Le projet repose sur un constat imparable : les 20 millions de réfugiés actuellement recensés dans le monde comptent parmi eux des milliers d'artisans qualifiés, héritiers de traditions parfois séculaires ne demandant qu'à exercer leur métier.
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Le projet repose sur un constat imparable : les 20 millions de réfugiés actuellement recensés dans le monde comptent parmi eux des milliers d'artisans qualifiés, héritiers de traditions parfois séculaires ne demandant qu'à exercer leur métier. L'ONU s'est donc mis à identifier les artisans présents dans des camps, pour ensuite les mettre en relation avec des entreprises locales avec qui collaborer, tout en assurant un soutien technique permettant la création de nouveaux objets. Et ça a marché, comme le prouvent ces collections d'accessoires de mode et de déco venus d'Afghanistan, de Malaisie ou encore du Burkina Faso, qui propulsent des savoir-faire traditionnels dans un marché globalisé, et constituent une véritable aubaine pour des populations fragilisées, dont on reconnaît les talents tout en leur garantissant des moyens de subsistance - nombre de projets sont d'ailleurs menés par des femmes, comme en témoignent les noms Womencraft ou RefuSHE. Bref, si vous êtes intéressés par l'artisanat dit " ethnique " et/ou par les problématiques migratoires, on vous recommande vivement d'aller faire un tour sur www.made51.org - outre une boutique en ligne, le site héberge une abondante documentation sur le contexte de chacun des douze projets, chiffres sur le camp et sa population, potentiel de développement, techniques et matériaux utilisés.