Liège et l'exemple de Vilnius

La capitale de la Lituanie, profitant de la météo clémente, a décidé de mettre à la disposition du secteur Horeca des espaces publics et s'est ainsi transformée en une sorte de café/restaurant géant à ciel ouvert. Le conseiller communal Benjamin Bodson (cdH) a suggéré au collège communal de suivre l'exemple de la ville de Vilnius (lire ci-dessous). "La réouverture des cafés et restaurants sera certainement soumise à des conditions strictes, notamment en termes de distanciation sociale. La réouverture, et survie, de ce secteur est vitale pour les personnes qui en dépendent mais aussi pour la vie sociale et économique de la Cité ardente", a-t-il souligné.

Cette interpellation rejoint la décision du collège communal, vendredi dernier, de mettre en place une plate-forme de relance pour l'Horeca, secteur en confinement depuis le 13 mars dernier dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

Vilnius se rêve grand café à ciel ouvert , AFP
Vilnius se rêve grand café à ciel ouvert © AFP

L'échevine Fraipont a précisé que ceci vient en complément d'autres mesures décidées en faveur de l'Horeca, comme l'exonération des taxes communales visant ce secteur durant la période de fermeture imposée par les autorités fédérales ou encore la mise en place "d'une plate-forme de visibilité pour ceux qui proposent un service à emporter ou de livraison".

L'échevine a précisé que la plate-forme de relance pour le secteur Horeca se réunira pour la première fois vendredi et qu'il y sera notamment évoqué la possibilité d'étendre des terrasses ou d'utiliser des piétonniers et ce, "afin d'assurer une reprise des activités qui concilie respect des mesures sanitaires et de distanciation avec un nécessaire équilibre financier. Une réflexion devra être menée avec les services et la police".

La Ville de Bruxelles anticipe et propose aux établissements d'entrer une demande d'extension sur l'espace public

L'échevin des Affaires économiques de la Ville, Fabian Maingain (DéFI) a souligné que la grande difficulté résidait dans l'inconnue qui persiste sur les modalités de réouverture de ces établissements. "À ce stade, si l'annonce de la confirmation et les modalités seront connues le 3 juin, il est impossible de mettre en place cette mesure dans un délai aussi court pour le 8 juin. J'attire d'ailleurs l'attention du Conseil et des divers partis politiques présents au Fédéral qu'une annonce aussi tardive des conditions de réouverture aura un impact encore plus important pour le secteur qui devra s'adapter à celles-ci dans un délai intenable", a-t-il souligné.

Dans ce contexte, le département des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles a décidé d'anticiper la décision du Fédéral concernant à la fois les dates et les modalités d'ouverture. Il a ainsi mis un formulaire d'inscription en ligne pour permettre aux établissements horeca qui le souhaitent de marquer leur intérêt pour une extension de terrasse dans le cadre du déconfinement. Cette opportunité pourrait être exploitée notamment dans les zones dites de rencontre telles que celles du centre de la capitale. À ce jour plus de 200 établissements ont rentré une demande. Chaque cas devra faire l'objet d'une étude, d'une autorisation et d'un traçage par le service commerce.

Les décisions seront adaptées aux recommandations qui seront émises par le Conseil National de Sécurité, a précisé l'échevin. Bruxelles rejoint donc Liège dans cette option de miser sur l'extension des établissements sur l'espace public.

L'exemple de Vilnius, grand café à ciel ouvert

Dès le 9 mai, au coeur de la capitale lituanienne Vilnius, la place Jonas Basanavicius, a retrouvé ses terrasses et plusieurs dizaines de convives s'y pressaient vendredi soir, à peine une semaine après que la restauration en extérieur eut été autorisée.

Vilnius espère devenir "un grand café à ciel ouvert", a assuré le maire de la ville Remigijus Simasius. Alors que les salles demeurent fermées, la ville a accordé près de 300 autorisations de restauration en terrasse, soit une centaine de plus que ces dernières années - et les a offertes gratuitement, à cause de la pandémie. Cafés et restaurants seront aussi autorisés à dresser leurs tables sur une vingtaine d'espaces publics dans la capitale de ce pays membre de l'UE, comptant 2,8 millions d'habitants.

