Il y a tout juste un an, alors que la Fashion week de Milan battait son plein, le mot coronavirus commençait à circuler dans les conversations des fashionistas, des journalistes et du public encore collé serré dans les rangs des défilés.

Un foyer venait d'être repéré à Codogno, à quelques kilomètres de la capitale lombarde, poussant Armani à faire le premier défilé à portes closes de l'histoire de la mode.

Un an plus tard, le système continue de subir les répercussions économiques et organisationnelles d'une épidémie devenue mondiale.

Cette édition anniversaire de la Fashion week à Milan du 24 février au 1er mars 2021 veut néanmoins démontrer la façon dont l'industrie de la mode s'adapte et résiste.

La question de la présence d'un public est définitivement reléguée au placard et tout se passe désormais sur la plate-forme numérique dédiée de la Camera nazionale della moda (CNMI): un hub virtuel pour les 68 défilés, les 65 présentations et les sept événements au programme de ce nouveau calendrier pour la mode femme automne-hiver 2021-2022.

La semaine commence avec l'événement We are Made in Italy, le projet numérique du collectif Black Lives Matter in Italian Fashion qui oeuvre pour l'inclusion et la diversité dans la mode en Italie.

Après cela, et pendant six jours, les défilés des grandes maisons se succéderont, pré-enregistrés ou en direct mais sans public: la première collection de prêt-à-porter de Kim Jones pour Fendi puis Prada, Moschino, Armani, Dolce & Gabbana et à nouveau Valentino qui réitère sa volonté de rester sur le territoire national en défilant à Milan.

- Coup de massue -

Le succès d'une Fashion week se mesure donc à coup de visualisations: la dernière édition de la semaine de la mode lombarde en septembre a atteint un total de plus de 43 millions de vues sur la seule chaîne de streaming.

Le site Milanofashionweek.cameramoda.it a généré directement 516.227 vues. Grâce aux partenaires de streaming de la CNMI, le New York Times, Kommersant Publishing House, Tencent Video et l'Asahi Shimbun, les contenus ont été retransmis partout dans le monde. Selon l'analyse de Dmr, les défilés milanais ont atteint plus de 618 millions d'utilisateurs sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter, YouTube et Weibo).

Si le secteur de la mode italienne a été brutalement touché, avec une baisse de 45% de son chiffre d'affaires au plus fort du confinement au deuxième trimestre, la chute sur toute l'année 2020 est estimée à 26%.

Un gros coup de massue pour l'industrie, mais malgré ce plongeon, la balance commerciale de la mode est restée positive, de 17,4 milliards d'euros, sur les dix premiers mois de 2020, selon Confindustria Moda, la principale organisation patronale du secteur.

- L'espoir des vaccins -

L'étude Fashion Economic Trends dévoilée par la Camera Moda en début de mois se penche sur les variables exogènes qui peuvent impacter la reprise du secteur à moyen ou long terme: le succès des vaccins et les choix de politiques de relance et d'accompagnement des entreprises.

Le scénario favorable présuppose une résolution progressive de la pandémie au cours de 2021 grâce à la campagne de vaccination et le plein succès des politiques de revitalisation économique.

Dans ce cas, le chiffre d'affaires de l'industrie italienne de la mode pourrait croître à deux chiffres, autour de +15%. Dans le scénario défavorable, les restrictions pour l'endiguement du virus seraient prolongées jusqu'en 2022 avec des répercussions économiques négatives et une croissance de l'industrie limitée à 6%.

Autant de décisions et de leviers qui sont désormais entre les mains du tout nouveau gouvernement formé par Mario Draghi.

Il y a tout juste un an, alors que la Fashion week de Milan battait son plein, le mot coronavirus commençait à circuler dans les conversations des fashionistas, des journalistes et du public encore collé serré dans les rangs des défilés.Un foyer venait d'être repéré à Codogno, à quelques kilomètres de la capitale lombarde, poussant Armani à faire le premier défilé à portes closes de l'histoire de la mode.Un an plus tard, le système continue de subir les répercussions économiques et organisationnelles d'une épidémie devenue mondiale.Cette édition anniversaire de la Fashion week à Milan du 24 février au 1er mars 2021 veut néanmoins démontrer la façon dont l'industrie de la mode s'adapte et résiste.La question de la présence d'un public est définitivement reléguée au placard et tout se passe désormais sur la plate-forme numérique dédiée de la Camera nazionale della moda (CNMI): un hub virtuel pour les 68 défilés, les 65 présentations et les sept événements au programme de ce nouveau calendrier pour la mode femme automne-hiver 2021-2022.La semaine commence avec l'événement We are Made in Italy, le projet numérique du collectif Black Lives Matter in Italian Fashion qui oeuvre pour l'inclusion et la diversité dans la mode en Italie.Après cela, et pendant six jours, les défilés des grandes maisons se succéderont, pré-enregistrés ou en direct mais sans public: la première collection de prêt-à-porter de Kim Jones pour Fendi puis Prada, Moschino, Armani, Dolce & Gabbana et à nouveau Valentino qui réitère sa volonté de rester sur le territoire national en défilant à Milan.Le succès d'une Fashion week se mesure donc à coup de visualisations: la dernière édition de la semaine de la mode lombarde en septembre a atteint un total de plus de 43 millions de vues sur la seule chaîne de streaming.Le site Milanofashionweek.cameramoda.it a généré directement 516.227 vues. Grâce aux partenaires de streaming de la CNMI, le New York Times, Kommersant Publishing House, Tencent Video et l'Asahi Shimbun, les contenus ont été retransmis partout dans le monde. Selon l'analyse de Dmr, les défilés milanais ont atteint plus de 618 millions d'utilisateurs sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter, YouTube et Weibo).Si le secteur de la mode italienne a été brutalement touché, avec une baisse de 45% de son chiffre d'affaires au plus fort du confinement au deuxième trimestre, la chute sur toute l'année 2020 est estimée à 26%.Un gros coup de massue pour l'industrie, mais malgré ce plongeon, la balance commerciale de la mode est restée positive, de 17,4 milliards d'euros, sur les dix premiers mois de 2020, selon Confindustria Moda, la principale organisation patronale du secteur.L'étude Fashion Economic Trends dévoilée par la Camera Moda en début de mois se penche sur les variables exogènes qui peuvent impacter la reprise du secteur à moyen ou long terme: le succès des vaccins et les choix de politiques de relance et d'accompagnement des entreprises.Le scénario favorable présuppose une résolution progressive de la pandémie au cours de 2021 grâce à la campagne de vaccination et le plein succès des politiques de revitalisation économique.Dans ce cas, le chiffre d'affaires de l'industrie italienne de la mode pourrait croître à deux chiffres, autour de +15%. Dans le scénario défavorable, les restrictions pour l'endiguement du virus seraient prolongées jusqu'en 2022 avec des répercussions économiques négatives et une croissance de l'industrie limitée à 6%.Autant de décisions et de leviers qui sont désormais entre les mains du tout nouveau gouvernement formé par Mario Draghi.