Elle est là, sous nos yeux, à portée de toucher et pourtant rares sont ceux d'entre nous à réaliser que la peau est l'organe le plus grand et le plus lourd du corps humain. Avec ses 3 kilos de moyenne, il s'étend sur environ 2 m2. Aussi essentiel soit-il, c'est toutefois lui qui se retrouve servi en dernier lieu lorsque l'on parle d'apport en nutriments. Et comme si cela ne suffisait pas, encore faut-il que ce qui lui parvient en bout de course soit de qualité suffisante. La notion même de peau " bien nourrie ", au sens cosmétique du terme, est d'ailleurs en train de changer : jusqu'il y a peu, un soin " nourrissant " se devait seulement de fournir un apport lipidique supplémentaire, un surplus de gras délivré par le biais de formules à base d'huiles et de beurres végétaux censés offrir du confort à un épiderme qui " tire " ou paraît terne et rugueux. Des symptômes qui surgissent souvent l'hiver mais peuvent également être induits par l'âge ou les variations hormonales.
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Elle est là, sous nos yeux, à portée de toucher et pourtant rares sont ceux d'entre nous à réaliser que la peau est l'organe le plus grand et le plus lourd du corps humain. Avec ses 3 kilos de moyenne, il s'étend sur environ 2 m2. Aussi essentiel soit-il, c'est toutefois lui qui se retrouve servi en dernier lieu lorsque l'on parle d'apport en nutriments. Et comme si cela ne suffisait pas, encore faut-il que ce qui lui parvient en bout de course soit de qualité suffisante. La notion même de peau " bien nourrie ", au sens cosmétique du terme, est d'ailleurs en train de changer : jusqu'il y a peu, un soin " nourrissant " se devait seulement de fournir un apport lipidique supplémentaire, un surplus de gras délivré par le biais de formules à base d'huiles et de beurres végétaux censés offrir du confort à un épiderme qui " tire " ou paraît terne et rugueux. Des symptômes qui surgissent souvent l'hiver mais peuvent également être induits par l'âge ou les variations hormonales. Si ces désagréments n'ont rien perdu de leur pertinence et nécessitent toujours une réponse adaptée, les acteurs de la beauté cherchent désormais à pallier la déficience en micronutriments essentiels des cellules du derme. Et ce, non plus avec des compléments alimentaires à ingérer mais en attaquant le problème de l'extérieur, grâce à une nouvelle génération d'huiles riches en nutriments souvent présents également dans les fameux " superaliments " que toute assiette équilibrée digne de ce nom se doit de contenir aujourd'hui. " Il est évident que la santé de la peau est déterminée par ce que l'on mange mais surtout par ce que l'on absorbe, pointe le physiologiste Bruno Lacroix. Nous avons besoin à la fois de micro- et de macronutriments. Dans cette dernière catégorie, on trouve les protéines qui servent à faire du muscle, les lipides qui assurent l'efficacité des fonctions cérébrales et les glucides qui fournissent de l'énergie. Pour essentiels qu'ils soient, ces macronutriments sont souvent dénaturés dans les produits transformés de l'industrie agroalimentaire, hélas surreprésentés dans nos menus. Nous devons par ailleurs faire face à des déficiences en micronutriments qui jouent pourtant un rôle crucial dans la vie des cellules. Manger bio ne suffit pas. Même quand ils sont là, ces micronutriments sont de moins en moins bien absorbés par notre organisme. " La faute à la dysbiose intestinale, ce fameux dérèglement de la flore, devenu le nouveau syndrome du siècle. Un mal sournois qui se pose en douce et met parfois une à deux décennies avant de devenir décelable. " Même moins bien ravitaillées en zinc, en sélénium, en vitamine D et j'en passe, nos cellules survivent car le corps s'adapte, mais à quel prix ?, poursuit le spécialiste de la médecine fonctionnelle. La fatigue s'installe et laisse le champ libre aux maladies chroniques : on rouille, on s'enflamme, on caramélise ! La peau encaisse aussi, bien sûr, même si cela ne se voit pas tout de suite : ce n'est ni rouge, ni douloureux, mais insidieusement, elle s'abîme. Le vieillissement dû à l'épigénétique (NDLR : soit tous les facteurs extérieurs liés à notre style de vie) s'accélère. C'est ce que l'on appelle l'inflammaging. " Le cercle vicieux est alors enclenché : la communication entre les cellules se trouve ralentie tout comme le transport de micronutriments, ce qui fatigue encore davantage l'organisme ! " Grâce à une analyse phytochimique poussée, nous avons pu identifier dans notre rose de Granville, l'ingrédient phare de la gamme Dior Prestige, pas moins de 20 micronutriments essentiels à la beauté et à la jeunesse de la peau ", détaille Alexandra Sighele Bernardi, en charge du marketing des produits premium pour la marque française. Des vitamines E, B3, B5 et C antioxydantes, des omégas-3,6 et 9, des acides gras, des minéraux et des oligo-éléments, sans oublier l'acide aminé, source de vitalité cellulaire. Ces molécules, tantôt lipophiles, tantôt hydrophiles, sont incorporées dans la texture biphase de la nouvelle Micro-Huile de Rose. Alliant la fraîcheur gélifiée d'un sérum au pouvoir nutritif d'une huile de rose contenue dans pas moins de 10 000 microbilles, elle " casse " littéralement sur l'épiderme lors de l'application pour mieux libérer tous ses bienfaits. Et comme une bonne nouvelle arrive rarement seule, les études réalisées par Dior ont démontré que ce concentré d'actifs, comparable à un petit-déjeuner vitaminé pour la peau, ne se contentait pas d'apporter un boost en micronutriments de l'extérieur mais stimulait aussi la microcirculation, avec comme conséquence une meilleure livraison des micronutriments issus de la digestion. Il n'est donc pas étonnant, finalement, de retrouver dans la composition d'autres huiles anti-âge des ingrédients stars de tout régime bien balancé. Parmi ceux-ci, le miel, ainsi que différents produits dérivés de la ruche, fait de plus en plus d'émules en cosmétique (lire par ailleurs). Mais d'autres superaliments s'invitent par ailleurs dans les formules. La galénique hautement nutritive de l'élixir Oil-Absolute de Filorga contient de l'huile d'abricot et de buriti, ce " superfruit " riche en vitamines A et C et cinq fois plus concentré en bêtacarotène que la carotte elle-même. Même combat chez Clarins, qui vient de reformuler son mythique Double Serum en y adjoignant un extrait de curcuma hautement chargé en turmérone, molécule capable de favoriser la bonne écoute cellulaire. Mais ce n'est pas tout ! Parmi les 18 extraits végétaux injectés dans le produit, on découvre aussi la banane verte bio, l'avocat, la baie de goji, le kiwi, le quinoa, le cacao, sans oublier le gingembre et l'avoine... Reste que ces soins gourmands ne se substitueront jamais à une bonne hygiène de vie. " Des fruits et légumes en suffisance, des poissons gras, tout cela couplé à un peu d'exercice et à une consommation d'eau optimale pour activer les transporteurs, c'est le minimum, insiste Bruno Lacroix. Eviter surtout de manger dans le stress, trop vite et trop mal. Il faut mâcher lentement et dans le calme pour libérer les enzymes digestives. " La meilleure résolution beauté de la rentrée serait donc de faire en sorte que se nourrir redevienne une vraie pause plaisir.