Terrasse à Vilnius, AFP
Terrasse à Vilnius © AFP

Ce n'est toutefois pas un remède miracle. Maintenant "nous pouvons atteindre environ un quart de notre chiffre d'affaires habituels", selon le président de l'association lituanienne des bars et cafés.

Piano Man Outside, un des plus grands bars en terrasse du centre ville a affiché les instructions officielles anti-virus à l'entrée. Son personnel veille à ce que les clients respectent les règles de distanciation sociale.

La branche de Vilnius du Centre National de Santé a indiqué que l'ouverture des terrasses ne semble pas avoir eu d'impact négatif sur le niveau des contaminations. "C'est dû au fait qu'à l'extérieur l'air bouge et circule beaucoup plus rapidement, alors que la lumière du soleil et les températures élevées ont également un impact marquant", a expliqué la cheffe de ce service Rolanda Lingiene.

Liège et l'exemple de Vilnius La capitale de la Lituanie, profitant de la météo clémente, a décidé de mettre à la disposition du secteur Horeca des espaces publics et s'est ainsi transformée en une sorte de café/restaurant géant à ciel ouvert. Le conseiller communal Benjamin Bodson (cdH) a suggéré au collège communal de suivre l'exemple de la ville de Vilnius (lire ci-dessous). "La réouverture des cafés et restaurants sera certainement soumise à des conditions strictes, notamment en termes de distanciation sociale. La réouverture, et survie, de ce secteur est vitale pour les personnes qui en dépendent mais aussi pour la vie sociale et économique de la Cité ardente", a-t-il souligné. Cette interpellation rejoint la décision du collège communal, vendredi dernier, de mettre en place une plate-forme de relance pour l'Horeca, secteur en confinement depuis le 13 mars dernier dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.L'échevine Fraipont a précisé que ceci vient en complément d'autres mesures décidées en faveur de l'Horeca, comme l'exonération des taxes communales visant ce secteur durant la période de fermeture imposée par les autorités fédérales ou encore la mise en place "d'une plate-forme de visibilité pour ceux qui proposent un service à emporter ou de livraison". L'échevine a précisé que la plate-forme de relance pour le secteur Horeca se réunira pour la première fois vendredi et qu'il y sera notamment évoqué la possibilité d'étendre des terrasses ou d'utiliser des piétonniers et ce, "afin d'assurer une reprise des activités qui concilie respect des mesures sanitaires et de distanciation avec un nécessaire équilibre financier. Une réflexion devra être menée avec les services et la police".La Ville de Bruxelles anticipe et propose aux établissements d'entrer une demande d'extension sur l'espace public L'échevin des Affaires économiques de la Ville, Fabian Maingain (DéFI) a souligné que la grande difficulté résidait dans l'inconnue qui persiste sur les modalités de réouverture de ces établissements. "À ce stade, si l'annonce de la confirmation et les modalités seront connues le 3 juin, il est impossible de mettre en place cette mesure dans un délai aussi court pour le 8 juin. J'attire d'ailleurs l'attention du Conseil et des divers partis politiques présents au Fédéral qu'une annonce aussi tardive des conditions de réouverture aura un impact encore plus important pour le secteur qui devra s'adapter à celles-ci dans un délai intenable", a-t-il souligné. Dans ce contexte, le département des Affaires économiques de la Ville de Bruxelles a décidé d'anticiper la décision du Fédéral concernant à la fois les dates et les modalités d'ouverture. Il a ainsi mis un formulaire d'inscription en ligne pour permettre aux établissements horeca qui le souhaitent de marquer leur intérêt pour une extension de terrasse dans le cadre du déconfinement. Cette opportunité pourrait être exploitée notamment dans les zones dites de rencontre telles que celles du centre de la capitale. À ce jour plus de 200 établissements ont rentré une demande. Chaque cas devra faire l'objet d'une étude, d'une autorisation et d'un traçage par le service commerce. Les décisions seront adaptées aux recommandations qui seront émises par le Conseil National de Sécurité, a précisé l'échevin. Bruxelles rejoint donc Liège dans cette option de miser sur l'extension des établissements sur l'espace public.