"Je ne veux pas de votre espoir. Je veux que vous paniquiez. Je veux que vous ressentiez la peur que je ressens tous les jours", exhortait la Suédoise Greta Thunberg, porte-drapeau d'une nouvelle jeunesse revendicatrice, au sommet de Davos, en janvier dernier. Il semblerait que cette partie de son voeu trouve un écho: aujourd'hui, l'inquiétude est réelle. Entre les images de la forêt amazonienne qui brûle et les bulletins météo inquiétants, certains dénis se transforment en craintes et des luttes de toujours se muent en abattement face à l'ampleur de la tâche. Ecoanxiété, solastalgie, burn-out écologique...: les mots sont aussi nombreux que les manifestations (lire l'encadré ci-dessous). Certains affichent des symptômes de dépression comme des troubles du sommeil, un sentiment d'échec ou une léthargie, d'autres vont jusqu'à décider de ne pas avoir d'enfants, non par absence d'envie, mais par appréhension pour leur futur.
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