1. Au Civa, à Bruxelles

Bain de réflexions architecturales

CIVA: Belgica, territoires d'impressions, Mandana Bafghinia
CIVA: Belgica, territoires d'impressions © Mandana Bafghinia

Plusieurs accrochages sont mis sur pied cet été par le centre d'architecture bruxellois, ce qui multiplie les raisons d'aller faire un tour du côté de la rue de l'Ermitage, non loin de la place Flagey. Parmi ces expos, on pointera notamment Belgica: Territoires d'impressions. Une mise en perspective de la notion de territoire, sur la base de cartographies, dessins, vidéos et installations.

CIVA: Flore Fockeday et Sébastien Roy, Martha Virgaux
CIVA: Flore Fockeday et Sébastien Roy © Martha Virgaux

Le Civa a également proposé aux architectes Flore Fockedey et Sébastien Roy d'investir un niveau du bâtiment sur le thème de l'éphémère et du mouvement. En résultent trois installations qui "aspirent à générer des atmosphères propices aux échanges et à la convivialité, après ces nombreux mois privés d'espaces de rencontre". On pointera aussi Now you see me Moria, un émouvant témoignage photo sur le sort des réfugiés, et Walking for scores, qui aborde la frontière entre le public et la dimension esthétique de l'espace, à travers la marche urbaine.

  • Civa, 55, rue de l'Ermitage, à 1050 Bruxelles. civa.brussels Jusqu'au 8 août.

2. Au Design Museum Brussels, à Bruxelles

Ode à la chaise

Design Museum Brussels: la chaise de Shiro Kuramata Studio pour Vitra

Entamée en mars, l'expo dédiée aux assises, au fil du temps et des styles, est encore visible jusque fin août. "Les chaises sont l'expression matérielle d'une époque", nous confiait Hilde Bouchez, anthropologue et historienne lors de l'inauguration. Et c'est ce que tend à démontrer ce parcours Chaise. Stoel. Chair. qui met en relation la forme des modèles et l'évolution du monde.

Design Museum Brussels: la chaise Universale de Joe Colombo (1967), LEON Elie
Design Museum Brussels: la chaise Universale de Joe Colombo (1967) © LEON Elie

Le Corbusier, Charles et Ray Eames, Mies van der Rohe, mais aussi des créateurs contemporains comme le label anversois Ecobirdy ou le duo Studio Swine: tous apportent leur contribution pour penser et repenser sans cesse un geste humain de base, celui de s'asseoir... Une balade design des plus captivantes.

  • Design Museum Brussels, Trade Mart Brussels, 1, place de Belgique, à 1020 Bruxelles, designmuseum.brussels Jusqu'au 29 août.

3. A Bozar, à Bruxelles

Symboles nationaux

Jacques Moeschal à Bozar: maquette du Signal d'Hensies, à la frontière française, près de Mons., Jacques Moeschal/ SDP
Jacques Moeschal à Bozar: maquette du Signal d'Hensies, à la frontière française, près de Mons. © Jacques Moeschal/ SDP

Son nom n'évoque peut-être pas grand-chose au public non averti mais les sculptures géantes de l'artiste et architecte bruxellois Jacques Moeschal sont pour sûr connues de tous, tant elles impactent, par leurs lignes pures et fortes, nos paysages urbains et routiers. Au travers de plans, films, maquettes et oeuvres d'artistes contemporains, Bozar rend hommage à ce grand monsieur du patrimoine moderne qui a marqué notre territoire de ses Signaux en béton, érigés au bord de nos autoroutes dans les années 60 et 70.

  • Bozar, 23, rue Ravenstein, à 1000 Bruxelles. Bozar.be Jusqu'au 19 septembre.

4. Au Grand-Hornu, à Hornu

Jeux de matières

CID: Burning balls de Kaspar Hamacher.

Fils de garde forestier et originaire des Cantons de l'Est, l'artiste et designer Kaspar Hamacher (39 ans) travaille le bois massif depuis 2008. Ses meubles et objets artisanaux sont mis à l'honneur cet été au Centre d'innovation et de design (CID), sur le site du Grand-Hornu, dans le cadre de l'exposition Terre Mère. En parallèle, le parcours Materia met en avant les résultats du Prix Jeunes Artistes du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l'occasion de découvrir les grands de demain. Et jusqu'au 25 juillet, l'accrochage dédié à l'eau dans tous ses états, et sa carence, Après la sécheresse, reste accessible au public.

Et vu que ce beau site patrimonial abrite aussi le MAC's, c'est également l'occasion de découvrir Comme le mur qui attend le lierre, "une méditation poétique et critique sur le thème des ruines" au fil d'une installation d'Oriol Vilanova, d'une projection de Fiona Tan ainsi que d'une sculpture de Daniel Turner. Sans oublier l'expo dédiée à l'artiste américain James Welling, Centro, qui présente un travail photographique autour de l'architecture et la statuaire de l'Antiquité gréco-romaine.

