Plus moyen de faire l'impasse. La vague verte a coloré les collections et les défilés de cette année écoulée. L'upcycling, le recycling, le vintage assumé, les engagements volontaires, les serments vertueux prouvent que la mode adhère à son époque, avec plus ou moins de style, plus ou moins de combativité, plus ou moins d'à-propos. Car désormais les consommateurs attendent, a minima, une promesse de gestes éthiques et écologiques de la part des maisons. Lesquelles connaissent les chiffres désastreux qui leur collent aux basques - le secteur du textile est responsable de près de 20% des rejets des eaux usées, de 10% des émissions de carbone dans le monde, de 35% des rejets de microplastiques dans les océans et de 22% des pesticides utilisés sur terre. Et les acteurs du luxe n'ignorent plus leurs responsabilités, ils savent qu'il leur revient de toujours insuffler une vraie créativité mais aussi de promouvoir le développement durable. En août dernier, plus d'une trentaine d'entre eux signaient le Fashion Pact, lors du sommet du G7 à Biarritz - une initiative conduite par François-Henri Pinault, PDG du groupe Kering, pour coaliser les entreprises, les fournisseurs et les distributeurs, et "enrayer le réchauffement climatique, restaurer la biodiversité et protéger les océans". Dans un même élan, LVMH, pourtant non signataire, annonçait qu'il n'avait "pas le luxe d'attendre" et qu'en cinq ans, il avait diminué ses émissions de CO2 de 16% "alors même que son activité connaissait une très forte croissance" - l'occasion également pour son PDG Bernard Arnault de dire sa déprime du "catastrophisme absolu" de Greta Thunberg, la jeune militante écologique sur le pont. En novembre enfin, aux côtés de l'Institut Français de la Mode, le groupe Kering lançait officiellement une Chaire Sustainability avec pour objectif de "créer un pôle de recherche et d'enseignement de haut niveau dans le secteur de la mode, en intégrant l'ensemble des aspects du développement durable et de la responsabilité sociale des entreprises". Selon les voeux de Xavier Romatet, directeur général de l'IFM, elle devrait permettre "aux étudiants d'acquérir une compréhension à 360 degrés des enjeux de développement durable, afin qu'ils participent en tant que futurs professionnels à la transformation du secteur."

L'enjeu ici est celui de la création. faudrait-il arrêter les grandes expos parce qu'elles génèrent un impact carbone trop élevé?

La Fédération française de la haute couture et de la mode s'est elle aussi "pleinement emparée" de l'ensemble des questions qui émeuvent la planète. Elle tient à rappeler que les défilés sont "une expression essentielle de la création" et que la Fashion Week à Paris représente 440 millions d'euros de chiffre d'affaires par an tandis que l'industrie de la mode en France avoisine les 154 milliards de chiffre d'affaires par an. Elle annonce qu'elle entend endosser un rôle de think tank. Et prône des "positions ambitieuses sur l'évolution des normes, labels et certifications RSE, ainsi que sur les enjeux de recyclabilité et sur le rôle des technologies de l'information". Elle s'engage à réaliser un lexique Mode et développement durable à destination des marques de création et à organiser une convention pour partager ce lexique et avancer en commun vers une Fashion Week verte. "Nous prenons les choses à bras-le-corps", souligne Pascal Morand, le président exécutif de la Fédération française de la haute couture et de la mode, qui s'appuie depuis janvier 2019 sur une commission dédiée à ce sujet dont le "champ d'action porte autant sur la chaîne de valeur industrielle que sur la chaîne de valeur événementielle". Avec gourmandise, il cite Albert Camus, qui affirmait à juste titre que "mal nommer les choses, c'est ajouter du chaos à ce monde". Et, joignant le geste à la parole dès l'entame, propose une définition du "green" et du "luxe", soit "la prise en compte de l'impact environnemental qui s'opère à quatre niveaux - les émissions de gaz à effet de serre, les ressources rares, la biodiversité et la pollution, toutes les pollutions, dont la sonore. Quant au luxe, il correspond à plusieurs critères, relevant d'un savoir-faire particulier, souvent lié à l'intelligence de la main et à une tradition bien établie. Il comprend l'excellence, une grande qualité et une perception extérieure ou intérieure à soi de raffinement, de l'expression d'un raffinement. Et la durabilité également, Jean-Louis Dumas, l'ancien président d'Hermès disait: "Le luxe, c'est ce qui se répare." Il suspend le temps, c'est sa vocation. Et il a besoin de la mode, quand il n'en a pas, il perd la contemporanéité."

