Les raisons principales invoquées par le Conseil suédois de la mode sont ses préoccupations de durabilité et son désir de s'éloigner du format traditionnel des fashion weeks. "S'éloigner du modèle conventionnel de la semaine de la mode a été une décision difficile, mais mûrement réfléchie ", a déclaré Jennie Rosén, PDG du Conseil suédois de la mode, selon i-D*. "Nous devons laisser le passé derrière nous et stimuler le développement d'une plateforme pertinente pour l'industrie de la mode d'aujourd'hui...[et] soutenir les marques dans leur développement d'expériences mode de la prochaine génération. Ce faisant, nous pouvons nous adapter aux nouvelles exigences, atteindre nos objectifs en matière de développement durable et établir de nouvelles normes en matière de mode."

Au moment où la durabilité et l'éthique autour de la production de la mode sont au coeur des discussions sur la mode mondiale, de plus en plus nombreux sont les consommateurs à se détourner de la fast fashion et corrélativement, à exiger plus de transparence de la part des marques. Le traditionnel défilé, présentant les collections des mois avant que celles-ci ne soient disponibles à l'achat pour la clientèle, est peu à peu délaissé, au profit du See now buy now ou les défiles sur rendez-vous. Alexander Wang a par exemple décidé de se retirer du calendrier de la fashion week new-yorkaise de février et septembre, pour combler le temps de latence entre le défilé et l'accès à l'achat de la collection par la clientèle.

Le Swedish Fashion Council n'en dit pas plus sur l'avenir, mais compte bien dévoilé sa nouvelle stratégie dans le courant de la'année. Mais, comme le rappel le WWD, les Scandinaves ont encore la Fashion Week de Copenhague au Danemark pour se consoler. Mais jusqu'à quand ?

(source WMagazine)