5. Au Design Museum Gent, à Gand

Richesse intérieure

Home stories à Gand: un intérieur signé Vezrner Panton., SDP / Design Museum Gent
Home stories à Gand: un intérieur signé Vezrner Panton. © SDP / Design Museum Gent

Les intérieurs ont une influence fondamentale sur notre mode de vie, et cette année confinée ne peut que le confirmer. L'exposition rétrospective Home Stories se penche sur les moments-clés de l'évolution de nos home sweet homes et sur la question "comment habiter de nos jours?" Au menu de la réflexion: la densité en milieu urbain, l'effacement de la frontière entre vies professionnelle et privée, la tendance loft des années 70 ou encore la révolution des électroménagers dans les fifties. Et ce au travers de vingt intérieurs conçus par des architectes ou artistes célèbres ou non - Verner Panton, Finn Juhl, Andy Warhol...

Et pour ceux qui en veulent plus, le Design Museum Gent s'intéresse également, dans un second parcours, à l'évolution du mobilier de Bureau. Une thématique particulièrement parlante en cette année qui, pour beaucoup, a été marquée par le télétravail.

6. Au centre Keramis, à La Louvière

Humour et céramique

Centre Keramis: Fuck Like Usual, faïence de Hugo Meert., JacquesVandenberg
Centre Keramis: Fuck Like Usual, faïence de Hugo Meert. © JacquesVandenberg

L'artiste designer Hugo Meert est diplômé de l'école d'art Sint-Lukas Brussel. Sa patte: "des objets banals du quotidien se métamorphosant pour offrir des jeux de mots et d'images." Des oeuvres empreintes d'un certain surréalisme typiquement belge donc, mises aujourd'hui en avant par le Centre de la céramique de La Louvière dans l'expo Unbreakable.

Centre Keramis: Volt Tiles, faïence de Hugo Meert., JacquesVandenberg
Centre Keramis: Volt Tiles, faïence de Hugo Meert. © JacquesVandenberg

Une dérision par rapport au quotidien qu'on retrouve également dans le travail de l'artiste français François Curlet, qui présente à Keramis ses dernières créations dans l'installation Mega Mug & Bike-plugged.

  • Keramis - Centre de la Céramique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, 1, place des Fours-Bouteilles, à 7100 La Louvière. keramis.be Jusqu'au 7 novembre.

7. Au BAM, à Mons

Deux grands noms

My Secret Garden de Arne Quinze au BAM., BELGA / VIRGINIE LEFOUR
My Secret Garden de Arne Quinze au BAM. © BELGA / VIRGINIE LEFOUR

On se souvient de la sculpture urbaine temporaire géante d'Arne Quinze, The Passenger, qui fit couler pas mal d'encre dans le centre de Mons. L'oeuvre a été récemment démontée mais le musée des beaux-arts de la ville rend une fois de plus hommage à l'artiste flamand, et à son travail de sculpteur dans l'espace public, depuis vingt-cinq ans. L'exposition My secret garden met en avant son attrait pour la nature et le jardin, notamment au travers de 5000 fleurs plantées aux abords du musée.

My Secret Garden d'Arne Quinze au BAM., BELGA / VIRGINIE LEFOUR
My Secret Garden d'Arne Quinze au BAM. © BELGA / VIRGINIE LEFOUR

Le BAM dévoile également cet été le travail d'une figure artistique montoise du XXe siècle: Zéphir Busine. Reconnu comme peintre abstrait lyrique, l'homme a pourtant aussi réalisé des créations design, peu connues. Le Hennuyer a en effet dessiné pour la manufacture verrière de Boussu, dès 1958, des objets révélant les préoccupations de cette époque tournée vers le progrès et la consommation. Ses réalisations rappellent le design scandinave et restent très modernes bien qu'elles furent pensées il y a plus de cinquante ans.