© GETTY IMAGES

Tous font désormais assaut de volontarisme en matière d'écoresponsabilité. Quel est le moment de basculement dans la prise de conscience d'une nécessité de penser l'industrie de la mode à l'aune du développement durable?

Il faut d'abord distinguer la mode et le luxe. Un produit de mode est à cycle court, avec une esthétique portable et une dimension de création, qui peut être inspirée par un directeur artistique. Il se situe dans l'air du temps et l'anticipe, le devance, parfois. Cela se chevauche parfois avec le luxe, en anglais, on dit "luxury fashion", en français, "marque de création". Ces questions de développement durable ont déjà été abordées historiquement, de Rousseau au Bauhaus. Mais ce qui est nouveau aujourd'hui, ce sont les deux révolutions, technologique et digitale, que l'on connaît. Et la conscientisation est de plus en plus forte notamment à cause du réchauffement climatique et de son impact très grave sur les ressources et la biodiversité. Les points de basculement datent du rapport Stern sur l'économie du changement climatique rédigé par l'économiste Nicholas Stern, de la COP 21 en 2015 et du rapport du GIEC sur les conséquences d'un réchauffement planétaire de 1,5 °C en 2018. Mais c'est surtout un phénomène cumulatif, avec une prise de conscience des jeunes générations et de l'ensemble des différents acteurs sur ce sujet très complexe. Cependant le volontarisme en la matière n'est pas nouveau, Hermès, Chanel, Kering s'y intéressent depuis longtemps et chez LVMH, depuis 1992, il existe une Direction de l'Environnement. Il y eut cependant un effet d'accélération ces deux dernières années, un phénomène de conscientisation générale qui embrase tout.

Les consommateurs et les citoyens veulent que ce qu'ils achètent ait du sens et qu'on leur explique ce sens.

A quel niveau très concret le luxe peut-il anticiper la transition écologique? La traçabilité et le "made in" pourraient-ils faire la différence?

C'est assez ambigu. Prenez cet exemple d'une marque qui travaille avec des artisans marocains, qui fait ainsi vivre tout un village, c'est du développement durable, mais d'un autre côté cela implique des transports, des émissions carbone... et l'on constate une aspiration globale à davantage de proximité, comme dans l'alimentation. Cela dit, les consommateurs et les citoyens veulent que ce qu'ils achètent ait du sens et qu'on leur explique ce sens : vous faites vivre un village d'artisans traditionnels dans les montagnes de l'Atlas.

La communication importe donc plus que jamais...

A condition qu'elle ne soit pas artificielle et ne repose pas sur quelque chose de surimposé mais sur ce qui fait sens.

Avec, au moindre faux pas, le risque d'être soupçonné de greenwashing?

C'est pour cela qu'il faut être extrêmement attentif aux labels, qu'ils soient véritables et convergent avec la traçabilité.

Sommes-nous à l'aube d'un bouleversement ou déjà en plein coeur?

Nous sommes à la fin du commencement, comme disait Winston Churchill, at the end of the beginning. Les jeunes générations portent ces questions mais en même temps adorent les marques et sont à l'affût de tout ce qui se passe, à elles de gérer ces contradictions en donnant du sens à ce qu'elles font.

