Elle est jeune quadra, ils ont entre 18 et 21 ans. Elle donne sens au monde en le photographiant, ils voyagent pour les besoins de la mode et posent pour Dior, Gucci ou Yves Saint Laurent. Entre eux, un moment partagé à Tokyo, où ils courent les castings et tuent le temps. Et où elle les a regardés différemment, les cadrant de tout près, ou alors d'un peu plus loin, dans un skate park, un appartement de passage, un parc, le quartier de Shibayu. Elle est entrée à pas de loup dans leur vie, leurs rêves, leurs frustrations, leur envie de foot ou de devenir comédien. Elle en a tiré un travail, proche du reportage, qui dit l'instant fragile du dépaysement. Ses clichés troublants, elle les a publié dans l'excellent magazine Behind The Blinds avant de les imprimer sur des tissus de 2 mètres 30 de large sur 3 mètres de haut et de les faire flotter à 20 centimètres du sol dans la plus grande salle de la maison des Cultures et de la Cohésion Sociale à Molenbeek-Saint-Jean. Une installation artistique comme un carnet intime, forcément sensuel.

A.-F.M.

Tokyo Boys, de Merel Hart, à La Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale de Molenbeek-Saint-Jean, 4, rue Mommaert, à 1080 Molenbeek-Saint-Jean. www.lamaison1080hethuis.be Du 27 septembre au 25 octobre 2018. Du lundi au vendredi de 9 h à 18 h. Fermé le dimanche et jours fériés.

© Merel Hart
© Merel Hart
© Merel Hart
© Merel Hart
© Merel Hart
Elle est jeune quadra, ils ont entre 18 et 21 ans. Elle donne sens au monde en le photographiant, ils voyagent pour les besoins de la mode et posent pour Dior, Gucci ou Yves Saint Laurent. Entre eux, un moment partagé à Tokyo, où ils courent les castings et tuent le temps. Et où elle les a regardés différemment, les cadrant de tout près, ou alors d'un peu plus loin, dans un skate park, un appartement de passage, un parc, le quartier de Shibayu. Elle est entrée à pas de loup dans leur vie, leurs rêves, leurs frustrations, leur envie de foot ou de devenir comédien. Elle en a tiré un travail, proche du reportage, qui dit l'instant fragile du dépaysement. Ses clichés troublants, elle les a publié dans l'excellent magazine Behind The Blinds avant de les imprimer sur des tissus de 2 mètres 30 de large sur 3 mètres de haut et de les faire flotter à 20 centimètres du sol dans la plus grande salle de la maison des Cultures et de la Cohésion Sociale à Molenbeek-Saint-Jean. Une installation artistique comme un carnet intime, forcément sensuel. A.-F.M.