La Frans Musinstraat, qui figure dans le top 10 des "plus belles rues d'Ostende", mérite amplement d'accéder au top 3. Elle est située dans le quartier Belle Epoque, où les façades aux couleurs pastel rappellent la ville d'autrefois. L'appartement de vacances Paloma, loué comme Airbnb, se trouve dans un immeuble des années 70 de cette artère et donne, depuis le troisième étage, sur l'élégant alignement des maisons anciennes voisines. C'est pourquoi l'architecte Sam Peeters a conçu un appui de fenêtre tout en longueur qui permet de savourer aisément le spectacle depuis la pièce de vie. De quoi remplacer avantageusement ...

La Frans Musinstraat, qui figure dans le top 10 des "plus belles rues d'Ostende", mérite amplement d'accéder au top 3. Elle est située dans le quartier Belle Epoque, où les façades aux couleurs pastel rappellent la ville d'autrefois. L'appartement de vacances Paloma, loué comme Airbnb, se trouve dans un immeuble des années 70 de cette artère et donne, depuis le troisième étage, sur l'élégant alignement des maisons anciennes voisines. C'est pourquoi l'architecte Sam Peeters a conçu un appui de fenêtre tout en longueur qui permet de savourer aisément le spectacle depuis la pièce de vie. De quoi remplacer avantageusement la vue sur mer. Pour trouver l'inspiration afin d'imaginer cet aménagement, le concepteur a erré dans le quartier, s'est attablé au bistro du coin et a même fouillé diverses archives photographiques. Son studio d'architecture d'intérieur s'appelle Contekst, un nom qu'il n'a pas choisi par hasard. "Quand je m'attaque à un projet, je remplis des carnets entiers d'informations et je cherche des liens partout, explique l'Anversois, devenu architecte après avoir entamé des études d'histoire. Dans mes réalisations, il y a bien plus que des lignes et des mètres carrés sur un plan. L'intérieur est un récit - ou un texte - comportant plusieurs couches. Je n'aime pas faire table rase. Je ne dépouillerai jamais totalement un lieu et je n'enlèverai jamais tous les détails d'origine." Ainsi, dans ce logis ostendais, Sam Peeters a notamment conservé le plafond lambrissé en bois et les carrelages roses de la salle de bains. "Cette dernière était totalement seventies, tout droit sortie des livres d'histoire. Je suis tombé raide amoureux des carrelages originaux, l'agent immobilier m'a pris pour un fou", se souvient-il. Une autre caractéristique de ce logement est la présence de plusieurs miroirs. On en retrouve sur l'armoire électrique, sur un cube disposé dans l'espace de vie et même en terrasse. "Les matières réfléchissantes m'attirent, avoue le créateur en riant. Les reflets intriguent, comme sur la table à manger, qui est faite de Plexiglas recyclé. Ce genre de matériau apporte du mouvement à la composition." Les oeuvres d'art que l'on voit au mur sont tout aussi surprenantes et ludiques. L'appartement est à 10 minutes à pied du Mu.ZEE, le musée d'art moderne de la cité balnéaire, mais il offre également la possibilité de découvrir une petite collection intéressante. Sam Peeters et son conjoint Christophe Ysewyn sont collectionneurs et ont réalisé un beau mélange avec, notamment, une lithographie de Calder et des photos de plage signées Gavino Fauzia. Le nom de l'endroit, Paloma, est d'ailleurs une référence à Paloma Picasso, la fille du peintre. "Je l'ai rencontrée un jour par hasard lors d'une fête à Barcelone, et le nom m'est resté, avoue l'architecte. Je tiens dans mon téléphone une liste de patronymes qui me fascinent et me serviront peut-être un jour pour un projet. Et cet appartement est une véritable Paloma, vous ne trouvez pas?"