L'un des piliers de la transition écologique, c'est la slow consumption, la sobriété, voire la décroissance. N'est-ce pas in fine un principe contradictoire avec l'industrie de la mode?

Le développement durable peut être utilisé comme argument par les fonctionnalistes, tous ceux qui pensent qu'un vêtement a d'abord une fonction, qu'un objet est d'abord une fonction. Or, ce qu'expriment la mode et le luxe, et une partie du design, c'est qu'un vêtement, un objet, est aussi un affect et un signe. Certes, vous pouvez consommer moins, avoir deux pantalons et les garder toute votre vie, pour autant que vous conserviez la même taille... Mais l'enjeu ici est aussi celui de la création, de l'émotion de la création, et c'est vrai pour tous les domaines, de même pour les grandes expositions - faudrait-il les arrêter parce qu'elles génèrent un impact carbone trop élevé? Quant à la lenteur, elle est liée au luxe, qui prend son temps. Je cite volontiers Henry de Montherlant: "Laissons faire la vitesse et ses triomphes puérils." Quand on creuse un peu, il y a une grande différence entre les marques de création, le luxe et la fast fashion. Prenons l'exemple de la consommation de l'habillement en Europe: elle représente 300 milliards d'euros par an, dont 30 milliards pour l'habillement de luxe ou de création. En fonction du prix moyen d'un vêtement, qui s'élève grosso modo à 20 euros, la consommation d'habillement représente 6 millions de tonnes par an. Si vous partez du principe qu'un vêtement de luxe coûte 600 euros en moyenne, cela implique 20.000 tonnes. Et ce tonnage de la consommation annuelle de luxe en Europe correspond à la production de déchets d'une ville de 40.000 habitants... Les enjeux ne sont donc pas les mêmes pour le luxe et pour la grande consommation. On peut attaquer la fast fashion, mais il faut cependant constater que les budgets de consommation de l'habillement en Europe ne bougent pas - ils tendent plutôt à diminuer - et que la fast fashion permet d'habiller ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir un vestiaire de luxe. Les enjeux ne sont pas identiques, même s'il existe une responsabilité globale.

