boissons alcoolisées durant un mois entier ? Excellente idée. Et la bonne nouvelle, c'est que vous ne serez pas seul(e). Parce que figurez-vous que, moi aussi, depuis le début de cette foutue crise sanitaire, je dois bien reconnaître que le vin et la bière se sont dégotté une place au soleil sur ma liste de courses. Un réflexe qui, à la longue, risque de me valoir quelques blâmes de la part de ma chère doctoresse à la prochaine prise de sang. Alors pour la première fois de ma vie, je vais la tenter, cette Tournée Minérale.

Pendant vingt-huit jours, j'essaye de me souvenir que je possède un foie et que celui-ci est un peu comme moi : il n'est pas contre un petit moment de détente de temps en temps.

Ce sera probablement plus compliqué que les autres années, mais après tout, en ce moment, la vie entière est plus compliquée que les autres années. Bye bye, donc, la Grimbergen à l'apéro, le Bordeaux Supérieur avec le steak ou le Chardonnay du vendredi. Pendant vingt-huit jours, j'essaye de me souvenir que je possède un foie et que celui-ci est un peu comme moi : il n'est pas contre un petit moment de détente de temps en temps.

Je vais aller plus loin et guerroyer contre d'autres malotrus qui gouvernent mon quotidien: les café, les courbatures matinales, les ballonnements post-tartiflette, les insomnies à répétition, le trop-plein de Facebook, l'excès de biscuits, les anxiétés tenaces ou passagères, les problèmes de dos et les envies de découvrir des bienfaits nouveaux...

Sauf qu'un jour, je me suis réveillé avec une étrange idée : ne pas me contenter d'arrêter de picoler, mais en profiter pour apporter d'autres vertus à ma vie devenue un brin pantouflarde. Je me suis dit "La tournée minérale, c'est très bien, mais comme je ne suis pas un petit joueur (sauf au ping-pong, où je me débrouille plutôt bien), je vais aller plus loin. Et guerroyer contre d'autres malotrus qui gouvernent mon quotidien." Le café, les courbatures matinales, les ballonnements post-tartiflette, les insomnies à répétition, le trop-plein de Facebook, l'excès de biscuits, les anxiétés tenaces ou passagères, les problèmes de dos et les envies de découvrir des bienfaits nouveaux...

Moi, les poivrots dans ton genre, j'en fais des machines éco-bio en deux temps et trois salutations au soleil !

Tout cela, je l'ai inscrit sur une liste exhaustive que j'ai transmise à ma collègue graphiste Sarah qui, quand elle ne met pas en page votre magazine préféré, s'adonne au yoga et mange des aliments tellement sains que même la Terre a oublié qu'elle les a créés. D'une bienveillance infinie, elle a dit quelque chose comme "OK, je m'en occupe. Je vais te proposer des petits challenges pour améliorer ton cas. Parce que moi, les poivrots dans ton genre, j'en fais des machines éco-bio en deux temps et trois salutations au soleil !" Ce ne furent peut-être pas ses mots exacts, mais c'est comme ça que, moi, Nicolas, journaliste en semaine et mangeur de pizzas le week-end, l'a entendue. En guise de réplique, je lui ai dit "Eh ben d'accord, chiche ! Tu me donnes chaque jour un petit conseil facile à appliquer, et je te sers de cobaye. Mais je veux des trucs que nos lecteurs peuvent aussi faire chez eux, peu importe leur âge, et peu importe si, comme moi, les gourous du bien-être leur font un peu peur et qu'ils ne savent pas trop ce que veulent dire les mots "ayurvédique", "savasana" ou "antananarivo". Elle a répondu : "Ça roule !". J'ai dit "OK, on s'appelle". Elle a dit "Quand ça ?" J'ai dit "Mercredi vers 14h ?" Elle a dit...

Bref, le challenge commence ce 1er février, je suis dans les starting-blocks et j'espère que vous l'êtes aussi, chers lecteurs

Bien sûr, pas question de vous imposer des règles dignes d'un Kim Jong-Un ou de vous mettre face à des défis impossibles. Le concept est simplement de vous fournir une sorte de boîte à outils dans laquelle vous irez piocher les objets dont vous avez besoin, qui vous semblent utiles ou qui titillent votre curiosité. Loin de nous l'idée d'une détox interminable qui vous donnerait le vertige après 48 heures.

Le seul ordre qu'on vous donne est celui-ci : surtout, ne culpabilisez jamais.

Et il va sans dire qu'à tout moment, vous avez le droit de vous ruer sur un paquet de frites, de boire un méchant Coca-Cola capitaliste ou de passer une journée entière vautré dans votre canapé à regarder Netflix. Le seul ordre qu'on vous donne est celui-ci : surtout, ne culpabilisez jamais. Et ne vous flagellez pas si, un de ces soirs, après une journée compliquée, vous ouvrez cette bière que vous aviez soigneusement planquée pour fêter la fin de la tournée minérale. Ce n'est pas grave : savourez-la, et recommencez vos efforts le lendemain (mais n'oubliez pas d'aller acheter une autre bière à l'épicerie du coin, du coup, ça vous fera une promenade au passage, et Sarah vous en félicitera). Voilà, tout est dit. Rendez-vous lundi ou quoi ? Challenge accepté ?

