On les retrouve en masse sur Facebook et Instagram. Elles ont le brushing impec, la tenue à la mode (sans aucune trace de panade, s'il vous plaît), l'oeil alerte, les cernes bannies. Avec, sous le bras, u...

On les retrouve en masse sur Facebook et Instagram. Elles ont le brushing impec, la tenue à la mode (sans aucune trace de panade, s'il vous plaît), l'oeil alerte, les cernes bannies. Avec, sous le bras, un beau bébé souriant, fringué pile-poil dans la tendance. Le cadrage est parfait. Pas de jouet qui traîne (ou alors, pour faire genre), la chaise de designer ou le jardin fleuri, en arrière-plan. Avec, en option, une poussette à proximité (merci à la marque pour ce charmant cadeau, qui mérite un peu de pub, toutes les semaines environ). On les appelle désormais les "happy mamas", référence à ces hashtags (#happymama, #happybaby, #happyfamily), qui fleurissent sur le Net. Une vie de maman épanouie (surtout, ne dites plus mère), idéalisée à l'excès. Une maternité valeur refuge, qui donne un rien envie, tout autant qu'elle culpabilise des milliers de femmes lambda, gérant comme elles peuvent leur carrière, leurs kids, leur vie sociale et amoureuse. Mais leur a-t-on demandé leur avis, à ces enfants-vitrine ?