René Redzepi, chef du Noma à Copenhague, Reuters
René Redzepi, chef du Noma à Copenhague © Reuters

Après le service du réveillon de la Saint-Sylvestre, le Danois René Redzepi déposera la clé sous le paillasson du Noma, considéré comme la meilleure table du monde. Pas de panique, l'influent chef rouvrira ailleurs - un terrain vague du quartier de Christiana, à Copenhague - et sous une autre forme - un restaurant accolé à une ferme urbaine. En Belgique aussi, le rideau va tomber sur deux belles maisons.

De Karmeliet, l'enseigne gastronomique de Geert Van Hecke, à Bruges, fermera définitivement ses portes à l'automne prochain. En cause, un chef affaibli physiquement, peut-être en raison des trois étoiles qu'il a fièrement arborées pendant vingt ans.

Kobe Desramaults en cuisine, Kris Vlegels
Kobe Desramaults en cuisine © Kris Vlegels

Si cette décision s'avère logique, dans la mesure où l'homme se concentrera sur des projets moins accaparants, plus surprenante est celle de Kobe Desramaults de l'avant-gardiste In de Wulf, à Dranouter, orné depuis 2006 d'un unique macaron. Invoquant douze années d'un sacrifice constant, cet agitateur du goût laissera de nombreux gastronomes orphelins et amers... qu'il n'ait jamais été étoilé à la hauteur de son talent.

Après le service du réveillon de la Saint-Sylvestre, le Danois René Redzepi déposera la clé sous le paillasson du Noma, considéré comme la meilleure table du monde. Pas de panique, l'influent chef rouvrira ailleurs - un terrain vague du quartier de Christiana, à Copenhague - et sous une autre forme - un restaurant accolé à une ferme urbaine. En Belgique aussi, le rideau va tomber sur deux belles maisons. De Karmeliet, l'enseigne gastronomique de Geert Van Hecke, à Bruges, fermera définitivement ses portes à l'automne prochain. En cause, un chef affaibli physiquement, peut-être en raison des trois étoiles qu'il a fièrement arborées pendant vingt ans. Si cette décision s'avère logique, dans la mesure où l'homme se concentrera sur des projets moins accaparants, plus surprenante est celle de Kobe Desramaults de l'avant-gardiste In de Wulf, à Dranouter, orné depuis 2006 d'un unique macaron. Invoquant douze années d'un sacrifice constant, cet agitateur du goût laissera de nombreux gastronomes orphelins et amers... qu'il n'ait jamais été étoilé à la hauteur de son talent.