De précédentes études avaient déjà démontré ce phénomène dit de "biais cognitif de négativité", a indiqué jeudi l'Université de Bâle dans un communiqué. L'équipe de Rainer Greifeneder et Mariela Jaffé, à la Faculté de psychologie, a voulu en savoir plus et a mené une expérience en ligne auprès d'utilisateurs de langue allemande.

Il en ressort que la phrase "61% des Allemandes ne sont pas satisfaites de leur apparence" est considérée par les participants comme plus vraie que "39% des Allemandes sont satisfaites de leur apparence". L'étude a également montré un effet renforcé si l'adverbe négatif est utilisé, par exemple "ne sont pas satisfaites", au lieu d'un simple préfixe, comme dans "sont insatisfaites".

Selon les auteurs, la force des déclarations négatives tient dans le fait qu'elles agrandissent le champ des possibles et laissent davantage de marge d'interprétation. Ainsi, "un peu satisfaites" ou "plutôt satisfaites" est parfois attribué à la catégorie "pas satisfaites".

Quant aux causes de ce biais, elles pourraient se trouver dans l'évolution: face à un signal d'alarme, il vaut mieux se mettre à courir une fois de trop plutôt que de prendre le risque de rester sur place. Il se peut aussi que les déclarations affirmatives soient davantage perçues comme des tentatives de manipulation, note Mme Jaffé, citée dans le communiqué. A l'heure des "fake news", ces travaux publiés dans la revue Social Cognition permettent de mieux comprendre comment se forme la perception de la vérité, conclut l'alma mater bâloise.

De précédentes études avaient déjà démontré ce phénomène dit de "biais cognitif de négativité", a indiqué jeudi l'Université de Bâle dans un communiqué. L'équipe de Rainer Greifeneder et Mariela Jaffé, à la Faculté de psychologie, a voulu en savoir plus et a mené une expérience en ligne auprès d'utilisateurs de langue allemande.Il en ressort que la phrase "61% des Allemandes ne sont pas satisfaites de leur apparence" est considérée par les participants comme plus vraie que "39% des Allemandes sont satisfaites de leur apparence". L'étude a également montré un effet renforcé si l'adverbe négatif est utilisé, par exemple "ne sont pas satisfaites", au lieu d'un simple préfixe, comme dans "sont insatisfaites".Selon les auteurs, la force des déclarations négatives tient dans le fait qu'elles agrandissent le champ des possibles et laissent davantage de marge d'interprétation. Ainsi, "un peu satisfaites" ou "plutôt satisfaites" est parfois attribué à la catégorie "pas satisfaites".Quant aux causes de ce biais, elles pourraient se trouver dans l'évolution: face à un signal d'alarme, il vaut mieux se mettre à courir une fois de trop plutôt que de prendre le risque de rester sur place. Il se peut aussi que les déclarations affirmatives soient davantage perçues comme des tentatives de manipulation, note Mme Jaffé, citée dans le communiqué. A l'heure des "fake news", ces travaux publiés dans la revue Social Cognition permettent de mieux comprendre comment se forme la perception de la vérité, conclut l'alma mater bâloise.