Mais comme il paraît que l'apprentissage des écogestes, c'est aussi faire un pas à la fois, chacun à son rythme, pour finalement rejoindre le paradis vert, j'ai décidé cette année d'abandonner une autre coutume bien ancrée et qui génère, elle, une tonne de déchets lorsque minuit retentit. J'ai nommé: les paquets cadeaux, ces petits chefs-d'oeuvre de papier glacé sur lesquels on s'arrache les cheveux pendant deux heures pour éviter les faux plis et qui en à peine cinq secondes sont réduits à néant et jetés au bac... avec les coquilles d'huîtres et les restes de dinde, si on n'a pas encore coché les cases "tri des déchets" et "zéro gaspi" sur sa to-do list pour un monde plus durable.

© FANNY BOUVRY

Un bien triste destin que les Japonais, eux, ne connaissent pas, puisqu'ils emballent leurs présents dans des furoshikis. "Des furoshi quoi?" me direz-vous. Il s'agit en réalité d'une méthode de pliage et de nouage utilisée là-bas, depuis le VIIIe siècle déjà, pour offrir ou transporter des objets. Et pas besoin d'être geisha nipponne pour s'adonner à cet art, j'en suis la preuve blanc-bleu-belge vivante: la complexité du mot est à la hauteur de la simplicité de l'acte. Le plus difficile finalement, c'est de trouver la matière première, soit des carrés d'étoffes fines de 45 à 90 cm de côté selon la taille du cadeau. Quelques pistes pour faire d'une pierre deux coups: chiner de jolis foulards qui pourront être portés après déballage... ou débarrasser sa chère maman de ses nappes ou rideaux un peu trop "vintage". Ayant la flemme de courir les brocantes sous le crachin belge et une mère qui a très bon goût (#lamourestaveugle), j'ai dû me rabattre personnellement sur des chutes de tissus de récup'.

© FANNY BOUVRY

Ensuite, le bon plan, c'est que le ministère japonais de l'Environnement a mis en ligne un mode d'emploi regroupant quatorze manières d'empaqueter, et ce afin de promouvoir sur la planète entière cette pratique du Soleil levant. En gros, ça commence toujours de la même manière : on place le carré textile sur la table, une pointe tournée vers soi, comme un losange. Après, on met son offrande au centre de la toile avant de rabattre les coins et de faire des noeuds basiques, de différentes façons, pour varier les plaisirs. A la fin, on fignole en améliorant les cocardes et en réajustant le tissu. Et si c'est moche, on recommence, pas besoin d'arracher le papier collant. En une poignée de minutes, on termine le packaging vraiment original de toute sa hotte et on s'assure l'ovation des convives le jour J. Perso, je suis complètement emballée par l'idée: c'est rapide, beau, écolo, amusant et même un peu addictif (les enfants, ne cherchez pas la télécommande, elle est dans un fichu sous le sapin). Bref, à moi les toasts au foie gras et joyeux Noël (le plus) green (possible) à tous.

© FANNY BOUVRY
Mais comme il paraît que l'apprentissage des écogestes, c'est aussi faire un pas à la fois, chacun à son rythme, pour finalement rejoindre le paradis vert, j'ai décidé cette année d'abandonner une autre coutume bien ancrée et qui génère, elle, une tonne de déchets lorsque minuit retentit. J'ai nommé: les paquets cadeaux, ces petits chefs-d'oeuvre de papier glacé sur lesquels on s'arrache les cheveux pendant deux heures pour éviter les faux plis et qui en à peine cinq secondes sont réduits à néant et jetés au bac... avec les coquilles d'huîtres et les restes de dinde, si on n'a pas encore coché les cases "tri des déchets" et "zéro gaspi" sur sa to-do list pour un monde plus durable. Un bien triste destin que les Japonais, eux, ne connaissent pas, puisqu'ils emballent leurs présents dans des furoshikis. "Des furoshi quoi?" me direz-vous. Il s'agit en réalité d'une méthode de pliage et de nouage utilisée là-bas, depuis le VIIIe siècle déjà, pour offrir ou transporter des objets. Et pas besoin d'être geisha nipponne pour s'adonner à cet art, j'en suis la preuve blanc-bleu-belge vivante: la complexité du mot est à la hauteur de la simplicité de l'acte. Le plus difficile finalement, c'est de trouver la matière première, soit des carrés d'étoffes fines de 45 à 90 cm de côté selon la taille du cadeau. Quelques pistes pour faire d'une pierre deux coups: chiner de jolis foulards qui pourront être portés après déballage... ou débarrasser sa chère maman de ses nappes ou rideaux un peu trop "vintage". Ayant la flemme de courir les brocantes sous le crachin belge et une mère qui a très bon goût (#lamourestaveugle), j'ai dû me rabattre personnellement sur des chutes de tissus de récup'. Ensuite, le bon plan, c'est que le ministère japonais de l'Environnement a mis en ligne un mode d'emploi regroupant quatorze manières d'empaqueter, et ce afin de promouvoir sur la planète entière cette pratique du Soleil levant. En gros, ça commence toujours de la même manière : on place le carré textile sur la table, une pointe tournée vers soi, comme un losange. Après, on met son offrande au centre de la toile avant de rabattre les coins et de faire des noeuds basiques, de différentes façons, pour varier les plaisirs. A la fin, on fignole en améliorant les cocardes et en réajustant le tissu. Et si c'est moche, on recommence, pas besoin d'arracher le papier collant. En une poignée de minutes, on termine le packaging vraiment original de toute sa hotte et on s'assure l'ovation des convives le jour J. Perso, je suis complètement emballée par l'idée: c'est rapide, beau, écolo, amusant et même un peu addictif (les enfants, ne cherchez pas la télécommande, elle est dans un fichu sous le sapin). Bref, à moi les toasts au foie gras et joyeux Noël (le plus) green (possible) à tous.