L'initiative part d'un constat alarmant : aujourd'hui, la majorité des fleurs vendues en Belgique sont produites en utilisant jusqu'au double de pesticides autorisés dans l'agroalimentaire, ce qui provoque, entre autres, l'extinction des abeilles et l'appauvrissement de nos sols. Par ailleurs, ces fleurs proviennent soit de Hollande où les fleurs sont cultivées sous serres chauffées et éclairées nuit et jour et du Kenya ou de Colombie, où elles sont transportées en avion réfrigéré.

D'après une étude de la Lancaster University, un bouquet de roses importées a une empreinte carbone équivalente à un vol Paris Londres.

"Les fleuristes ne proposent que très rarement des fleurs belges et durables, faute de temps ou d'offres de fleurs suffisantes et variées chez le même producteur", explique Marie Lebeau, initiatrice du projet. Marie Poppies apporte donc une solution en créant un lien fort et durable entre les producteurs et les fleuristes belges via une plateforme d'achat en ligne et un lieu de collecte unique sur Bruxelles.

Marie Poppies, fleurs belges, durables et de saison., DR
Marie Poppies, fleurs belges, durables et de saison. © DR

Un projet novateur belge

L'aventure a commencé en 2019, lorsque Marie, qui travaillait encore pour le secteur agroalimentaire, a découvert par ses lectures la réalité du marché des fleurs vendues en Belgique et le triste constat de son empreinte écologique, et a créé Marie Poppies.

C'est en présentant son pitch lors d'un évènement qu'elle a rencontré Valentine Weinand, qui cherchait à s'investir dans un projet avec un impact sociétal et environnemental. "On parle toujours de l'alimentation durable. Je trouvais que l'idée de Marie sortait du lot parce qu'elle touchait un secteur dont on parle très peu lorsqu'on aborde le sujet de l'écologie", raconte Valentine, enthousiaste. Aujourd'hui, les deux associées ont à coeur de rendre la fleur durable accessible à tout un chacun.

Marie Lebeau et Valentine Weinand, DR
Marie Lebeau et Valentine Weinand © DR

Processus d'achats et de ventes

Concrètement, le processus d'achats et ventes mis en place par Marie Poppies se déroule en cinq étapes :

  • Production : Le vendredi matin, les producteurs indiquent, sur la plateforme, les types et quantités de fleurs disponibles.
  • Commande : Entre samedi et dimanche, les fleuristes commandent, toujours sur la plateforme, les fleurs qui les intéressent et sélectionnent un jour de livraison.
  • Coupe : Le mercredi, 24 heures maximum avant la livraison, les producteurs coupent les fleurs commandées.
  • Livraison : Le jeudi matin, les producteurs livrent les commandes au local de Marie Poppies, situé dans le Hangar du Kanaal, à Anderlecht.
  • Collecte : Les fleuristes peuvent ensuite venir chercher leurs commandes au local le jour même.

Le processus allie le développement de l'économie locale et réduction du coût écologique des transports. La marque développe sa circularité et s'engage dans le zéro déchet en utilisant les invendus : séchage des fleurs, compostage et autres valorisations (industries des huiles essentielles, savon, etc.). Même l'emballage a été pensé de manière durable étant donné que les fleurs seront emballées dans des journaux invendus.

Selon les entrepreneuses, tout le monde est gagnant : les producteurs vendent leurs fleurs en fixant leurs propres prix, les fleuristes jouissent d'une offre étendue et variée de fleurs durables et les consommateurs réduisent leur empreinte carbone, tout en supportant l'économie locale. Elles estiment que grâce à leur projet et à leurs partenaires, 290 tonnes de CO2 devraient être épargnées à notre planète en 2020.

Maries Poppies, fleurs durable, de saison, DR
Maries Poppies, fleurs durable, de saison © DR

Un appel au financement participatif

Le système de financement de Marie Poppies est simple : les producteurs fixent eux-mêmes le prix des fleurs vendues et Marie Poppies prend une commission. En plein développement, la start-up a besoin de fonds.

C'est pourquoi Marie et Valentine ont lancé, depuis le 7 mai dernier, un crowdfunding. La totalité du montant a été récolté en 32 jours seulement.

L'équipe de Marie Poppies a toutefois encore besoin d'aide pour toucher un maximum de citoyens. Les deux associées sont plus motivées que jamais et ont lancé le deuxième palier de leur campagne : 200% du montant initial. Les fonds supplémentaires soutiendront l'activité en période de Covid compliquée et permettront le lancement d'un showroom de fleurs durables dans leur local.

