Dégusté en Thaïlande, en Indonésie, en Chine ou encore en Malaisie, ce fruit de la taille d'un ballon de rugby est souvent interdit dans les lieux publics, les hôtels ou les transports à cause de l'odeur nauséabonde qu'il dégage aussitôt découpé.

Certains comparent son odeur à un mélange de fromages trop faits ou d'oignon et d'échalote, d'autres à une poubelle, voire à des cadavres en décomposition.

Des scientifiques de Singapour, de Hong Kong et de Malaisie ont annoncé lundi avoir séquencé le génome du "Durio zibethinus", une sorte de durian, mettant à nu les gènes responsables de ces traits caractéristiques.

Le décryptage de son génome est "essentiel pour une meilleure compréhension de la biodiversité du durian", explique l'équipe dans la revue Nature Genetics.

Car si certains regrettent d'avoir fait l'expérience de ce fruit, d'autres s'inquiètent que plusieurs espèces soient maintenant menacées ou vulnérables. Mieux connaître l'ADN de la plante peut aider à la protéger.

Selon l'étude, il existe 30 espèces connues de durian et plus de 250.000 hectares étaient consacrés à sa culture en 2008 (soit la superficie du Luxembourg).