Pour beaucoup d'entre nous, la procrastination est le boulet qui nous empêche d'avancer. Elle nous bloque et est source d'angoisse puisque les tâches à accomplir s'accumulent. Un stress qui, à son tour, augmente le risque de maladies chroniques. Il existerait cependant un moyen d'en venir à bout selon Jason Wessel, un chercheur australien interviewé par la BBC.

Aussi simple que quatre questions

Selon lui, il existerait quatre causes à la procrastination (et elles interagissent entre elles).

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1 : L'expectative. Nous sous-estimons nos chances de parvenir à réaliser cette tâche, ce qui réduit notre motivation.

2 : Notre penchant au retard. Nous feignons d'ignorer que c'est le fait que nous postposons les tâches qui font que cela réduit les chances de les terminer à temps.

3 : Nous sous estimons les avantages qu'il y a à l'accomplir nos tâches à temps. Ce qui signifie que nous préférons notre plaisir immédiat aux conséquences à long terme.

4 : Nous ne disposons pas de la "métacognition" de base. Soit la conscience de soi et la capacité de réfléchir de manière analytique à notre propre pensée qui nous permettrait d'identifier les moyens de résister à ces comportements.

Si les causes sont relativement bien connues, on ne connaît pas encore de remède simple et efficace.

Motivation temporelle

Pour parvenir à endiguer ce mauvais penchant, Wessel a établi une technique inspirée de la théorie de la motivation temporelle. Celle-ci est basée sur quatre "points de réflexion" simples qui permettent de se concentrer sur les choses qui comptent vraiment dans votre vie.

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Toujours selon Jason Wessel et la BBC, il suffirait de se poser régulièrement les quatre questions suivantes comme autant de microdose de coaching.

  • Comment une personne qui réussit peut-elle atteindre son objectif ?
  • Comment vous sentiriez-vous si vous n'accomplissez pas la tâche requise ?
  • Quelle est la prochaine étape immédiate que vous devez franchir ?
  • Si vous pouviez faire une chose pour atteindre l'objectif à temps, quelle serait-elle ?

Les recherches de Wessel ont montré que cette méthode avait considérablement réduit les tergiversations des étudiants participants à l'étude et qui recevaient des rappels de ces questions via une application. Mais attention, toujours selon Wessel, les avantages n'ont pas été immédiats. Les étudiants ont dû faire cet exercice de réflexion à plusieurs reprises avant de commencer à agir. Un phénomène qu'il décrit comme un effet d'assoupissement (ou sleeper-effect). C'est un phénomène décrit par les psychologues sociaux Hovland, Janis & Kelley 1953 et qui se traduit par un oubli de l'émetteur d'un message alors que le message reste, lui, parfaitement mémorisé. Il devient alors difficile de juger de la pertinence du message dans la mesure où la source ne nous est plus accessible de façon fiable. Par ailleurs, la répétition du message un trop grand nombre de fois plombe aussi la méthode puisque le cerveau va anticiper le signal et "tuer" la réflexion. Il s'agit donc d'un délicat équilibre.

Quoi qu'il en soit, l'important serait, toujours selon la BBC, de s'interroger régulièrement sur les objectifs auxquels on tient réellement et de vérifier si on leur donne une importance suffisante. Ensuite, il est également judicieux de diviser les tâches en plusieurs parties avant de se lancer. En les morcelant, on crée une sorte d'élan qui laisse moins de champs à la procrastination.

Pour beaucoup d'entre nous, la procrastination est le boulet qui nous empêche d'avancer. Elle nous bloque et est source d'angoisse puisque les tâches à accomplir s'accumulent. Un stress qui, à son tour, augmente le risque de maladies chroniques. Il existerait cependant un moyen d'en venir à bout selon Jason Wessel, un chercheur australien interviewé par la BBC. Selon lui, il existerait quatre causes à la procrastination (et elles interagissent entre elles). 1 : L'expectative. Nous sous-estimons nos chances de parvenir à réaliser cette tâche, ce qui réduit notre motivation. 2 : Notre penchant au retard. Nous feignons d'ignorer que c'est le fait que nous postposons les tâches qui font que cela réduit les chances de les terminer à temps. 3 : Nous sous estimons les avantages qu'il y a à l'accomplir nos tâches à temps. Ce qui signifie que nous préférons notre plaisir immédiat aux conséquences à long terme. 4 : Nous ne disposons pas de la "métacognition" de base. Soit la conscience de soi et la capacité de réfléchir de manière analytique à notre propre pensée qui nous permettrait d'identifier les moyens de résister à ces comportements.Si les causes sont relativement bien connues, on ne connaît pas encore de remède simple et efficace.Pour parvenir à endiguer ce mauvais penchant, Wessel a établi une technique inspirée de la théorie de la motivation temporelle. Celle-ci est basée sur quatre "points de réflexion" simples qui permettent de se concentrer sur les choses qui comptent vraiment dans votre vie. Toujours selon Jason Wessel et la BBC, il suffirait de se poser régulièrement les quatre questions suivantes comme autant de microdose de coaching. Les recherches de Wessel ont montré que cette méthode avait considérablement réduit les tergiversations des étudiants participants à l'étude et qui recevaient des rappels de ces questions via une application. Mais attention, toujours selon Wessel, les avantages n'ont pas été immédiats. Les étudiants ont dû faire cet exercice de réflexion à plusieurs reprises avant de commencer à agir. Un phénomène qu'il décrit comme un effet d'assoupissement (ou sleeper-effect). C'est un phénomène décrit par les psychologues sociaux Hovland, Janis & Kelley 1953 et qui se traduit par un oubli de l'émetteur d'un message alors que le message reste, lui, parfaitement mémorisé. Il devient alors difficile de juger de la pertinence du message dans la mesure où la source ne nous est plus accessible de façon fiable. Par ailleurs, la répétition du message un trop grand nombre de fois plombe aussi la méthode puisque le cerveau va anticiper le signal et "tuer" la réflexion. Il s'agit donc d'un délicat équilibre. Quoi qu'il en soit, l'important serait, toujours selon la BBC, de s'interroger régulièrement sur les objectifs auxquels on tient réellement et de vérifier si on leur donne une importance suffisante. Ensuite, il est également judicieux de diviser les tâches en plusieurs parties avant de se lancer. En les morcelant, on crée une sorte d'élan qui laisse moins de champs à la procrastination.