Le chef de l'Amphitryon avait dénoncé sur sa page Facebook "les injures, les intimidations, le saccage, la violence portés par une minorité qui ne veut que le chaos" en marge du mouvement des "gilets jaunes", le mouvement social qui secoue la France depuis trois mois.

Son restaurant a été cambriolé dans la nuit du 21 au 22 janvier, tagué le lendemain, et enfin incendié le 29 janvier. Parmi les tags figuraient les injures "Colabo" (avec une faute), "Pute" et un slogan signé "GJ" (pour "gilets jaunes").

L'enquête sur le premier incendie "n'a pas encore donné de résultat, ni permis de cibler d'éventuels suspects", a précisé le parquet, qui avait aussitôt envisagé "l'hypothèse criminelle".

Une seconde enquête confiée au Service régional de police judiciaire (SRPJ) est "ouverte pour ces nouveaux faits" visant l'Amphitryon, dont "il est prématuré de dire s'ils sont en lien avec les précédents", a précisé le parquet à l'AFP.

"Totalement atterré par les faits, aujourd'hui mes pensées se tournent vers la sécurité de mes salariés, de mes clients et de moi-même. Dans les heures qui viennent, je prendrai une décision concernant l'avenir de mes établissements", a indiqué le restaurateur dans un communiqué transmis à l'AFP.

Selon les pompiers, le feu a démarré devant les cuisines, enfumant l'établissement où des salariés se trouvaient.

Le restaurant, situé à Colomiers près de Toulouse, est resté fermé depuis le premier incendie, qui avait démarré dans la voiture du chef, garée au sous-sol de l'établissement, endommagé une partie des cuisines et les chambres froides.

Yannick Delpech, qui fut le plus jeune chef étoilé de France, a obtenu une deuxième étoile en 2008, perdue en 2017. Son restaurant avait déjà été détruit par un incendie accidentel en 2011.