Comme tous les professionnels des métiers de contact, Rachel Dipinto a souffert des confinements à répétition. Mais le jeune esthéticienne, très active sur les réseaux sociaux, Instagram notamment, n'a cessé d'encourager ceux et celles qu'elle appelle amicalement "ses petits piments" à garder le cap, notamment en proposant des séances d'automassage sous la pleine lune diffusées en ligne, mais aussi en prodiguant de précieux conseils sur son blog Rachel Essentielle.
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Comme tous les professionnels des métiers de contact, Rachel Dipinto a souffert des confinements à répétition. Mais le jeune esthéticienne, très active sur les réseaux sociaux, Instagram notamment, n'a cessé d'encourager ceux et celles qu'elle appelle amicalement "ses petits piments" à garder le cap, notamment en proposant des séances d'automassage sous la pleine lune diffusées en ligne, mais aussi en prodiguant de précieux conseils sur son blog Rachel Essentielle. Ces trucs et astuces sont aujourd'hui regroupés dans un livre organisé sous forme de fiches pratiques qui s'accompagnent toutes d'un focus sur un ingrédient et de recettes simples permettant de fabriquer soi-même ses produits. Dans sa pratique, cette herboriste diplômée applique les principes de la "slow cosmétique", un mouvement lancé en 2012 par Julien Kaibeck: soit en revenir, en cosmétique comme en tout, à l'essentiel pour consommer moins mais mieux. C'est d'ailleurs sous la supervision de Julien que l'ouvrage a vu le jour, dans une collection écoresponsable c'est-à-dire publiée sur du papier issu de forêts FSC et imprimée en France de manière respectueuse de l'environnement, dans un format optimisé pour éviter la gâche papier et dans une typographie volontairement légère pour limiter l'utilisation d'encres pourtant exclusivement végétales. L'aboutissement pour Rachel de plusieurs mois de travail mais surtout l'envie de partager sa passion avec le plus grand nombre. Explications.D'où vous est venue cet intérêt pour la cosmétique naturelle?Il y a 13 ans, après mes études d'esthéticienne, j'ai travaillé en instituts classiques et déjà je trouvais tout cela très protocolaire. Mais surtout, j'ai commencé à développer des allergies. Au point de ne plus pouvoir pratiquer mon métier! Or j'adorais vraiment l'idée de faire du bien aux gens et de les chouchouter. J'ai alors trouvé un job de conseillère en parapharmacie et c'est là que peu à peu j'ai découvert les huiles essentielles, les huiles végétales et les extraits de plantes. J'ai commencé à les utiliser de manière intuitive. Et l'envie m'est très vite venue d'étudier les plantes pour bien comprendre leur action. J'ai donc suivi un programme d'herboristerie en cours du soir. Je me suis spécialisée en aromathérapie. Et là j'ai eu envie de lier les deux. D'ouvrir un institut où je travaillerais les matières premières brutes, vivantes, nobles. Je me suis lancée il y a trois ans. Et Instagram m'a vraiment permis de booster mon business. Car c'est vraiment le miroir de ce que je fais. Ne doit-on pas parfois rester prudent vis-à-vis de l'usage des huiles essentielles qui peuvent se révéler très allergènes? Et qui sont même décriées par certains adeptes de la "clean beauty"?La "clean beauty" au sens plus pharmaceutique du terme ne me parle pas du tout. Cela ne me viendrait pas à l'idée de mettre des matières mortes sur mon visage. Ma vision à moi c'est de faire du bien à l'âme et à la peau grâce à la mémoire des plantes et des minéraux qu'il y a dans la cosmétique naturelle. Certes, certains ingrédients peuvent potentiellement être allergisants, et mon rôle à moi c'est d'aider les gens à ne pas faire de bêtises. Bien sûr il faut être prudent mais comme pour n'importe quelle matière première utilisée en cosmétique. Lorsque quelqu'un vient me voir pour la première fois, je pose un maximum de questions. Notamment si il ou elle a déjà utilisé des huiles essentielles, fait ou non des réactions cutanées, alimentaires... Je