Cela fait bien longtemps que vous avez l'impression de ne pas fonctionner comme les autres. Votre entourage vous qualifie facilement de rêveur, voire de distrait. C'est vrai vous oubliez facilement les petits détails (même si parfois ils vous reviennent avec une précision étonnante). Vous vous trouvez - ou on vous trouve - trop émotif, sous prétexte que la scène finale des films de Noël vous arrache une larme ou la moindre injustice vous fait prendre les armes. Pour résumer la situation, vous vous sentez en décalage perpétuel avec le monde qui vous entoure et à la longue, cela vous démange aux entournures.

Psychologue clinicienne, spécialisée en neuropsychologie, Cathy Assenheim vient de publier un ouvrage sur cette hypersensibilité qui gêne et perturbe l'individu concerné, mais parfois aussi son entourage.

C'est donc avec la précision d'un scalpel et la rigueur de la clinicienne qu'elle explique les méandres du cerveau "hyper". Son fonctionnement, et la présence active (ou pas) de différentes hormones. C'est scientifique, les termes sont pointus mais le tout est enrobé de suffisamment de vulgarisation pour que cela puisse être compris dans toutes les chaumières.

"La personne hypersensible est en effet qualifiée de "trop"... émotive, gentille, susceptible, influençable, fragile, etc. Son entourage comprend difficilement sa façon de réagir, généralement jugée imprévisible et excessive. L'individu lui-même perçoit sa différence comme "anormale" avec des conséquences sur sa confiance en lui."

"L'hypersensibilité évoque régulièrement un trait de personnalité, explique Cathy Assenheim dans son livre, une nature "sensible" qui fait référence à une certaine fragilité psychologique, principalement dans le domaine des émotions. La personne hypersensible est en effet qualifiée de "trop"... émotive, gentille, susceptible, influençable, fragile, etc. Son entourage comprend difficilement sa façon de réagir, généralement jugée imprévisible et excessive. L'individu lui-même perçoit sa différence comme "anormale" avec des conséquences sur sa confiance en lui."

Mais le point fort de ce livre outre les explications, est son aspect pratique. Autrement dit : comprendre pourquoi et avoir les outils pour "faire avec".

"Plus que la définition (de l'hypersensibilité), c'est la compréhension de la cause qui a son importance: les particularités cérébrales et hormonales", comme le souligne l'auteure sur un groupe Facebook à travers lequel elle vient en aide aux internautes en demande. Des particularités "qui peuvent s'exprimer de milles façons dans ce qu'on appelle le profil individuel. Et quand on comprend la cause, on peut mieux agir pour la modérer".

Le cerveau de la personne à haut potentiel intellectuel (HPI) est également méthodiquement disséqué car même s'il ne s'agit pas d'un énième livre sur le HPI, son fonctionnement doit être expliqué, car faisant partie de la catégorie des "hyper".

L'occasion aussi de démystifier plusieurs raccourcis empruntés, parfois un peu trop vite par certains parents: non un enfant qui semble un peu plus éveillé que son frère, n'est pas forcément HP. Oui, être à "haut potentiel", tout comme être "hypersensible", découle d'un diagnostic clinique. Il ne suffit donc de se déclarer pour l'être, ou de se trouver des similitudes de fonctionnement en cochant les cases d'un test de magazine. Oui, il y a sans doute plus de HP que ce que nous racontent les statistiques et autres pourcentages, mais non les 3/4 de la planète ne le sont pas.

L'occasion de remettre les pendules à l'heure et surtout d'expliquer, de donner des pistes de "comment vivre" toutes ces émotions exacerbées parfois à l'extrême.

Cathy Assenheim, Mon cerveau est hyper, (224 pages, éditions De Boeck Supérieur)

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. © DR
Cela fait bien longtemps que vous avez l'impression de ne pas fonctionner comme les autres. Votre entourage vous qualifie facilement de rêveur, voire de distrait. C'est vrai vous oubliez facilement les petits détails (même si parfois ils vous reviennent avec une précision étonnante). Vous vous trouvez - ou on vous trouve - trop émotif, sous prétexte que la scène finale des films de Noël vous arrache une larme ou la moindre injustice vous fait prendre les armes. Pour résumer la situation, vous vous sentez en décalage perpétuel avec le monde qui vous entoure et à la longue, cela vous démange aux entournures.Psychologue clinicienne, spécialisée en neuropsychologie, Cathy Assenheim vient de publier un ouvrage sur cette hypersensibilité qui gêne et perturbe l'individu concerné, mais parfois aussi son entourage. C'est donc avec la précision d'un scalpel et la rigueur de la clinicienne qu'elle explique les méandres du cerveau "hyper". Son fonctionnement, et la présence active (ou pas) de différentes hormones. C'est scientifique, les termes sont pointus mais le tout est enrobé de suffisamment de vulgarisation pour que cela puisse être compris dans toutes les chaumières."L'hypersensibilité évoque régulièrement un trait de personnalité, explique Cathy Assenheim dans son livre, une nature "sensible" qui fait référence à une certaine fragilité psychologique, principalement dans le domaine des émotions. La personne hypersensible est en effet qualifiée de "trop"... émotive, gentille, susceptible, influençable, fragile, etc. Son entourage comprend difficilement sa façon de réagir, généralement jugée imprévisible et excessive. L'individu lui-même perçoit sa différence comme "anormale" avec des conséquences sur sa confiance en lui."Mais le point fort de ce livre outre les explications, est son aspect pratique. Autrement dit : comprendre pourquoi et avoir les outils pour "faire avec". "Plus que la définition (de l'hypersensibilité), c'est la compréhension de la cause qui a son importance: les particularités cérébrales et hormonales", comme le souligne l'auteure sur un groupe Facebook à travers lequel elle vient en aide aux internautes en demande. Des particularités "qui peuvent s'exprimer de milles façons dans ce qu'on appelle le profil individuel. Et quand on comprend la cause, on peut mieux agir pour la modérer". Le cerveau de la personne à haut potentiel intellectuel (HPI) est également méthodiquement disséqué car même s'il ne s'agit pas d'un énième livre sur le HPI, son fonctionnement doit être expliqué, car faisant partie de la catégorie des "hyper".L'occasion aussi de démystifier plusieurs raccourcis empruntés, parfois un peu trop vite par certains parents: non un enfant qui semble un peu plus éveillé que son frère, n'est pas forcément HP. Oui, être à "haut potentiel", tout comme être "hypersensible", découle d'un diagnostic clinique. Il ne suffit donc de se déclarer pour l'être, ou de se trouver des similitudes de fonctionnement en cochant les cases d'un test de magazine. Oui, il y a sans doute plus de HP que ce que nous racontent les statistiques et autres pourcentages, mais non les 3/4 de la planète ne le sont pas. L'occasion de remettre les pendules à l'heure et surtout d'expliquer, de donner des pistes de "comment vivre" toutes ces émotions exacerbées parfois à l'extrême. Cathy Assenheim, Mon cerveau est hyper, (224 pages, éditions De Boeck Supérieur)