S'il vous plaît, ne me laissez pas tout seul. Promis, si tout ça finit bien, le 28 février, je vous apporte une deuxième bière, parce qu'on l'aura bien méritée.

Alors comme ça, vous avez décidé d'arrêter les boissons alcoolisées durant un mois entier ? Excellente idée. Et la bonne nouvelle, c'est que vous ne serez pas seul(e). Parce que figurez-vous que, moi aussi, depuis le début de cette foutue crise sanitaire, je dois bien reconnaître que le vin et la bière se sont dégotté une place au soleil sur ma liste de courses. Un réflexe qui, à la longue, risque de me valoir quelques blâmes de la part de ma chère doctoresse à la prochaine prise de sang. Alors pour la première fois de ma vie, je vais la tenter, cette Tournée Minérale. Ce sera probablement plus compliqué que les autres années, mais après tout, en ce moment, la vie entière est plus compliquée que les autres années. Bye bye, donc, la Grimbergen à l'apéro, le Bordeaux Supérieur avec le steak ou le Chardonnay du vendredi. Pendant vingt-huit jours, j'essaye de me souvenir que je possède un foie et que celui-ci est un peu comme moi : il n'est pas contre un petit moment de détente de temps en temps. Sauf qu'un jour, je me suis réveillé avec une étrange idée : ne pas me contenter d'arrêter de picoler, mais en profiter pour apporter d'autres vertus à ma vie devenue un brin pantouflarde. Je me suis dit "La tournée minérale, c'est très bien, mais comme je ne suis pas un petit joueur (sauf au ping-pong, où je me débrouille plutôt bien), je vais aller plus loin. Et guerroyer contre d'autres malotrus qui gouvernent mon quotidien." Le café, les courbatures matinales, les ballonnements post-tartiflette, les insomnies à répétition, le trop-plein de Facebook, l'excès de biscuits, les anxiétés tenaces ou passagères, les problèmes de dos et les envies de découvrir des bienfaits nouveaux... Tout cela, je l'ai inscrit sur une liste exhaustive que j'ai transmise à ma collègue graphiste Sarah qui, quand elle ne met pas en page votre magazine préféré, s'adonne au yoga et mange des aliments tellement sains que même la Terre a oublié qu'elle les a créés. D'une bienveillance infinie, elle a dit quelque chose comme "OK, je m'en occupe. Je vais te proposer des petits challenges pour améliorer ton cas. Parce que moi, les poivrots dans ton genre, j'en fais des machines éco-bio en deux temps et trois salutations au soleil !" Ce ne furent peut-être pas ses mots exacts, mais c'est comme ça que, moi, Nicolas, journaliste en semaine et mangeur de pizzas le week-end, l'a entendue. En guise de réplique, je lui ai dit "Eh ben d'accord, chiche ! Tu me donnes chaque jour un petit conseil facile à appliquer, et je te sers de cobaye. Mais je veux des trucs que nos lecteurs peuvent aussi faire chez eux, peu importe leur âge, et peu importe si, comme moi, les gourous du bien-être leur font un peu peur et qu'ils ne savent pas trop ce que veulent dire les mots "ayurvédique", "savasana" ou "antananarivo". Elle a répondu : "Ça roule !". J'ai dit "OK, on s'appelle". Elle a dit "Quand ça ?" J'ai dit "Mercredi vers 14h ?" Elle a dit... Bien sûr, pas question de vous imposer des règles dignes d'un Kim Jong-Un ou de vous mettre face à des défis impossibles. Le concept est simplement de vous fournir une sorte de boîte à outils dans laquelle vous irez piocher les objets dont vous avez besoin, qui vous semblent utiles ou qui titillent votre curiosité. Loin de nous l'idée d'une détox interminable qui vous donnerait le vertige après 48 heures. Et il va sans dire qu'à tout moment, vous avez le droit de vous ruer sur un paquet de frites, de boire un méchant Coca-Cola capitaliste ou de passer une journée entière vautré dans votre canapé à regarder Netflix. Le seul ordre qu'on vous donne est celui-ci : surtout, ne culpabilisez jamais. Et ne vous flagellez pas si, un de ces soirs, après une journée compliquée, vous ouvrez cette bière que vous aviez soigneusement planquée pour fêter la fin de la tournée minérale. Ce n'est pas grave : savourez-la, et recommencez vos efforts le lendemain (mais n'oubliez pas d'aller acheter une autre bière à l'épicerie du coin, du coup, ça vous fera une promenade au passage, et Sarah vous en félicitera). Voilà, tout est dit. Rendez-vous lundi ou quoi ? Challenge accepté ?