  • BAM, 8, rue Neuve, à 7000 Mons, bam.mons.be Jusqu'au 29 août.
Plusieurs accrochages sont mis sur pied cet été par le centre d'architecture bruxellois, ce qui multiplie les raisons d'aller faire un tour du côté de la rue de l'Ermitage, non loin de la place Flagey. Parmi ces expos, on pointera notamment Belgica: Territoires d'impressions. Une mise en perspective de la notion de territoire, sur la base de cartographies, dessins, vidéos et installations.Le Civa a également proposé aux architectes Flore Fockedey et Sébastien Roy d'investir un niveau du bâtiment sur le thème de l'éphémère et du mouvement. En résultent trois installations qui "aspirent à générer des atmosphères propices aux échanges et à la convivialité, après ces nombreux mois privés d'espaces de rencontre". On pointera aussi Now you see me Moria, un émouvant témoignage photo sur le sort des réfugiés, et Walking for scores, qui aborde la frontière entre le public et la dimension esthétique de l'espace, à travers la marche urbaine.Entamée en mars, l'expo dédiée aux assises, au fil du temps et des styles, est encore visible jusque fin août. "Les chaises sont l'expression matérielle d'une époque", nous confiait Hilde Bouchez, anthropologue et historienne lors de l'inauguration. Et c'est ce que tend à démontrer ce parcours Chaise. Stoel. Chair. qui met en relation la forme des modèles et l'évolution du monde. Le Corbusier, Charles et Ray Eames, Mies van der Rohe, mais aussi des créateurs contemporains comme le label anversois Ecobirdy ou le duo Studio Swine: tous apportent leur contribution pour penser et repenser sans cesse un geste humain de base, celui de s'asseoir... Une balade design des plus captivantes.Son nom n'évoque peut-être pas grand-chose au public non averti mais les sculptures géantes de l'artiste et architecte bruxellois Jacques Moeschal sont pour sûr connues de tous, tant elles impactent, par leurs lignes pures et fortes, nos paysages urbains et routiers. Au travers de plans, films, maquettes et oeuvres d'artistes contemporains, Bozar rend hommage à ce grand monsieur du patrimoine moderne qui a marqué notre territoire de ses Signaux en béton, érigés au bord de nos autoroutes dans les années 60 et 70.Fils de garde forestier et originaire des Cantons de l'Est, l'artiste et designer Kaspar Hamacher (39 ans) travaille le bois massif depuis 2008. Ses meubles et objets artisanaux sont mis à l'honneur cet été au Centre d'innovation et de design (CID), sur le site du Grand-Hornu, dans le cadre de l'exposition Terre Mère. En parallèle, le parcours Materia met en avant les résultats du Prix Jeunes Artistes du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l'occasion de découvrir les grands de demain. Et jusqu'au 25 juillet, l'accrochage dédié à l'eau dans tous ses états, et sa carence, Après la sécheresse, reste accessible au public.Et vu que ce beau site patrimonial abrite aussi le MAC's, c'est également l'occasion de découvrir Comme le mur qui attend le lierre, "une méditation poétique et critique sur le thème des ruines" au fil d'une installation d'Oriol Vilanova, d'une projection de Fiona Tan ainsi que d'une sculpture de Daniel Turner. Sans oublier l'expo dédiée à l'artiste américain James Welling, Centro, qui présente un travail photographique autour de l'architecture et la statuaire de l'Antiquité gréco-romaine.Les intérieurs ont une influence fondamentale sur notre mode de vie, et cette année confinée ne peut que le confirmer. L'exposition rétrospective Home Stories se penche sur les moments-clés de l'évolution de nos home sweet homes et sur la question "comment habiter de nos jours?" Au menu de la réflexion: la densité en milieu urbain, l'effacement de la frontière entre vies professionnelle et privée, la tendance loft des années 70 ou encore la révolution des électroménagers dans les fifties. Et ce au travers de vingt intérieurs conçus par des architectes ou artistes célèbres ou non - Verner Panton, Finn Juhl, Andy Warhol...Et pour ceux qui en veulent plus, le Design Museum Gent s'intéresse également, dans un second parcours, à l'évolution du mobilier de Bureau. Une thématique particulièrement parlante en cette année qui, pour beaucoup, a été marquée par le télétravail.L'artiste designer Hugo Meert est diplômé de l'école d'art Sint-Lukas Brussel. Sa patte: "des objets banals du quotidien se métamorphosant pour offrir des jeux de mots et d'images." Des oeuvres empreintes d'un certain surréalisme typiquement belge donc, mises aujourd'hui en avant par le Centre de la céramique de La Louvière dans l'expo Unbreakable.Une dérision par rapport au quotidien qu'on retrouve également dans le travail de l'artiste français François Curlet, qui présente à Keramis ses dernières créations dans l'installation Mega Mug & Bike-plugged.On se souvient de la sculpture urbaine temporaire géante d'Arne Quinze, The Passenger, qui fit couler pas mal d'encre dans le centre de Mons. L'oeuvre a été récemment démontée mais le musée des beaux-arts de la ville rend une fois de plus hommage à l'artiste flamand, et à son travail de sculpteur dans l'espace public, depuis vingt-cinq ans. L'exposition My secret garden met en avant son attrait pour la nature et le jardin, notamment au travers de 5000 fleurs plantées aux abords du musée.Le BAM dévoile également cet été le travail d'une figure artistique montoise du XXe siècle: Zéphir Busine. Reconnu comme peintre abstrait lyrique, l'homme a pourtant aussi réalisé des créations design, peu connues. Le Hennuyer a en effet dessiné pour la manufacture verrière de Boussu, dès 1958, des objets révélant les préoccupations de cette époque tournée vers le progrès et la consommation. Ses réalisations rappellent le design scandinave et restent très modernes bien qu'elles furent pensées il y a plus de cinquante ans.