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Plus moyen de faire l'impasse. La vague verte a coloré les collections et les défilés de cette année écoulée. L'upcycling, le recycling, le vintage assumé, les engagements volontaires, les serments vertueux prouvent que la mode adhère à son époque, avec plus ou moins de style, plus ou moins de combativité, plus ou moins d'à-propos. Car désormais les consommateurs attendent, a minima, une promesse de gestes éthiques et écologiques de la part des maisons. Lesquelles connaissent les chiffres désastreux qui leur collent aux basques - le secteur du textile est responsable de près de 20% des rejets des eaux usées, de 10% des émissions de carbone dans le monde, de 35% des rejets de microplastiques dans les océans et de 22% des pesticides utilisés sur terre. Et les acteurs du luxe n'ignorent plus leurs responsabilités, ils savent qu'il leur revient de toujours insuffler une vraie créativité mais aussi de promouvoir le développement durable. En août dernier, plus d'une trentaine d'entre eux signaient le Fashion Pact, lors du sommet du G7 à Biarritz - une initiative conduite par François-Henri Pinault, PDG du groupe Kering, pour coaliser les entreprises, les fournisseurs et les distributeurs, et "enrayer le réchauffement climatique, restaurer la biodiversité et protéger les océans". Dans un même élan, LVMH, pourtant non signataire, annonçait qu'il n'avait "pas le luxe d'attendre" et qu'en cinq ans, il avait diminué ses émissions de CO2 de 16% "alors même que son activité connaissait une très forte croissance" - l'occasion également pour son PDG Bernard Arnault de dire sa déprime du "catastrophisme absolu" de Greta Thunberg, la jeune militante écologique sur le pont. En novembre enfin, aux côtés de l'Institut Français de la Mode, le groupe Kering lançait officiellement une Chaire Sustainability avec pour objectif de "créer un pôle de recherche et d'enseignement de haut niveau dans le secteur de la mode, en intégrant l'ensemble des aspects du développement durable et de la responsabilité sociale des entreprises". Selon les voeux de Xavier Romatet, directeur général de l'IFM, elle devrait permettre "aux étudiants d'acquérir une compréhension à 360 degrés des enjeux de développement durable, afin qu'ils participent en tant que futurs professionnels à la transformation du secteur." La Fédération française de la haute couture et de la mode s'est elle aussi "pleinement emparée" de l'ensemble des questions qui émeuvent la planète. Elle tient à rappeler que les défilés sont "une expression essentielle de la création" et que la Fashion Week à Paris représente 440 millions d'euros de chiffre d'affaires par an tandis que l'industrie de la mode en France avoisine les 154 milliards de chiffre d'affaires par an. Elle annonce qu'elle entend endosser un rôle de think tank. Et prône des "positions ambitieuses sur l'évolution des normes, labels et certifications RSE, ainsi que sur les enjeux de recyclabilité et sur le rôle des technologies de l'information". Elle s'engage à réaliser un lexique Mode et développement durable à destination des marques de création et à organiser une convention pour partager ce lexique et avancer en commun vers une Fashion Week verte. "Nous prenons les choses à bras-le-corps", souligne Pascal Morand, le président exécutif de la Fédération française de la haute couture et de la mode, qui s'appuie depuis janvier 2019 sur une commission dédiée à ce sujet dont le "champ d'action porte autant sur la chaîne de valeur industrielle que sur la chaîne de valeur événementielle". Avec gourmandise, il cite Albert Camus, qui affirmait à juste titre que "mal nommer les choses, c'est ajouter du chaos à ce monde". Et, joignant le geste à la parole dès l'entame, propose une définition du "green" et du "luxe", soit "la prise en compte de l'impact environnemental qui s'opère à quatre niveaux - les émissions de gaz à effet de serre, les ressources rares, la biodiversité et la pollution, toutes les pollutions, dont la sonore. Quant au luxe, il correspond à plusieurs critères, relevant d'un savoir-faire particulier, souvent lié à l'intelligence de la main et à une tradition bien établie. Il comprend l'excellence, une grande qualité et une perception extérieure ou intérieure à soi de raffinement, de l'expression d'un raffinement. Et la durabilité également, Jean-Louis Dumas, l'ancien président d'Hermès disait: "Le luxe, c'est ce qui se répare." Il suspend le temps, c'est sa vocation. Et il a besoin de la mode, quand il n'en a pas, il perd la contemporanéité." Tous font désormais assaut de volontarisme en matière d'écoresponsabilité. Quel est le moment de basculement dans la prise de conscience d'une nécessité de penser l'industrie de la mode à l'aune du développement durable? Il faut d'abord distinguer la mode et le luxe. Un produit de mode est à cycle court, avec une esthétique portable et une