pratique d'ailleurs aussi des soins sans huiles essentielles. C'est l'avantage de tout préparer sur mesure. Sinon, par mesure de précaution, je conseille toujours de tester les produits dans le pli du coude ou dans le cou. Et regarder les réactions. Il faut s'écouter, regarder et ne jamais dépasser les dosages. Comment vous-est venue l'idée de ce livre? C'est une conséquence du confinement? En réalité tout a commencé sur Instagram où je postais régulièrement des recettes. C'est en voyant ces posts que Julien Kaibeck, mon mentor, m'a proposé de rassembler tout ça dans un bouquin. J'applique les règles de la slow cosmétique mais avec la "Rachel touch". J'aime apporter à tout ça un peu de fantaisie et d'humour. Je préfère convaincre en séduisant par mon enthousiasme que de donner des leçons. Tout cela a commencé juste avant le confinement... La rédaction s'en est trouvée accélérée de manière contrainte et forcée vu que j'étais à l'arrêt comme tous les métiers de contacts. Mais j'ai veillé à ne jamais perdre le lien avec ma communauté. Notamment via la réseaux sociaux où j'ai continué à multiplier les conseils.Et à proposer ces séances d'automassage les soirs de pleine lune en live sur Instagram assez vite devenues virales! Cela continue encore aujourd'hui?Oui, tous les mois! Lors de la dernière séance nous étions plus de 250 en direct. C'était particulièrement émouvant pendant le confinement, les gens avaient vraiment besoin de lâcher prise. Jusqu'à pleurer parfois... Je suis influencée par les cycles lunaires. Quand on y est attentif, on peut remarquer que l'énergie est montante quand on va vers la pleine lune. Et lors d'un live, avec toutes ces personnes connectées en même temps, on sent vraiment l'énergie monter. C'est un peu comme si on se rassemblait comme avant les soirs de pleine lune!L'un des soins que vous proposez s'accompagne même d'un tirage de tarot...Oui et j'assume complètement ce côté ésotérique... lumineux! Je joue ici avec l'archétype de la sorcière ou de le druidesse. Etre maître de ses formulations, laisser s'exprimer la créativité en soi et augmenter son potentiel énergétique et vibratoire. Dans ce tirage de carte, il n'y a rien de divinatoire, je ne lis par l'avenir dans le tarot. En revanche, je m'intéresse au côté cyclique de la vie. Et le tarot peut nous aider à comprendre où nous en sommes dans ces cycles. Ce sont des symboliques qui parlent à tout le monde, qui nous ramènent à nos mythes et légendes. Chaque carte - l'ange, le diable, la princesse... - va nous évoquer quelque chose, car on a tous une part d'ombre et une part de lumière et c'est vers elle que nous voulons tendre. Tant qu'il n'y a pas de charlatanisme, que cela nous fait du bien et nous apporte un peu de magie dans la vie, pourquoi s'en priver? On en a tellement besoin aujourd'hui...Les fiches que l'on retrouvent dans le livre correspondent-elles aux demandes les plus récurrentes de vos clientes?Oui, exactement! Chaque fiche répond à un besoin. Mais pas dans l'idée de pointer du doigt un problème et de chercher à tout prix à le faire disparaître. On part d'un constat - oui, j'ai des rides, des vergetures, les seins qui tombent... -, on cherche une solution sans imaginer l'impossible. Si tu as les cheveux fins comme moi, tu ne te lèveras pas demain avec la chevelure de Monica Belluci! Par contre je connais des trucs et astuces pour donner du volume, de la vitalité. J'ai eu des complexes pendant toute mon adolescence, après trente ans, je me sens enfin bien dans le corps que j'incarne. Et je l'assume. Cela ne veut pas dire que je n'en prends pas soin. Que je n'y fait pas attention. Vos followers vous les surnommez "mes petits piments", cela vient d'où?Juste de mon goût personnel pour la cuisine bien relevée. C'est venu tout naturellement, c'est un petit nom qui est apparu parmi d'autres et qui est resté, je trouvais qu'il symbolisait plutôt bien ce que je faisais, mettre un peu de piment dans la vie et dans la slow cosmétique en particulier.