La plus rue de Paname, Walk in Paris

Prenez deux walkeurs qui ont grandi dans la même ville, Champigny (94), banlieue parisienne. Il y a Léo, qui très tôt mit ses mains sur le bitume, et depuis a dansé pour Christine and the Queens, Thierry Mugler, Neels Castillon, Roméo Elvis et pour lui, en prince de la walkance qui a trouvé son langage. Il y a Gary, viscéralement lié à la culture hip-hop, ex-gamin tombé dans le skate et le graffiti, aujourd'hui rappeur, DJ, photographe. Arrimez-les à leurs souvenirs d'enfance, mêmes sensations éprouvées dans la rue, mêmes sentiments " de légèreté, de découverte, d'errance " quand on marche dans une ville. Laissez-les dire leur amour de cette " street that frees and inspires ". Cela donne une collection...

Prenez deux walkeurs qui ont grandi dans la même ville, Champigny (94), banlieue parisienne. Il y a Léo, qui très tôt mit ses mains sur le bitume, et depuis a dansé pour Christine and the Queens, Thierry Mugler, Neels Castillon, Roméo Elvis et pour lui, en prince de la walkance qui a trouvé son langage. Il y a Gary, viscéralement lié à la culture hip-hop, ex-gamin tombé dans le skate et le graffiti, aujourd'hui rappeur, DJ, photographe. Arrimez-les à leurs souvenirs d'enfance, mêmes sensations éprouvées dans la rue, mêmes sentiments " de légèreté, de découverte, d'errance " quand on marche dans une ville. Laissez-les dire leur amour de cette " street that frees and inspires ". Cela donne une collection de vêtements pensés à deux, nourris par tant d'autres, adoptés par les meilleurs (Angèle, Lomepal, Skepta...) et appelée Walk in Paris, qui fitte parfaitement les trainings d'il y a trois ou quatre décennies pour rhabiller les jeunes urbains du xxie siècle sans souci de genre. Un seul mantra, à adopter : " On porte ce qui nous plaît, on aime ce qui nous porte. " walkinparis.fr Elle a grandi bercée par les exploits de son père. Dans les années 70, Bernard de Saint Hubert portait la combinaison de pilote comme personne, laissant quelques traces héroïques aux 24 heures de Spa, sur le circuit du Grand Francorchamps. Le genre de truc qui fait des souvenirs, lesquels peuvent parfois se muer en une collection de vêtements inspirés par cet univers-là. Sarah de Saint Hubert franchit le pas avec son premier été 19. Diplômée de l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers (promotion 2002), elle a fait ses gammes chez Givenchy, Alberta Ferretti, Ann Demeulemeester puis A.F. Vandevorst avant d'oser son label à son nom. Elle y a glissé tout ce qu'elle aime, du noir, du blanc, de la dentelle, du made in Portugal et son style, qui a du chien. www.sarahdesainthubert.be1909, Jeanne Adèle Bernard, surnommée Jenny, ouvre la voie à l'athleisure qui ne s'appelait pas encore ainsi. Sous son nom d'épouse, Sacerdote, elle mêle l'univers de la danse et du sport dans des vêtements qui libèrent les corps. La mère et la soeur de Fred Astaire en raffolent, l'Impératrice du Japon, les danseuses et les belles du Paris des Années Folles aussi - la Patrie reconnaissante la décorera de la Légion d'honneur pour " service rendu à la couture ". Cent dix ans plus tard, Anne Vogt-Bordure exhume les principes inaliénables de cette marque " de femmes, pour des femmes par des femmes " en mode made in France écoresponsable. Avec La Suite Jenny Sacerdote, elle redonne vie à cette légende faite de mouvement, de légèreté, de robes sur-mesure ou demi-mesure en apesanteur. www.jennysacerdote.comOn peut, si on veut, épeler son nom en entier ou lui préférer sa version courte, LGN. Formé à La Cambre mode(s), le jeune créateur français monte en puissance. Il défilera ce 16 janvier pendant la Fashion Week Homme à Paris, il a intégré la sélection IFM Labels, lancé son e-shop et collaboré avec les maisons Damart et Agnelle. Son printemps-été 19 plonge ses racines dans le très littéraire et japonais Pavillon d'or de Yukio Mishima (1925-1970). A lui donc le souvenir des coupes kimonos, la sensualité de la peau ainsi enveloppée, le mystère et la délicatesse de la soie contrecarrée par le denim ou le jersey overdyed. Son vestiaire contemporain pour l'homme, hybridant le tailoring et le sportswear, entend " exacerber une beauté dramatique, comme un linceul, qui nous met face à la violence quotidienne du monde qui nous entoure ". www.louisgabrielnuochi.com