Ce théâtre de création axé sur les nouvelles écritures était installé depuis sa naissance en 1943 et jusqu'en 2011 dans les murs du palais des Beaux-Arts. Il a ensuite connu une période de nomadisme, durant laquelle il s'est fait héberger au gré de ses créations dans d'autres lieux culturels. La compagnie a trouvé sa propre maison en janvier 2014. Elle a dû reprendre ses bagages sous le bras le 17 mars 2018, date de début du chantier de rénovation.

Le budget des travaux s'est élevé à environ 1,1 million d'euros, financé notamment par la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Loterie nationale et des dons.

Les architectes de Ouest architecture Stéphane Damsin et Jan Haerens ont entre autres réaménagé les espaces autour d'un patio central, ont créé un salon pour des rencontres ou des expositions, ont rassemblé les pôles artistique, technique et administratif sur un même site et ont augmenté la capacité de la salle à 160 places. L'isolation acoustique a également été revue pour mieux protéger les riverains des nuisances sonores. "Ce sera un chez-soi en interaction avec une diversité d'interlocuteurs", a assuré Olivier Bastin, président du Rideau. "Aujourd'hui, les gens ne vont plus au théâtre pour assister à un 'acte sacré' en soirée, mais ils peuvent s'y retrouver à tous les moments de la journée pour une multiplicité d'activités. (...) Les lieux culturels sont amenés à devenir un prolongement du chez-soi de leurs publics".

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Le bourgmestre s'est réjoui de voir ce lieu animer le quartier situé à l'arrière de Matonge. "Merci de cette symbolique d'un lieu de culture qui s'ouvre, d'un lieu de culture qui ose se rénover, d'un lieu de culture qui quel que soit son histoire, son nomadisme, prouve que c'est d'abord avec son public que l'on construit son présent et son avenir", a ajouté la ministre.

Du 14 au 21 septembre s'ouvrira le RRRR festival sur les nouvelles écritures qui programmera quatre spectacles, mais aussi des ateliers ou des lectures. La saison 2019-2020 proposera différentes créations propres à commencer en octobre par "Cinglée" de Céline Delbecq sur le féminicide.