Déjà tout petit, Max Godet adorait les hobbys manuels et créatifs, comme les modèles réduits ou les Lego Technics. " C'est peut-être dans mes gènes, confie-t-il, mes deux grands-pères étaient bricoleurs ; l'un dans la mécanique, l'autre qui façonnait du petit mobilier en bois. J'ai d'ailleurs récupéré certaines de ses vieilles machines. " Son bac en poche, Max s'inscrit en architecture, " un peu à l'aveugle ", mais attiré par l'idée de manipuler des matériaux, d'étudier la volumétrie, bref, de travailler en maquettes - son plaisir perso. S'il décide d'étudier en Belgique, c'est pour des raisons de proximité, et parce que notre cursus est " est plutôt tourné vers l'aspect créatif, alors qu'en France, ils sont plus préoccupés par le scientifique ".
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Déjà tout petit, Max Godet adorait les hobbys manuels et créatifs, comme les modèles réduits ou les Lego Technics. " C'est peut-être dans mes gènes, confie-t-il, mes deux grands-pères étaient bricoleurs ; l'un dans la mécanique, l'autre qui façonnait du petit mobilier en bois. J'ai d'ailleurs récupéré certaines de ses vieilles machines. " Son bac en poche, Max s'inscrit en architecture, " un peu à l'aveugle ", mais attiré par l'idée de manipuler des matériaux, d'étudier la volumétrie, bref, de travailler en maquettes - son plaisir perso. S'il décide d'étudier en Belgique, c'est pour des raisons de proximité, et parce que notre cursus est " est plutôt tourné vers l'aspect créatif, alors qu'en France, ils sont plus préoccupés par le scientifique ". D'une session (pourtant réussie) à une autre, il commence à douter de son avenir dans ce domaine et, une fois diplômé, s'accorde une année sabbatique, le temps de faire le point. C'est à ce moment qu'il rencontre Jennifer et qu'il se découvre une nouvelle passion, grâce à une course de caisses à savon. A mesure qu'il fabrique son bolide de métal et apprend la soudure sur le tas, il consolide sa relation avec sa future Jane, précieuse source d'encouragements. Bientôt, tout s'emballe. L'idée de se lancer dans le mobilier en autodidacte germe rapidement. Un concept s'ébauche - " un style minimaliste, simple et clair, mais aussi solide : il faut que ça dure " - et en 2015, un magasin vacant est trouvé, à Uccle. Parachutiste chevronnée, Jennifer Meunier ne craint pas ce grand saut : " Je bossais en boutique et j'en avais marre. Le design et la déco, j'ai toujours adoré. Donc quand il m'a proposé de l'accompagner en Belgique, je me suis dit : " Pourquoi pas ? ". " Le jeune couple fait confiance à son feeling et embarque pour Bruxelles. " On est partis de rien, la boutique était vide, et ce n'est pas comme si j'avais un carnet rempli de croquis ", se souvient Max. Et pour cause : il ne dessine " quasiment jamais ". Son truc, c'est la conception en trois dimensions, faite de chutes de métal, qu'il assemble, incline, coupe ou cintre suivant ses envies ou son inspiration du moment. Une méthode d'essais-erreurs qui souligne l'importance de Jennifer à ses côtés, et pas seulement parce que leur site les présente comme " Le designer & l'inspiratrice " - elle est bien plus que ça. " C'est important pour moi d'avoir son avis, insiste Max. Le résultat n'aurait pas été identique si j'avais été seul, elle a le rôle essentiel de première critique. Quand on bosse sur un projet, on fonctionne par concertation, voire confrontation. Heureusement, on est souvent sur la même longueur d'ondes. " A tel point qu'il tient à ce que l'enseigne passe de " Max Godet Architecture + Design " à " Max et Jane ", malgré une légère réticence de Jennifer, désireuse de " ne pas s'imposer ". Alors qu'elle dirige l'établissement, gère l'administratif et tâte même de la soudure : " Un problème de bras m'a longtemps tenue éloignée de l'atelier, mais j'y reviendrai ; j'aime le travail manuel, et la soudure demande beaucoup de minutie ", dit-elle, taclant l'air de rien un paquet de préjugés sexistes. Son portfolio maintenant bien rempli - mobilier, décorations, statues, luminaires, sans parler des aménagements privés, comme des dressings, ou des bibliothèques -, le duo participe à ses premiers salons et concours. En 2017, le 5e Uptown Design leur décerne le prix EDUDA - " Pourtant on concourait avec des pointures, comme Val Saint Lambert ou Ateliers Vervloet ", se remémorent-ils. Aujourd'hui, le tandem vient de participer au parcours Upcycling à Ixelles, et s'apprête à vivre une année 2019 particulière, avec le recentrage vraisemblable de ses activités sur le Net via son e-shop et... la venue prochaine d'un bébé. Une nouvelle création garantie " sans soudure " qui marque le début d'un tout autre type d'aventure.