Pour la huitième année consécutive, cette semaine est placée sous le signe de la Fashion Revolution. Coïncidant avec le jour de la Terre - le jeudi 22 avril - et en commémoration de l'effondrement du Rana Plaza en 2013, le programme de cette année tient en trois mots : Droit, Relation et Révolution.

La Fashion Revolution Week, kesako ?

La Fashion Revolution est le plus grand mouvement international concernant la mode au monde. Elle est née après la catastrophe du Rana Plaza à Dacca, au Bangladesh, qui en s'écroulant a causé la mort de plus de 1100 personnes et des centaines de blessés. Fashion Revolution promeut une industrie de la mode qui met les individus et la planète au-dessus de la croissance et du profit. Faisant de la transparence et de la responsabilité ses chevaux de bataille, l'organisation met en lumière, à travers des études et des recherches, les marques qui ne font pas assez d'effort dans cette transition vers la transparence tout en soutenant celles qui en sont les pionnières.

Pourquoi est-ce nécessaire?

" La mode se démode, le style jamais ", affirmait Coco Chanel. Et elle ne croyait pas si bien dire. Cependant, ce que Mademoiselle n'avait pas conçu, c'est qu'au lieu des deux sacro-saintes saisons annuelles, les marques commenceraient à en produire huit par an. Ce qu'elle n'avait pas imaginé, c'est que la mode deviendrait la seconde industrie la plus polluante au monde, juste après celle du pétrole...

Pourtant depuis huit ans, du progrès a été fait. Mais peu de changements effectifs ont été mis en place. Le poids de la mode sur la planète et les personnes reste trop lourd. " Et si les consciences s'éveillent, les consommateurs restent encore trop souvent dans le noir, avec très peu d'informations sur les conditions de productions de leurs vêtements et de l'impact qu'eux, en tant que consommateurs, ont sur la crise climatique ou l'exploitation d'êtres humains par exemple. C'est pour ça que nous avons toujours besoin d'une révolution", explique-t-on chez Fashion Revolution.

La Fashion Revolution Week cuvée 2021, ça donne quoi ?

" Les Hommes et la Nature sont interconnectés et interdépendants. Nous faisons partie d'un écosystème vivant au sens large et nos droits à un environnement sain dépendent de la santé de la planète. " C'est ainsi que la Fashion Revolution ouvre son communiqué annonçant le début de la Fashion Revolution Week. L'association centre donc son édition 2021 sur l'interdépendance des droits de l'homme et des droits de la nature.

Au programme de cette semaine, une série de webinaires, conférences, masterclasses autour de la mode durable et responsable. Le tout retransmis en direct, situation sanitaire oblige. Dans ces talks on pourra retrouver Audrey Millet, autrice du Livre noir de la Mode, l'association Zéro Waste France qui milite pour la réduction des déchets ou encore un live Insta avec Lara Wolters, membre du Parlement européen sur la diligence en matière de droits de l'homme.

Sans oublier le Fashion Open Studio, où une trentaine de designers venant d'une vingtaine de pays vous ouvrent les portes de leurs studios sur une unique plate-forme en ligne. Celle-ci permet de mettre en lumière et de célébrer ces artisans qui au travers de nouvelles techniques plus responsables, un système plus équitable et respectueux des hommes et de la planète, refaçonnent la mode de demain.

Pour plus d'informations sur la Fashion Revolution Week ou si vous souhaitez y participer, ça se passe par ici (@fash_rev) ou par là (https://www.fashionrevolution.org)

Thibault Dejace

Pour la huitième année consécutive, cette semaine est placée sous le signe de la Fashion Revolution. Coïncidant avec le jour de la Terre - le jeudi 22 avril - et en commémoration de l'effondrement du Rana Plaza en 2013, le programme de cette année tient en trois mots : Droit, Relation et Révolution.La Fashion Revolution est le plus grand mouvement international concernant la mode au monde. Elle est née après la catastrophe du Rana Plaza à Dacca, au Bangladesh, qui en s'écroulant a causé la mort de plus de 1100 personnes et des centaines de blessés. Fashion Revolution promeut une industrie de la mode qui met les individus et la planète au-dessus de la croissance et du profit. Faisant de la transparence et de la responsabilité ses chevaux de bataille, l'organisation met en lumière, à travers des études et des recherches, les marques qui ne font pas assez d'effort dans cette transition vers la transparence tout en soutenant celles qui en sont les pionnières. " La mode se démode, le style jamais ", affirmait Coco Chanel. Et elle ne croyait pas si bien dire. Cependant, ce que Mademoiselle n'avait pas conçu, c'est qu'au lieu des deux sacro-saintes saisons annuelles, les marques commenceraient à en produire huit par an. Ce qu'elle n'avait pas imaginé, c'est que la mode deviendrait la seconde industrie la plus polluante au monde, juste après celle du pétrole...Pourtant depuis huit ans, du progrès a été fait. Mais peu de changements effectifs ont été mis en place. Le poids de la mode sur la planète et les personnes reste trop lourd. " Et si les consciences s'éveillent, les consommateurs restent encore trop souvent dans le noir, avec très peu d'informations sur les conditions de productions de leurs vêtements et de l'impact qu'eux, en tant que consommateurs, ont sur la crise climatique ou l'exploitation d'êtres humains par exemple. C'est pour ça que nous avons toujours besoin d'une révolution", explique-t-on chez Fashion Revolution." Les Hommes et la Nature sont interconnectés et interdépendants. Nous faisons partie d'un écosystème vivant au sens large et nos droits à un environnement sain dépendent de la santé de la planète. " C'est ainsi que la Fashion Revolution ouvre son communiqué annonçant le début de la Fashion Revolution Week. L'association centre donc son édition 2021 sur l'interdépendance des droits de l'homme et des droits de la nature. Au programme de cette semaine, une série de webinaires, conférences, masterclasses autour de la mode durable et responsable. Le tout retransmis en direct, situation sanitaire oblige. Dans ces talks on pourra retrouver Audrey Millet, autrice du Livre noir de la Mode, l'association Zéro Waste France qui milite pour la réduction des déchets ou encore un live Insta avec Lara Wolters, membre du Parlement européen sur la diligence en matière de droits de l'homme.Sans oublier le Fashion Open Studio, où une trentaine de designers venant d'une vingtaine de pays vous ouvrent les portes de leurs studios sur une unique plate-forme en ligne. Celle-ci permet de mettre en lumière et de célébrer ces artisans qui au travers de nouvelles techniques plus responsables, un système plus équitable et respectueux des hommes et de la planète, refaçonnent la mode de demain.Thibault Dejace