Les moines ne sont pas fâchés avec la grande distribution, mais ils entendaient afficher un peu de soutien à des domaines en difficultés dans le contexte de crise sanitaire.

"L'abbaye a bien conscience que les secteurs de la restauration et de la vente de bières traversent une crise longue et difficile. Westmalle souhaite par cette modeste contribution donner quelque chose de très spécial à ses partenaires commerciaux"

Lorsque la brasserie de Rochefort avait sorti sa Triple Extra en octobre dernier, les grossistes en boissons avaient également été les premiers à en assurer la vente. L'unique blonde de Rochefort est aujourd'hui disponible aussi en grandes surfaces.

Le directeur général de la brasserie de Westmalle, Philippe Van Assche, avance une autre raison pour justifier le choix de canaux de distribution. "Nous ne voulons pas que les ventes de l'Extra interfèrent dans celles de nos produits phares, la Double et la Triple", précise-t-il. Westmalle limite depuis plusieurs années sa production annuelle à 130.000 hectolitres. Les volumes consacrés à l'Extra représenteront 2.000 hectolitres alors qu'ils étaient jusqu'ici cinq fois moins élevés. La bière était en effet en vente une fois par semaine à la porte de l'abbaye. Face à la hausse de la demande de bières à faible teneur en alcool, la communauté a souhaité assurer une distribution auprès d'un plus large public, a commenté frère Benedikt.

Dès les débuts de la brasserie en 1836, les moines avaient besoin de leur propre boisson locale à consommer avec les repas. Une bière de table foncée a d'abord été brassée avant qu'une blonde "Extra-Gersten (orges)" ne voit le jour au début du 20e siècle. Celle-ci peut être considérée comme l'ancêtre de l'Extra actuelle.

La Double (1926) et la Triple (1934), bien que nettement plus populaires aujourd'hui, sont arrivées par après. "S'ils ont volontiers laissé ces deux dernières au monde extérieur, les moines ont préféré opter dans l'enceinte de l'abbaye pour une qualité sobre qui correspond mieux à leur mode de vie", commente la communauté.

Les moines ne sont pas fâchés avec la grande distribution, mais ils entendaient afficher un peu de soutien à des domaines en difficultés dans le contexte de crise sanitaire. Lorsque la brasserie de Rochefort avait sorti sa Triple Extra en octobre dernier, les grossistes en boissons avaient également été les premiers à en assurer la vente. L'unique blonde de Rochefort est aujourd'hui disponible aussi en grandes surfaces.Le directeur général de la brasserie de Westmalle, Philippe Van Assche, avance une autre raison pour justifier le choix de canaux de distribution. "Nous ne voulons pas que les ventes de l'Extra interfèrent dans celles de nos produits phares, la Double et la Triple", précise-t-il. Westmalle limite depuis plusieurs années sa production annuelle à 130.000 hectolitres. Les volumes consacrés à l'Extra représenteront 2.000 hectolitres alors qu'ils étaient jusqu'ici cinq fois moins élevés. La bière était en effet en vente une fois par semaine à la porte de l'abbaye. Face à la hausse de la demande de bières à faible teneur en alcool, la communauté a souhaité assurer une distribution auprès d'un plus large public, a commenté frère Benedikt. Dès les débuts de la brasserie en 1836, les moines avaient besoin de leur propre boisson locale à consommer avec les repas. Une bière de table foncée a d'abord été brassée avant qu'une blonde "Extra-Gersten (orges)" ne voit le jour au début du 20e siècle. Celle-ci peut être considérée comme l'ancêtre de l'Extra actuelle. La Double (1926) et la Triple (1934), bien que nettement plus populaires aujourd'hui, sont arrivées par après. "S'ils ont volontiers laissé ces deux dernières au monde extérieur, les moines ont préféré opter dans l'enceinte de l'abbaye pour une qualité sobre qui correspond mieux à leur mode de vie", commente la communauté.