En avril dernier, Les Inrockuptibles le clamaient haut et fort, dès leur couverture : " Bruxelles is the new cool. " Et l'édito de Pierre Siankowski en remettait une couche. " Dès 2013, pouvait-on y lire, nous comprîmes ici qu'il y avait comme une sorte de plan quinquennal absolument lumineux et pas du tout calculé qui nous amenait en direct de la capitale de la Belgique et de l'Europe des raisons de croire à un raz-de-marée (...). " Quels dikkeneks, ces Françouzes ! (1) Non pas que l'usage du passé simp...

En avril dernier, Les Inrockuptibles le clamaient haut et fort, dès leur couverture : " Bruxelles is the new cool. " Et l'édito de Pierre Siankowski en remettait une couche. " Dès 2013, pouvait-on y lire, nous comprîmes ici qu'il y avait comme une sorte de plan quinquennal absolument lumineux et pas du tout calculé qui nous amenait en direct de la capitale de la Belgique et de l'Europe des raisons de croire à un raz-de-marée (...). " Quels dikkeneks, ces Françouzes ! (1) Non pas que l'usage du passé simple soit pour nous déplaire ; ce qui agace, ce serait plutôt cette façon de prétendre tout savoir, et avant tout le monde... A sa décharge, les propos du directeur de la rédaction laissaient entendre que cette remarquable clairvoyance ne se limitait pas à prédire cinq ans auparavant ce qui serait tendance en 2018. Quelques lignes plus loin, il ajoutait en effet que nos compatriotes montés à Paris l'ont fait en " bravant " une certaine " arrogance française " - Oef, si le peï fait de son stoef, il est pas contraire... Au-delà des mots, des images qui en disaient long : l'engouement du magazine culturel pour notre scène artistique était tel que, cette semaine-là, il lui consacrait non pas une mais deux covers. Sur la première, une Virginie Efira sexy en diable, sur l'autre Roméo Elvis et Angèle, frère et soeur, 25 et 22 ans, déjà respectivement disque d'or et détentrice, avec la La loi de Murphy, d'un score de 10 millions de vues sur YouTube... sans avoir encore sorti d'album. Ce sera chose faite le 5 octobre prochain et ça s'appellera Brol - la fille de Laurence Bibot et Marka avait envie d'un titre qui évoque son pays " parce que j'y suis de moins en moins ", succès et tournées obligent. Et puis, nous a-t-elle expliqué, elle en aime la signification, celle d'un " désordre mais optimiste et léger, ce n'est pas du tout péjoratif ". C'est avec la même grâce insouciante qu'elle s'est prêtée à l'exercice du shooting dédié à la mode de chez nous, elle qui avait envisagé un temps travailler dans ce secteur. Dans les locaux du MAD Brussels, entre deux essayages, elle s'est confiée sur sa galaxie intime, où l'on croise sa mère, son père et son frangin, bien sûr, mais également Lena Dunham, Beyoncé et Ella Fitzgerald. Ou sa nounou, devenue depuis lors sa manager. Ça n'a rien de surréaliste, c'est juste la Belgique. Et ça c'est cool, ket. (1) j'espère n'offenser ni Français, ni Belge ; je suis half en half...