La culture de ces légumes, du moins dans certaines parties du monde, implique souvent l'apiculture migratrice, car il n'y a pas assez d'abeilles ou d'autres insectes pollinisateurs pour polliniser les immenses vergers de ces monocultures.
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La culture de ces légumes, du moins dans certaines parties du monde, implique souvent l'apiculture migratrice, car il n'y a pas assez d'abeilles ou d'autres insectes pollinisateurs pour polliniser les immenses vergers de ces monocultures. L'apiculture migratrice Les Américains dépendent de ces abeilles transportées, car, sans elles, les États-Unis perdraient un tiers de toutes leurs cultures, y compris le brocoli, les cerises, les pommes, les melons et la laitue.D'octobre et février, elles viennent de tout le pays vers la Californie, transportées dans plus d'un million de caisses (chaque ruche contient plus de 19.000 abeilles) chargées sur des milliers de semi-remorques. Ainsi plus de 31 milliards d'abeilles convergent vers la vallée centrale de la Californie en février de chaque année pour polliniser les amandiers. Les boîtes sont empilées en pleine nuit, lorsque les abeilles dorment. Il arrive que l'un de ces camions ait un accident, déversant des essaims enragés sur l'autoroute. À la fin de la floraison, après avoir recueilli beaucoup de nectar et de pollen pour nourrir leurs colonies, la population d'abeilles dans les vergers dépasse les 80 milliards selon une enquête de American Scientist. Chaque année, la Californie produit entre 50 et 80 pour cent de toutes les amandes récoltées dans le monde, soit 700 milliards d'amandes chaque année. Or chaque amande pousse à partir d'une fleur pollinisée avec succès, soit 25 % des fleurs d'un arbre se transforment en amandes. Les 810 000 acres d'amandiers de Californie accueillent 1 620 000 ruches au total en février. On estime que plus de 31 milliards d'abeilles descendent en Californie chaque février. Aujourd'hui, de nombreux apiculteurs tirent au moins la moitié de leur revenu annuel non pas de la vente de miel, mais plutôt de la location de leurs ruches aux agriculteurs. Après la floraison des amandiers, certains apiculteurs emmènent leurs abeilles dans les vergers de cerisiers, de pruniers et d'avocats en Californie et dans les vergers de pommiers et de cerisiers de l'État de Washington. En été, de nombreux apiculteurs se rendent dans les champs de luzerne, de tournesol et de trèfle du Dakota du Nord et du Sud, où les abeilles produisent la majeure partie de leur miel pendant l'année. D'autres apiculteurs visitent les courges au Texas, les clémentines et les mandarines en Floride, les canneberges au Wisconsin et les myrtilles au Michigan et au Maine. Tout au long de la côte est, les apiculteurs migrateurs pollinisent les pommes, les cerises, les citrouilles, les canneberges et divers légumes. En novembre, les apiculteurs commencent à déplacer leurs colonies vers des endroits chauds pour attendre la fin de l'hiver. Certains chercheurs soutiennent que l'apiculture migratrice est l'une des principales raisons pour lesquelles tant d'abeilles meurent chaque hiver (entre 30 et 60% de la ruche), ainsi qu'une explication du syndrome d'effondrement des colonies (CCD) - soit la disparition soudaine et mystérieuse de l'entièreté de la ruche à l'exception de la reine et quelques abeilles vagabondes. Rassembler autant d'abeilles en une seule fois dans un seul lieu garantit qu'elles se transmettent les virus, les acariens et les champignons. Forcer les abeilles à récolter le pollen et le nectar de vastes étendues d'une seule culture les prive aussi d'une alimentation variée et nourrissante. Enfin, le transport des abeilles semble nuire à leur santé et à leur durée de vie.Les végétaliens les plus stricts excluent déjà le miel pour éviter l'exploitation des abeilles. Dans ce même ordre d'idée, manger des avocats, mais surtout pour les amandes (donc y compris les laits) provenant de Californie pourrait donc être un vrai problème de conscience dit CNN. On notera tout de même que cet argument est un peu extrême, car la pratique de l'apiculture migratrice n'est pas utilisée partout. Si elle est effectivement de mise pour un tiers des récoltes de fruits et légumes aux États-Unis, elle reste très marginale en Europe ou encore en Asie. L'origine du légume a donc, une fois encore, toute son importance.