"Avec la non-durabilité de notre système alimentaire et l'augmentation de la population en ville, pas mal de gens se penchent sérieusement sur l'agriculture urbaine. Cela crée toute une série de possibilités que l'on expose au BIGH", explique Nicolas Klimis, cofondateur de Ohme. C'est en effet tout le propos de l'exposition THINK EAT : Urban Alternatives, crée par l'agence Ohme, qui combine création artistique et médiation scientifique.

Le BIGH est loin d'avoir été choisi au hasard. La ferme située au-dessus des abattoirs d'Anderlecht produit, de manière professionnelle et en bonne quantité, des légumes sur toit et sous serres. Une méthode de production en ville qui entre dans l'objectif de la stratégie Good Food entamé par la Région bruxelloise qui envisage de produire 30% des fruits et légumes grâce à une agriculture urbaine et périurbaine d'ici 2035.

Le Champignon de Bruxelles, Le Champignon de Bruxelles
Le Champignon de Bruxelles © Le Champignon de Bruxelles

Au fil de cette expo, plusieurs projets sont mis en valeur, à la fois des travaux d'artistes, de chercheurs et d'entrepreneurs. On y apprend aussi davantage sur l'agriculture verticale : "Dans les villes, il n'y a pas toujours beaucoup de place alors les agriculteurs urbains décident parfois de faire pousser certains aliments les uns au dessus des autres, comme pour le projet Le Champignon de Bruxelles", explique Nicolas Klimis. La bioconversion y est également abordée avec le projet Value Bugs, qui "utilise des mouches soldats noires pour manger des déchets organiques. Elles vont transformer ceux-ci en protéines. Puis leurs larves pourront être utilisées pour l'alimentation des poules. Les poules vont ainsi recevoir davantage de protéines."

Cycle de la mouche soldat noire, Value Bugs
Cycle de la mouche soldat noire © Value Bugs

Deux installations artistiques sont aussi de la partie. Celle de Sa¨a Spačal s'interroge sur la place des insectes dans l'écosystème et celle qu'elles pourraient occuper dans nos assiettes.

Transversal is a Loop, Sa¨a Spačal
Transversal is a Loop © Sa¨a Spačal

Stanislaw Loboziak, quant à lui, s'essaye à la création d'une viande artificielle en faisait pousser des cellules souches de poulet dans une structure d'une feuille d'épinard, "pour trouver une alternative aux protéines animales. Notre consommation de viande a un énorme impact sur notre environnement", explique Nicolas Klimis.

The Possibility of Chicken-Spinach Leaf, Stanislaw Loboziak
The Possibility of Chicken-Spinach Leaf © Stanislaw Loboziak

Céline D'Hulst

THINK EAT : Urban Alternatives22 au 28 mars, 10h-18h. BIGH Anderlecht.

THINK EAT, Ema September
THINK EAT © Ema September
"Avec la non-durabilité de notre système alimentaire et l'augmentation de la population en ville, pas mal de gens se penchent sérieusement sur l'agriculture urbaine. Cela crée toute une série de possibilités que l'on expose au BIGH", explique Nicolas Klimis, cofondateur de Ohme. C'est en effet tout le propos de l'exposition THINK EAT : Urban Alternatives, crée par l'agence Ohme, qui combine création artistique et médiation scientifique.Le BIGH est loin d'avoir été choisi au hasard. La ferme située au-dessus des abattoirs d'Anderlecht produit, de manière professionnelle et en bonne quantité, des légumes sur toit et sous serres. Une méthode de production en ville qui entre dans l'objectif de la stratégie Good Food entamé par la Région bruxelloise qui envisage de produire 30% des fruits et légumes grâce à une agriculture urbaine et périurbaine d'ici 2035.Au fil de cette expo, plusieurs projets sont mis en valeur, à la fois des travaux d'artistes, de chercheurs et d'entrepreneurs. On y apprend aussi davantage sur l'agriculture verticale : "Dans les villes, il n'y a pas toujours beaucoup de place alors les agriculteurs urbains décident parfois de faire pousser certains aliments les uns au dessus des autres, comme pour le projet Le Champignon de Bruxelles", explique Nicolas Klimis. La bioconversion y est également abordée avec le projet Value Bugs, qui "utilise des mouches soldats noires pour manger des déchets organiques. Elles vont transformer ceux-ci en protéines. Puis leurs larves pourront être utilisées pour l'alimentation des poules. Les poules vont ainsi recevoir davantage de protéines."Deux installations artistiques sont aussi de la partie. Celle de Sa¨a Spačal s'interroge sur la place des insectes dans l'écosystème et celle qu'elles pourraient occuper dans nos assiettes.Stanislaw Loboziak, quant à lui, s'essaye à la création d'une viande artificielle en faisait pousser des cellules souches de poulet dans une structure d'une feuille d'épinard, "pour trouver une alternative aux protéines animales. Notre consommation de viande a un énorme impact sur notre environnement", explique Nicolas Klimis.Céline D'Hulst