dimension de création, qui peut être inspirée par un directeur artistique. Il se situe dans l'air du temps et l'anticipe, le devance, parfois. Cela se chevauche parfois avec le luxe, en anglais, on dit "luxury fashion", en français, "marque de création". Ces questions de développement durable ont déjà été abordées historiquement, de Rousseau au Bauhaus. Mais ce qui est nouveau aujourd'hui, ce sont les deux révolutions, technologique et digitale, que l'on connaît. Et la conscientisation est de plus en plus forte notamment à cause du réchauffement climatique et de son impact très grave sur les ressources et la biodiversité. Les points de basculement datent du rapport Stern sur l'économie du changement climatique rédigé par l'économiste Nicholas Stern, de la COP 21 en 2015 et du rapport du GIEC sur les conséquences d'un réchauffement planétaire de 1,5 °C en 2018. Mais c'est surtout un phénomène cumulatif, avec une prise de conscience des jeunes générations et de l'ensemble des différents acteurs sur ce sujet très complexe. Cependant le volontarisme en la matière n'est pas nouveau, Hermès, Chanel, Kering s'y intéressent depuis longtemps et chez LVMH, depuis 1992, il existe une Direction de l'Environnement. Il y eut cependant un effet d'accélération ces deux dernières années, un phénomène de conscientisation générale qui embrase tout. A quel niveau très concret le luxe peut-il anticiper la transition écologique? La traçabilité et le "made in" pourraient-ils faire la différence? C'est assez ambigu. Prenez cet exemple d'une marque qui travaille avec des artisans marocains, qui fait ainsi vivre tout un village, c'est du développement durable, mais d'un autre côté cela implique des transports, des émissions carbone... et l'on constate une aspiration globale à davantage de proximité, comme dans l'alimentation. Cela dit, les consommateurs et les citoyens veulent que ce qu'ils achètent ait du sens et qu'on leur explique ce sens : vous faites vivre un village d'artisans traditionnels dans les montagnes de l'Atlas. La communication importe donc plus que jamais... A condition qu'elle ne soit pas artificielle et ne repose pas sur quelque chose de surimposé mais sur ce qui fait sens. Avec, au moindre faux pas, le risque d'être soupçonné de greenwashing? C'est pour cela qu'il faut être extrêmement attentif aux labels, qu'ils soient véritables et convergent avec la traçabilité. Sommes-nous à l'aube d'un bouleversement ou déjà en plein coeur?Nous sommes à la fin du commencement, comme disait Winston Churchill, at the end of the beginning. Les jeunes générations portent ces questions mais en même temps adorent les marques et sont à l'affût de tout ce qui se passe, à elles de gérer ces contradictions en donnant du sens à ce qu'elles font. L'un des piliers de la transition écologique, c'est la slow consumption, la sobriété, voire la décroissance. N'est-ce pas in fine un principe contradictoire avec l'industrie de la mode? Le développement durable peut être utilisé comme argument par les fonctionnalistes, tous ceux qui pensent qu'un vêtement a d'abord une fonction, qu'un objet est d'abord une fonction. Or, ce qu'expriment la mode et le luxe, et une partie du design, c'est qu'un vêtement, un objet, est aussi un affect et un signe. Certes, vous pouvez consommer moins, avoir deux pantalons et les garder toute votre vie, pour autant que vous conserviez la même taille... Mais l'enjeu ici est aussi celui de la création, de l'émotion de la création, et c'est vrai pour tous les domaines, de même pour les grandes expositions - faudrait-il les arrêter parce qu'elles génèrent un impact carbone trop élevé? Quant à la lenteur, elle est liée au luxe, qui prend son temps. Je cite volontiers Henry de Montherlant: "Laissons faire la vitesse et ses triomphes puérils." Quand on creuse un peu, il y a une grande différence entre les marques de création, le luxe et la fast fashion. Prenons l'exemple de la consommation de l'habillement en Europe: elle représente 300 milliards d'euros par an, dont 30 milliards pour l'habillement de luxe ou de création. En fonction du prix moyen d'un vêtement, qui s'élève grosso modo à 20 euros, la consommation d'habillement représente 6 millions de tonnes par an. Si vous partez du principe qu'un vêtement de luxe coûte 600 euros en moyenne, cela implique 20.000 tonnes. Et ce tonnage de la consommation annuelle de luxe en Europe correspond à la production de déchets d'une ville de 40.000 habitants... Les enjeux ne sont donc pas les mêmes pour le luxe et pour la grande consommation. On peut attaquer la fast fashion, mais il faut cependant constater que les budgets de consommation de l'habillement en Europe ne bougent pas - ils tendent plutôt à diminuer - et que la fast fashion permet d'habiller ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir un vestiaire de luxe. Les enjeux ne sont pas identiques, même s'il existe une responsabilité globale.