Il a beau être diplômé en histoire, il ne faut pas lui en conter dès que l'on parle de chocolat. Peu importe l'emballage ou le "storytelling", une fois la praline croquée, le verdict sera sans nuance. "C'est bon ou ça ne l'est pas, point à la ligne", assène avec malice l'audacieux inventeur de la ganache aux olives Taggiasche ou de la tablette lait cumin. Dans sa quête de la praline parfaite, Laurent Gerbaud pourrait bien s'identifier, timidité maladive en moins, aux personnages du film Les émotifs anonymes (2010) en passe d'être adapté au théâtre cet été, dans le Festival Off d'Avignon (*). Son "gare aux noisettes", à la fois croquant et liquide, a tout du Graal chocolaté "suave, qui coule en bouche mais sans coller", rêvé par Angélique et Jean-René, ces deux antihéros pour qui l'or noir n'est pas une friandise comme les autres... Alors, quand Nicolas Buysse, son pote de dix a...