12 producteurs et 12 fleuristes (25 prévus en 2020) ont déjà rejoint l'aventure en 2020 et pourtant les deux associées ne veulent pas s'arrêter là. "À l'avenir, nous souhaiterions pouvoir garantir l'achat d'une partie de la production de nos producteurs, nous étendre à d'autres villes belges ainsi que créer des partenariats avec des écoles d'horticulture.", concluent-elles.

L'initiative part d'un constat alarmant : aujourd'hui, la majorité des fleurs vendues en Belgique sont produites en utilisant jusqu'au double de pesticides autorisés dans l'agroalimentaire, ce qui provoque, entre autres, l'extinction des abeilles et l'appauvrissement de nos sols. Par ailleurs, ces fleurs proviennent soit de Hollande où les fleurs sont cultivées sous serres chauffées et éclairées nuit et jour et du Kenya ou de Colombie, où elles sont transportées en avion réfrigéré. D'après une étude de la Lancaster University, un bouquet de roses importées a une empreinte carbone équivalente à un vol Paris Londres."Les fleuristes ne proposent que très rarement des fleurs belges et durables, faute de temps ou d'offres de fleurs suffisantes et variées chez le même producteur", explique Marie Lebeau, initiatrice du projet. Marie Poppies apporte donc une solution en créant un lien fort et durable entre les producteurs et les fleuristes belges via une plateforme d'achat en ligne et un lieu de collecte unique sur Bruxelles.L'aventure a commencé en 2019, lorsque Marie, qui travaillait encore pour le secteur agroalimentaire, a découvert par ses lectures la réalité du marché des fleurs vendues en Belgique et le triste constat de son empreinte écologique, et a créé Marie Poppies. C'est en présentant son pitch lors d'un évènement qu'elle a rencontré Valentine Weinand, qui cherchait à s'investir dans un projet avec un impact sociétal et environnemental. "On parle toujours de l'alimentation durable. Je trouvais que l'idée de Marie sortait du lot parce qu'elle touchait un secteur dont on parle très peu lorsqu'on aborde le sujet de l'écologie", raconte Valentine, enthousiaste. Aujourd'hui, les deux associées ont à coeur de rendre la fleur durable accessible à tout un chacun.Concrètement, le processus d'achats et ventes mis en place par Marie Poppies se déroule en cinq étapes : Le processus allie le développement de l'économie locale et réduction du coût écologique des transports. La marque développe sa circularité et s'engage dans le zéro déchet en utilisant les invendus : séchage des fleurs, compostage et autres valorisations (industries des huiles essentielles, savon, etc.). Même l'emballage a été pensé de manière durable étant donné que les fleurs seront emballées dans des journaux invendus.Selon les entrepreneuses, tout le monde est gagnant : les producteurs vendent leurs fleurs en fixant leurs propres prix, les fleuristes jouissent d'une offre étendue et variée de fleurs durables et les consommateurs réduisent leur empreinte carbone, tout en supportant l'économie locale. Elles estiment que grâce à leur projet et à leurs partenaires, 290 tonnes de CO2 devraient être épargnées à notre planète en 2020. Le système de financement de Marie Poppies est simple : les producteurs fixent eux-mêmes le prix des fleurs vendues et Marie Poppies prend une commission. En plein développement, la start-up a besoin de fonds. C'est pourquoi Marie et Valentine ont lancé, depuis le 7 mai dernier, un crowdfunding. La totalité du montant a été récolté en 32 jours seulement.L'équipe de Marie Poppies a toutefois encore besoin d'aide pour toucher un maximum de citoyens. Les deux associées sont plus motivées que jamais et ont lancé le deuxième palier de leur campagne : 200% du montant initial. Les fonds supplémentaires soutiendront l'activité en période de Covid compliquée et permettront le lancement d'un showroom de fleurs durables dans leur local. 12 producteurs et 12 fleuristes (25 prévus en 2020) ont déjà rejoint l'aventure en 2020 et pourtant les deux associées ne veulent pas s'arrêter là. "À l'avenir, nous souhaiterions pouvoir garantir l'achat d'une partie de la production de nos producteurs, nous étendre à d'autres villes belges ainsi que créer des partenariats avec des écoles d'horticulture.", concluent-elles.