Il rêvait de devenir caricarturiste, portraitiste, illustrateur, il est devenu Karl Lagerfeld. De lui, on retiendra sa connaissance érudite de la mode, ses dessins au crayon gras, sa détestation d'hier même s'il avait une certaine tendresse pour une période en France, juste avant la première guerre mondiale, de 1910 à 1914, "je ne sais pas pourquoi, c'est comme ça". Il avait en horreur les "vieilles robes" - il m'avait confié, toujours corrosif, qu'"une robe, ce n'est pas de l'art, c'est fait pour être porté. Mademoiselle Chanel, Madame Vionnet, Worth ou Poiret n'ont jamais pensé qu'ils faisaient de l'art, et que cela devait finir dans un musée, ça, ce sont des soldes recyclées. " On s'en souviendra quand on visitera la prochaine exposition de mode. Mais pour l'heure, voici, en son, quelques souvenirs de rencontres hors normes avec Karl Lagerfeld, racontées à Arnaud Ruyssen dans Soir Première.