Ousman travaille "un petit peu" dans la peur car il ne sait pas si ses clients sont affectés par le virus. "Quand j'arrive chez le client, je pose le paquet sur le coffre avant de mon vélo, je dis bonjour et je me recule pour qu'il prenne sa commande", raconte Ousman, mimant la scène, devant le comptoir de Konbini Kitchen (spécialisé dans la nourriture asiatique) où les cuisiniers préparent les plats à emporter.

Depuis l'épidémie de Covid-19, "une barricade de sécurité", constituée de caissons, a été érigée sur le trottoir pour respecter les distances de sécurité entre la cuisine et les livreurs qui attendent d'être contactés.

Bonnet de laine enfoncé sur la tête, gros portable scratché sur la manche de sa doudoune, Ousman ne porte pas de masque. "J'en avais acheté un petit carton au début mais je n'en ai plus et je n'en ai pas retrouvé... Parmi ceux qui attendent avec lui, certains portent des gants bleus de protection, payés, comme les masques lorsqu'ils en ont, avec leurs deniers.

Ousman, dont la famille est originaire de Guinée Conakry, a noté des pourboires "un peu plus importants, deux euros" depuis la crise sanitaire, mais pas à chaque livraison. Il dit faire une "dizaine de courses par jour", pour environ 400 euros par semaine sur son vélo électrique sponsorisé, qu'il loue 170 euros par mois.

Malgré les difficultés criantes de travailler dans ce contexte, il y a aussi des satisfactions. Des clients nous disent ""Merci pour votre courage". Ça nous fait plaisir de continuer à travailler", confie Salaheddin, l'un des cuisiniers.

Ousman travaille "un petit peu" dans la peur car il ne sait pas si ses clients sont affectés par le virus. "Quand j'arrive chez le client, je pose le paquet sur le coffre avant de mon vélo, je dis bonjour et je me recule pour qu'il prenne sa commande", raconte Ousman, mimant la scène, devant le comptoir de Konbini Kitchen (spécialisé dans la nourriture asiatique) où les cuisiniers préparent les plats à emporter.Depuis l'épidémie de Covid-19, "une barricade de sécurité", constituée de caissons, a été érigée sur le trottoir pour respecter les distances de sécurité entre la cuisine et les livreurs qui attendent d'être contactés.Bonnet de laine enfoncé sur la tête, gros portable scratché sur la manche de sa doudoune, Ousman ne porte pas de masque. "J'en avais acheté un petit carton au début mais je n'en ai plus et je n'en ai pas retrouvé... Parmi ceux qui attendent avec lui, certains portent des gants bleus de protection, payés, comme les masques lorsqu'ils en ont, avec leurs deniers. Ousman, dont la famille est originaire de Guinée Conakry, a noté des pourboires "un peu plus importants, deux euros" depuis la crise sanitaire, mais pas à chaque livraison. Il dit faire une "dizaine de courses par jour", pour environ 400 euros par semaine sur son vélo électrique sponsorisé, qu'il loue 170 euros par mois.Malgré les difficultés criantes de travailler dans ce contexte, il y a aussi des satisfactions. Des clients nous disent ""Merci pour votre courage". Ça nous fait plaisir de continuer à travailler", confie Salaheddin, l'un des cuisiniers.