C'est la fin de l'après-midi à Paris et le Grand Palais a mis ses habits lagerfeldiens. On y entre en foulant un tapis à ses couleurs, du blanc, du noir et un rouge en liséré, sa signature s'y délie, on marche donc sur son prénom pour se retrouver dans cet espace qu'il aimait et qu'il avait choisi pour ses défilés-spectacles, confrontée soudain à son image en 56 portraits géants. Ils sont signés par les photographes qui se sont pliés à l'art du portrait ou même de l'autoportrait - car Karl Lagerfeld fut aussi photographe, en plus d'avoir été esthète, éditeur et surtout créateur pour Chanel, pour son label à son nom et directeur artistique de Fendi, plus toutes les autres maisons par lesquelles il passa, dont Chloé, Charles Jourdan ou Max Mara. Sur un cliché de Georges Kelaïdites, pris en 1970, son visage en gros plan n'arbore pas encore de lunettes ni de catogan, il ressemble plus à un prince arabe qu'à un Allemand et a "...