Le phénomène des expositions consacrées à la mode et à ses créateurs ne s'essouffle pas, que du contraire ! Cette nouvelle année verra donc son lot de belles présentations, mais connaîtra peut-être aussi des records de fréquentation... En 2018, Heavenly Bodies, traitant des interactions entre la mode et la religion catholique, a ainsi fait 1,65 million d'entrées au Metropolitan Museum de New York. Soit nettement mieux que l'expo dédiée à Toutankhamon, qui détenait la palme depuis... 1978, avec son 1,36 million de visiteurs. Mêmes applaudissements pour la rétrospective honorant Christian Dior aux Arts décoratifs, à Paris, qui a déplacé quelque 708 000 personnes.
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Le phénomène des expositions consacrées à la mode et à ses créateurs ne s'essouffle pas, que du contraire ! Cette nouvelle année verra donc son lot de belles présentations, mais connaîtra peut-être aussi des records de fréquentation... En 2018, Heavenly Bodies, traitant des interactions entre la mode et la religion catholique, a ainsi fait 1,65 million d'entrées au Metropolitan Museum de New York. Soit nettement mieux que l'expo dédiée à Toutankhamon, qui détenait la palme depuis... 1978, avec son 1,36 million de visiteurs. Mêmes applaudissements pour la rétrospective honorant Christian Dior aux Arts décoratifs, à Paris, qui a déplacé quelque 708 000 personnes. Mais pourquoi ces archives et bouts de tissus griffés font-ils tant courir les foules ? Ils intéressent bien sûr tout qui travaille, de près ou de loin, dans l'univers fashion. Les plus âgés aussi, férus d'un vestiaire que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Mais, de façon plus générale, ces rétrospectives plaisent à tous et sont désormais considérées comme des distractions à part entière, à ranger dans la catégorie Loisirs. Et c'est vrai qu'en la matière, la couture est plus facilement compréhensible que l'art conceptuel. Sans compter que la thématique du vêtement concerne tout le monde et donne l'illusion d'une proximité avec les créateurs de mode. Or, il est nettement plus facile de pousser la porte d'un musée que d'une grande maison de luxe... Et quand on sait que pour les griffes, ces événements constituent du pain bénit en matière de communication, qu'ils contribuent à inscrire la marque dans l'histoire et qu'ils sont aussi des vecteurs de vente, il n'est pas difficile de prédire que les liaisons fructueuses entre mode et musées ne sont pas près de s'arrêter.