La concurrence entre Design Weeks et salons européens n'a sans doute jamais été aussi acharnée, chacun voulant s'attribuer le titre convoité de dauphin de l'intouchable Salone internazionale del mobile de Milan. Et à ce petit jeu, il semblerait que l'IMM Köln ait réussi à tirer son épingle du jeu, en capitalisant sur ses nombreux avantages: rang dans le calendrier, position centrale, accès en Thalys, participants prestigieux, infrastructures et organisation au top, largement de quoi damer le pion à ses rivaux et assurer une visite agréable... N'hésitez pas à juger par vous-même l'an prochain, car il a également la particularité d'être ouvert au grand public, là où la plupart des événements équivalents restent réservés aux pros. Et même si Cologne fait toujours figure de Petit Poucet face à l'ogre milanais, qui se réserve principaux lancements et grandes exclus avec la complicité des éditeurs et designers, difficile de nier sa qualité de "place to be" du début d'année. D'ailleurs, bien qu'une importante partie des primeurs ne soit attendue qu'au printemps, cela n'empêche pas de tirer certains enseignements: si certains labels débarquent en bord de Rhin sans exclusivités dans leurs bagages, c'est parce que l'IMM est devenu un rendez-vous de prestige, où il convient d'occuper le terrain coûte que coûte, face à ses concurrents.
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La concurrence entre Design Weeks et salons européens n'a sans doute jamais été aussi acharnée, chacun voulant s'attribuer le titre convoité de dauphin de l'intouchable Salone internazionale del mobile de Milan. Et à ce petit jeu, il semblerait que l'IMM Köln ait réussi à tirer son épingle du jeu, en capitalisant sur ses nombreux avantages: rang dans le calendrier, position centrale, accès en Thalys, participants prestigieux, infrastructures et organisation au top, largement de quoi damer le pion à ses rivaux et assurer une visite agréable... N'hésitez pas à juger par vous-même l'an prochain, car il a également la particularité d'être ouvert au grand public, là où la plupart des événements équivalents restent réservés aux pros. Et même si Cologne fait toujours figure de Petit Poucet face à l'ogre milanais, qui se réserve principaux lancements et grandes exclus avec la complicité des éditeurs et designers, difficile de nier sa qualité de "place to be" du début d'année. D'ailleurs, bien qu'une importante partie des primeurs ne soit attendue qu'au printemps, cela n'empêche pas de tirer certains enseignements: si certains labels débarquent en bord de Rhin sans exclusivités dans leurs bagages, c'est parce que l'IMM est devenu un rendez-vous de prestige, où il convient d'occuper le terrain coûte que coûte, face à ses concurrents. Heureusement, les halls de Kölnmesse regorgaient tout de même de nouveaux produits, finitions ou séries limitées, qui alimentent le présent compte-rendu. A tout "kaizer", tout honneur, nous l'entameront avec les célébrations liées au centième anniversaire de la fondation du Bauhaus, établissement où naquit le célèbre mouvement, parmi l'un des plus influents du siècle dernier. Tête d'affiche des festivités, Thonet fêtait également son propre bicentenaire, et autant dire que la vénérable maison rhénane avait mis les petits plats dans les grands. Dans un espace circulaire appelé Café Thonet, elle célébrait ses vedettes en verre, bois et métal tubulaire, exposant pièces d'archives, modèles classiques ou rééditions exclusives (dont les iconiques 214 ou S 533 F, revues par Studio Besau Marguerre), pour le bonheur de nombreux visiteurs. D'autres éditeurs historiques du Bauhaus, comme Tecta, n'ont pas manqué de capitaliser sur ce glorieux passé, alors que certains fabricants, comme Walter Knoll ou Hülsta, s'en sont abondamment réclamés. Et aux côtés des marques allemandes, on a aussi remarqué la présence de nombreux "cousins germains", comme les Suisses d'Intertime ou la Team 7 autrichienne, accompagnés par d'autres compatriotes que l'on a moins l'habitude de voir lors des manifestations internationales.