Pour entrer dans son nid bruxellois, il a d'abord fallu appuyer sur la sonnette "Beyonce", c'est enfantin, et c'est pour rire. Claire Laffut a repris racines ici, après une tournée qui l'a menée en France et en Espagne où elle a donné vie à son tout premier album Bleu. Bleu comme ses cheveux, avant qu'elle ne les teigne couleur arc-en-ciel. Bleu comme l'exacte nuance des débutants, en amour et en musique, la carnation incontestée des ecchymoses sur la peau, le coeur, l'âme. Bleu comme la mer, celle de ses tableaux grandeur nature qu'elle peint à ses heures perdues d'un geste délié, sans contraintes et dans lesquels il ne lui déplaît pas de vivre. Bleu comme son poisson baptisé Bleu.

Il y a chez Claire Laffut cette évidence de l'enfance. Une façon d'annoncer la couleur avec un mélange de gravité et d'espièglerie. Il y a aussi chez elle une part de mystère qui prend naissance dans ses yeux de chat, ses rêves brisés de danseuse classique, ses racines belges. Il y a chez elle de l'émerveillement, elle n'oubliera pas qu'un soir, dans un studio son, le ciel lui est tombé sur la tête, elle avait chanté, elle avait trouvé sa voix. "Je chante, dit-elle, parce que j'ai l'impression de trouver des vérités dans les notes, les mélodies, les mots et que cela me fait du bien. Comme si c'était de petits états d'âme dont je voulais me souvenir..."

En parfaite autodidacte, ce qui n'empêche pas le talent, Claire nous concocte des aubergines à la parmigiana. Entre les lignes, elle dit aussi ce qui fait son essence, ses souvenirs d'enfance et ses projets d'écriture d'un deuxième album. Et si elle rit souvent, d'un éclat cristallin, c'est pour apprivoiser, peut-être, l'ombre d'un doute.

La recette de l'Aubergine à la parmigiana, par Claire Laffut

Pour 4 personnes

2 belles aubergines, 1 gros oignon, 1 gousse d'ail, une boule de mozzarella di Bufala, 500 gr de passata (ou de cubes de tomates), 200 gr de parmesan, de la chapelure, de l'origan séché, quelques feuilles de basilic frais, vinaigre de vin, huile d'olive, sel, poivre.

  • Découper les aubergines en tranches. Les disposer sur une taque allant au four, les badigeonner d'huile d'olive, sel et poivre. Enfournez 10 minutes sous le grill. Les retourner et faire griller l'autre côté. Réserver.
  • Couper l'oignon, écraser l'ail. Faire revenir dans un peu d'huile d'olive. Quand l'oignon est translucide, ajouter la passata, l'origan séché, le vinaigre de vin. Laisser mijoter à feu doux. Rajouter le basilic frais en fin de cuisson.
  • Dans un grand plat huilé, superposez alternativement les couches de passata, aubergines, parmesan râpé. Saupoudrez de chapelure. Incrustez délicatement la mozzarella déchirée à la main.
  • Enfournez 1/2 heures à 190 degrés. Miam.
Pour entrer dans son nid bruxellois, il a d'abord fallu appuyer sur la sonnette "Beyonce", c'est enfantin, et c'est pour rire. Claire Laffut a repris racines ici, après une tournée qui l'a menée en France et en Espagne où elle a donné vie à son tout premier album Bleu. Bleu comme ses cheveux, avant qu'elle ne les teigne couleur arc-en-ciel. Bleu comme l'exacte nuance des débutants, en amour et en musique, la carnation incontestée des ecchymoses sur la peau, le coeur, l'âme. Bleu comme la mer, celle de ses tableaux grandeur nature qu'elle peint à ses heures perdues d'un geste délié, sans contraintes et dans lesquels il ne lui déplaît pas de vivre. Bleu comme son poisson baptisé Bleu. Il y a chez Claire Laffut cette évidence de l'enfance. Une façon d'annoncer la couleur avec un mélange de gravité et d'espièglerie. Il y a aussi chez elle une part de mystère qui prend naissance dans ses yeux de chat, ses rêves brisés de danseuse classique, ses racines belges. Il y a chez elle de l'émerveillement, elle n'oubliera pas qu'un soir, dans un studio son, le ciel lui est tombé sur la tête, elle avait chanté, elle avait trouvé sa voix. "Je chante, dit-elle, parce que j'ai l'impression de trouver des vérités dans les notes, les mélodies, les mots et que cela me fait du bien. Comme si c'était de petits états d'âme dont je voulais me souvenir..." En parfaite autodidacte, ce qui n'empêche pas le talent, Claire nous concocte des aubergines à la parmigiana. Entre les lignes, elle dit aussi ce qui fait son essence, ses souvenirs d'enfance et ses projets d'écriture d'un deuxième album. Et si elle rit souvent, d'un éclat cristallin, c'est pour apprivoiser, peut-être, l'ombre d'un doute.