Il est des lieux, comme des gens, qui inspirent. A la villa Noailles, cette sensation vous étreindra sans coup férir - ce serait l'hiver quelque part vers la fin des années 20, le soleil de la Méditerranée réchaufferait les dalles de la terrasse, il se pourrait que Giacometti apparaisse au détour du chemin, on entendrait des bribes de musique, elle serait signée Francis Poulenc, un homme filmerait la villégiature, il ressemblerait de près comme de loin à Man Ray et personne ne s'en étonnerait, les fantômes ici sont bien vivants.
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